La dorsalgie correspond à une douleur ressentie en regard du rachis thoracique (T1 à T12).

Ce désordre musculaire se caractérise par une douleur paravertébrale et inter-scapulaire décrite comme un « coup de poignard » ou une déchirure. Cette douleur peut être accompagnée d’une sensation de raideur et/ou de blocage segmentaire alors que les limitations d’amplitudes sont minimes.

Fréquente, la dorsalgie peut être la traduction d’une dorsalgie symptomatique, statique ou fonctionnelle. Environ 14 % de la population serait susceptible de souffrir de dorsalgies fonctionnelles.

On utilise la Thérapie par Ondes de Choc Radiales dans le syndrome de douleur myofasciale afin de la soulager en :

  • diminuant la concentration de substances P
  • favorisant l’angiogenèse
  • augmentant la perfusion dans les tissus ischémiques

Les résultats sont excellents à condition de respecter certaines règles

 

ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

Anatomie 

Les muscles du dos regroupent des muscles puissants et appariés qui se trouvent sur la face postérieure du tronc. Ils assurent les mouvements de la colonne vertébrale, la stabilité du tronc, ainsi que la coordination des mouvements des membres et du tronc.

Les muscles du dos peuvent être divisés en deux groupes :

Les muscles extrinsèques

Ils se trouvent en surface sur le dos et sont divisés en deux groupes :

  • les muscles superficiels, associés aux mouvements de l’épaule,
  • les muscles intermédiaires associés aux mouvements de la cage thoracique

 

Les muscles extrinsèques superficiels du dos

 

  • Trapèze
  • Grand dorsal
  • Petit et grand rhomboïde
  • Elévateur de la scapula
Les muscles extrinsèques intermédiaires du dos Dentelé postérieur et supérieur et inférieur

 

 

Les muscles intrinsèques du dos

Ils sont situés sous les muscles extrinsèques, séparés de ces derniers par le fascia thoraco-lombaire. Leur fonction principale est de permettre les mouvements de la colonne vertébrale.

  • Couche superficielle : splénius
  • Couche intermédiaire : érecteurs du rachis
  • Couche profonde : groupe transversaire épineux composé des muscles semi-épineux, multifides et rotateurs

 

Physiopathologie 

Types de dorsalgies

Les dorsalgies peuvent être classées en trois types :

    • Symptomatique, souvent aiguë
    • « Statique », liée à un trouble de croissance ou de la statique
    • « Fonctionnelle », associant souvent souffrance musculaire et facteur psychologique, s’installe progressivement dans le temps

Nous ne traiterons ici que la prise en charge de la dorsalgie fonctionnelle. Nous n’aborderons pas les dorsalgies symptomatiques (relevant de causes cardiovasculaires, pleuro-pulmonaires, digestives ou d’affections rachidiennes sous-jacentes) et les dorsalgies statiques qui doivent bénéficier de traitements spécifiques.

 

Dorsalgie fonctionnelle

14 % de la population serait susceptible de souffrir de dorsalgies fonctionnelles, les femmes actives sembleraient être plus touchées.

Causes

Les dorsalgies fonctionnelles n’ont pas de réelles causes identifiées. Elles peuvent cependant être la conjugaison de différents facteurs mécaniques et psychologiques :

  • Défauts de posture lorsque la musculature dorsale trop faible
  • Tensions musculaires aggravées par le stress et l’anxiété
  • Modifications des articulations vertébrales avec l’âge (discarthrose)
  • Grossesse : le poids du ventre augmente et les hormones de la grossesse provoquent un relâchement des ligaments de la colonne vertébrale
  • Lésions de la musculature dorsale à la suite d’un mouvement violent ou d’un choc
  • Etc
Symptome

Le principal symptôme de la dorsalgie fonctionnelle est douleur. Souvent diffuse elle siège préférentiellement entre les omoplates, et peut gêner lors de la respiration.

Ces douleurs dorsales peuvent provenir des muscles thoraciques, mais également de la musculature cervicale ou des muscles de l’épaule (ex : syndrome cervical avec brachialgie, dorsalgie ou douleur péri-articulaire de l’épaule) qui se manifestent par des douleurs référées et des points trigger dans la région thoracique.

L’hyper-utilisation mécanique des muscles thoraciques peut être la conséquence de différents facteurs parmi lesquels une mauvaise posture, une scoliose, une hypercyphose thoracique, une « posture de stress » avec « antériorisation » des omoplates et raccourcissement des muscles pectoraux et du dentelé antérieur. Dans ce cas, le traitement par Ondes de Choc Radiales (ODCR) débutera par les muscles entrainant la mauvaise posture, avant de s’attaquer aux à la symptomatologie musculaire dorsale et tous les muscles douloureux impliqués.

