Tout savoir sur la Thérapie Laser

  1. Photobiomodulation et thérapie LightForce : intérêts dans le traitement des sciatalgies

    Les sciatalgies sont « des douleurs relativement communes liées à la sensibilisation d’un nerf issu des racines nerveuses lombaires ou sacrées ». Traiter cette pathologie avec la thérapie LightForce permet une action locale afin de baisser l’inflammation mais aussi sur les conséquences à distance du symptôme, au niveau du trajet du nerf.

     

    Anatomie :

    L’anatomie de la région lombo-sacrée est divisée en 2 parties :

    • La région lombo-sacrée :

     

    • Le trajet du nerf sciatique :

     

    Physiopathologie : 

     La sciatalgie peut se diviser en 2 catégories :

    • La principale : la sciatique est une compression mécanique de la racine nerveuse par hernie discale, mais elle n’est pas la seule en cause dans la genèse de la douleur. En réalité, c’est plus souvent la présence ou non d’inflammation qui détermine la douleur (d’où l’utilité du laser comme nous le verrons plus loin). Ce phénomène génère paresthésie et hypoesthésie, à la différence de la sciatalgie
    • La sciatalgie : sont des compressions qui peuvent aussi générer cette sensibilité : ostéophytes, mouvements répétitifs ou compression prolongée du nerf, sur son trajet

     

    Bilan diagnostic :

    Le bilan se décompose par :

    • Interrogatoire : chronologie et contexte d’apparition, contexte professionnel et analyse des facteurs psycho-sociaux, localisation, type de douleur et intensité
    • Examen clinique du rachis : morpho statique, de souplesse et signes de la sonnette, de Néri, du trépied
    • Examen clinique des membres inférieurs : signes de Lasègue, réflexes musculo-tendineux, force musculaire et sensibilité

    Drapeaux rouges :

    Ils nécessitent une prise en charge médicale urgente :

    • Symptômes neurologiques étendus
    • Paresthésie au niveau du pubis ou périnée
    • Traumatisme important
    • ATCD de cancer
    • Douleur thoracique
    • Fièvre
    • Etc

     

    Examens complémentaires :

    Selon les recommandations de l’HAS, en l’absence de drapeau rouge, il n’y a pas d’indication d’imagerie dans le cas d’une sciatalgie aigüe (grade C). Bien sûr, il sera toujours important d’expliquer au patient cette décision.

    Cependant, si la sciatalgie persiste au-delà de 3 mois, une IRM est recommandée (à défaut un scanner en cas de contre-indication à l’IRM).

    Concernant les radios isolées, elles n’auront que pour objectif la recherche d’une instabilité ou d’un trouble statique rachidien.

     

    Traitement par photobiomodulation :

    La photobiomodulation dans ce type de pathologie poursuit 3 objectifs :

    • Baisse de l’inflammation au niveau vertébral, par action sur toute la cascade inflammatoire, et donc baisse de l’œdème et de la douleur,
    • Augmentation de l’oxygénation au niveau de la compression, par libération d’oxygène,
    • Augmentation de la microcirculation,
    • Flash antalgique, au niveau local mais aussi le long du trajet nerveux.

     

    Action de la photobiomodulation sur la douleur de sciatalgie :

    Immédiate :

    -          Diminution du taux de conduction des nerfs afférents

    Intermédiaire (20-45 minutes après le traitement) :

    -          Inhibition de la douleur nociceptive : 30 % de blocage neural à 10-20 min

    -          Réduction des niveaux de bradykinine, augmentation des bêta-endorphines

    -          Augmentation de la perfusion tissulaire (libération de NO)

    Soulagement durable :

    -          Diminution des marqueurs pro-inflammatoires

    -          Normalisation des canaux ioniques

    -          Réparation des tissus augmentation de l'activité fibroblastique/production de collagène

     

    Installation du patient :

    Le patient hyperalgique sera traité assis sur la table, praticien placé face au rachis.

    Dans les autres cas, votre patient sera en décubitus ventral avec un coussin sous le bassin ou en utilisant une table 3 sections permettant de mettre le patient en légère flexion lombaire.

     

    Phases de traitement :

    Traitement local au niveau lombaire ou sacré :

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 4000 J
    • Technique : effectuer un quadrillage sur toute la zone lombaire ou sacré (en fonction du bilan) en insistant sur le côté lésé
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large

    Attention :

    • Être vigilant par rapport à la sensation du patient : « chaleur douce »
    Chattanooga LightForce : Large cône_Sacro-Iliaque
    Chattanooga LightForce : Large cône_Lombaire Bas Assis

    Traitement du trajet nerveux :

    Durant cette phase, il convient d’apporter une attention particulière sur les zones de