 

 

BILAN DIAGNOSTIC

Interrogatoire

Recherche d'éléments d'orientation diagnostique

Il précisera les caractéristiques des douleurs :

  • siège,
  • rythme,
  • influence des sollicitations mécaniques et des positions,
  • date et mode de début,
  • modalités évolutives,

Il faut rechercher, dès ce stade, des éléments d’orientation diagnostique : irradiation en ceinture, amélioration par l’alimentation, sensibilité aux AINS, etc. Il est également important d’apprécier le contexte psychologique.

On peut retrouver plusieurs types de facteurs de risque: la sédentarité, le manque d’activité, une musculature dorsale insuffisante, l’immobilisation due à l’âge ou à une hospitalisation, la période des règles, la grossesse ou le surpoids, l’anxiété et le stress, les maladies psychiques ou psychosomatiques etc…

 

Type de douleur et sa localisation

  • Douleurs aiguës : Les dorsalgies symptomatiques provoquent souvent des douleurs aiguës au niveau des dorsales (coup de poignard, déchirure). Devant une douleur trop aigue, un avis médical s’impose afin d’en rechercher la cause.
  • Douleurs diffuses entre les omoplates, ou très localisées, et gêne lors de la respiration. Il est possible de les confondre avec des douleurs cervicales lorsqu'elles sont situées au niveau des dernières vertèbres dorsales, à la jonction avec la base du cou.
  • Douleurs chroniques : Quand la dorsalgie fonctionnelle se répète régulièrement ou dure plus de trois mois, on parle de douleur chronique

D’autres symptômes peuvent exister : tensions, sensations de fourmillements, picotements, brûlures etc…

 

Examen clinique

L’examen clinique

Il fait suite à l’interrogatoire. Ce bilan rachidien évalue :

  • Statique du rachis thoracique et de l’ensemble du squelette axial
  • Souplesse rachidienne en flexion et en extension (le rachis thoracique est le moins mobile des secteurs rachidiens)
    • Sensation de raideur et/ou de blocage segmentaire alors que les limitations d’amplitudes sont minimes.
  • Etat de la musculature thoracique
  • Existence et la localisation de points douloureux à la palpation :
    • Le long des muscles paravertébraux (cervico-thoracique, thoraco-lombaire)
    • Erecteurs du tronc
    • Trapèze moyen
    • Trapèze sup
    • Rhomboïdes
  • Tous les patients ayant un syndrome cervical chronique doivent être examinés minutieusement.
    • On recherchera une irritation musculaire dans la région paravertébrale thoracique et vice versa.
    • Des points trigger plus distaux peuvent être retrouvés sur le trapèze supérieur ainsi que sur les extenseurs au niveau de la charnière dorso-lombaire.

L’examen neurologique

Il doit être extrêmement minutieux (bande d’hypoesthésie, syndrome lésionnel et sous-lésionnel, etc.).

 

Examens complémentaires

Radiographie Du rachis dorsal systématique
IRM -TDM En fonction de l’orientation diagnostique
Bilan Sanguin Prescrit par le médecin au moindre doute : recherche de signes biologiques d’inflammation (VS, CRP).

 

Diagnostics différentiels 

Les douleurs thoraciques peuvent être d'origines:

  • cardiaque
  • pulmonaire
  • digestives
  • affections rachidiennes sous-jacentes : spondylodiscite, fracture ostéoporotique, tumeur intrarachidienne, maladie de Paget, tumeur…

 

TRAITEMENT KINESITHERAPIQUE

Le rôle de la kinésithérapie sera de diminuer les douleurs, détendre, relâcher et rééquilibrer la musculature du rachis, ainsi que de corriger la posture. Notre tâche sera simplifiée par l’utilisation des Ondes de Choc Radiales.

Les Ondes de Choc Radiales ont démontré leur intérêt et leur efficacité dans ce type de syndrome myofasciaux à condition de respecter certaines précautions.

 

Traitement par Ondes de Choc Radiales (ODCR)

Le traitement par ODCR sera réalisé et adapté en fonction du bilan kinésithérapique, des douleurs myofasciales et des points trigger retrouvés.

 

Pour toute pathologie rachidienne le traitement par ODCR s’effectue systématiquement de façon bilatérale.

Il débutera systématiquement à distance de la zone douloureuse.

Il faudra être vigilant aux abords des zones vulnérables (poumons, vaisseaux, nerfs etc…) et ne pas taper sur les épineuses (pas dangereux mais douloureux).

Le traitement des points trigger est systématiquement associé.

 Dans le cas d’une cyphose dorsale prononcée, les muscles rétractés de la paroi antérieure du thorax (pectoraux, sous-scapulaire etc…) seront abordées en premier lieu. Dans un second temps nous traiterons les douleurs myofasciales postérieures.

 

Types de transducteurs

Plusieurs types de transducteurs peuvent être employés, le choix se faisant en fonction de la zone à traiter :

  • Les transducteurs classiques type D20 ou D35 habituellement utilisés sur les douleurs myofasciales

  • Des applicateurs spécifiques : Spine-ActorPeri-Actor qui permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds.
    • Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisée qu’à des pressions inférieures à 3 bars
    • Ces transducteurs sont installés sur une pièce à main type « Falcon» qui autorise un travail plus précis et adapté aux besoins (pressions très basses : 0,3 à 2 bars pour les fascias cervicaux)

Paramètres

  • La puissance sera choisie en fonction du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées
  • La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz
  • Fréquence du traitement :
    • Si aigu : 1 à 3 fois par semaine
    • Si chronique : 1 fois par semaine (en général 3 à 10 séances)

 

Protocole thérapeutique

1 : traitement des muscles de la paroi antérieure du thorax

Dans le cas d’une dorsalgie due soit à une insuffisance posturale, une scoliose, une hypercyphose dorsale etc… entrainant un enroulement des épaules et une rétraction des muscles de la paroi antérieur du thorax (pectoraux, sous scapulaire etc…), les muscles rétractés devront être étirés et traités par ODCR en premier lieu puisque leur rétraction entretien l’hyper-utilisation des muscles dorsaux et la douleur.

 

 

Traitement de Triggers points au niveau des pectoraux : 

  • Patient en décubitus dorsal ; bras en abduction-rotation externe
  • Transducteur : R040 ; D20
  • 2 à 2,4 bars – 10 à 15 Hz – 500 chocs par Trigger Point
Traitement du fascia des muscles pectoraux :

  • Patient en décubitus dorsal ; bras le long du corps
  • Peri-Actor : Scraper (permet de traiter les fascias superficiels sur de larges surfaces : technique de grattage)
  • 0,8 à 2 bars – 15 à 21 Hz

 

  • 2 : Deuxième phase du traitement

Le traitement par ODCR au niveau du rachis postérieur débutera par l’utilisation des transducteurs Spine-Actor, spécialement conçus pour traiter la douleur des muscles paravertébraux. Leur forme en U permet d’atteindre les points trigger et lever les contractures des paravertébraux.

 

Il en existe 3 en fonction de la zone à traiter : 20 mm pour la région cervicale ; 27,5mm pour le rachis dorsal ; 35mm au niveau lombaire.

 

 Protocole :

  • Installer le patient dans une position confortable : décubitus ventral+++ ou assis
  • Les paravertébraux dorsaux sont les premiers concernés, mais les paravertébraux cervicaux et lombaires peuvent également bénéficier du traitement par Spine-Actor si nécessaire
  • Mettre du gel à ultrasons sur la zone à traiter
  • La pièce à main doit etre appliqué perpendiculairement (90°) à la surface de la peau. Il est possible de pivoter verticalement l’applicateur Spine-Actor ou le faire glisser sur la zone à traiter
  • Le protocole Spine pour chaque zone à traiter (cervical, dorsal, lombaire) sera : Fréquence : 17Hz +/- 2Hz ; Puissance : 0,8 à 2 bars ; Nombre de chocs : 1500
  • Au niveau cervical il est impératif de débuter avec des pressions basses (0,3 à 0,8 bars)

 

 

  • 3 : Traitement des chaines myofasciales

Les principaux muscles concernés sont : les paravertébraux de la région cervicale mais également des charnières cervico-thoracique et thoraco-lombaire, les rhomboïdes, l’élévateur de la scapula, les trapèze supérieur, moyen et inférieur etc…

Plusieurs types d’applicateurs peuvent être utilisés :

Ces transducteurs émettent des ondes oscillantes. Ce type d’ondes ne produit pas de micro-lésions mais entraine une augmentation de la vascularisation.

 

L’application des ODCR se fera en déplaçant la pièce à main lentement sur la surface de la peau dans la direction des fibres musculaires (smoothing), du distal vers le proximal, en utilisant du gel de contact : fréquence : 15 Hz ; pression basse :1,2 à 2 bars.

 

 

Le traitement pourra être complété par l’utilisation des Peri-Actor.

Ces applicateurs permettent de libérer les adhérences des fascias en introduisant des Ondes de Pression tangentiellement aux tissus (entre 45° et 90°), au lieu de verticalement, afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

  • Il n’est pas necessaire d’utiliser de gel à ultrasons avec ce type de transducteurs
  • La puissance choisie (toujours inférieure à 2 bars) dépend du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées. Il est impératif de commencer avec des pressions basses, notamment au niveau cervical (0,3 bars)
  • La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz
  • Trois à cinq passages suffisent en fonction des restrictions rencontrées :
Le Knuckle

Utilisé pour le fascia :

  • thoraco-lombaire (1 à 2 bars – 15 à 21 Hz)
  • cervico-thoracique avec une puissance moindre (0,3 à 1,5 bars)
  • élévateur de la scapula, rhomboïde etc…
Le Scraper

Permet de traiter les fascias superficiels sur de larges surfaces (technique de grattage).

Nous l’utiliserons au niveau du fascia cervico-thoracique, trapèze, élévateur de la scapula

0,3 à 2 bars – 15 à 21 Hz

 

  • 4 : Traitement des points trigger

Les points trigger seront traités individuellement en fonction du bilan kinésithérapique :  0,8 à 1,5 bars – 15 Hz – 300 à 500 chocs par trigger point.

 

Trigger point paravertébraux lombaires

avec R040

 

 

 

 

 

 

 

avec D20

 

 

 

 

 

 

Trigger point associés au niveau des rhomboïdes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trigger point au niveau de l’élévateur de la scapula

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trigger point au niveau du trapèze supérieur

avec Sphère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avec D20

 

  • Le Scoop: en forme de crochet, est particulièrement adapté au traitement des crêtes ou reliefs osseuses (bord interne de l’omoplate : 0,8 à 2,5 bars – 15 Hz)

 

  • 5 : Les Vibrations :

Les vibrations, appliquées au niveau des paravertébraux dorsaux et lombaires ainsi qu’aux fixateurs de l’omoplate, au trapèze supérieur, moyen et inférieur , etc… complèteront le traitement d’ODCR par leur action décontracturante.

  • V-ACTOR (V40) : 35 à 35 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 à 4000 chocs

 

KINESITHERAPIE ASSOCIEE

Le traitement kinésithérapique de la dorsalgie fonctionnelle comprend classiquement :

  • Massages décontracturants
  • Exercices de lever de tension
  • Une correction de la posture
  • Un rééquilibrage de la musculature du complexe cou-épaule-rachis dorsal
  • Une éventuelle modification de l’ergonomie au travail lorsqu'elle est possible

Si besoin :

  • Traitement médical associé (voir médecin)
  • Prise en charge psychologique

 

PREVENTION

Afin de prévenir les dorsalgies fonctionnelles, quelques précautions sont de mise :

  • Pratiquer un sport adéquat afin de muscler le dos et développer des abdominaux solides, à tous les âges
  • Adopter une posture correcte au travail
  • Ne pas garder la même position trop longtemps (pauses courtes mais régulières)
  • Porter les charges lourdes le plus près du corps possible
  • Eviter les talons hauts
  • Dormir sur le côté et éviter de dormir sur le ventre
  • Pratiquer des techniques de relaxation pour soulager l’anxiété
  • Eviter le surpoids

 

CONCLUSION 

Les Ondes de Choc Radiales sont devenues une aide indéniable, voire indispensable pour le traitement de ce type de désordre myofascial.

Un large choix de transducteurs nous permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds.

L’efficacité du traitement dépendra de la précision du bilan kinésithérapique et de la rigueur d’application des Ondes de Choc.

D’où l’intérêt :

  • D’une parfaite connaissance de l’anatomie de la région concernée
  • D’’une formation pratique afin de maitriser parfaitement la technique

 

 

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Auteur: Thierry Allaire - Kinésithérapeute du sport. Consultant Chattanooga/DJO/Enovis pour les Ondes de Choc.

 

 

Sources / Illustrations : DJO/Enovis France, Thierry Allaire

Bibliographie :
  • William M : Ondes de choc ; Effets physiologiques ? Un soutien à nos techniques manuelles en agissant notamment sur la cellule vasculaire – Kiné Actualité – n°1514 – janvier 2018
  • De Laere : Le Syndrome Myofascial douloureux : Points Trigger Myofasciaux. 1ère partie - 2009 - Profession Kinésithérapeute n°23
  • BecK and al : Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
  • Gleitz ; Hornig : Trigger points – Diagnosis and treatment concepts with special reference to extracorporeal shock waves - Der Orthopäde 2 - 2012 – 11
  • Kisch, T; Wuerfel, W; Repetitive shock wave therapy improves muscular microcirculation. J Surg Res. 2016 Apr;201(2):440-5.
  • Gleitz M : Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
  • Nicolle J : Ondes de Choc : une nouvelle possibilité de traitement de traitement des fascias - Kiné Actualité - n°1436 – février 2016
  • Jimmy T :  Journaliste scientifique, https://www.docteur-fitness.com/anatomie-muscles-du-dos. 29 juin 2022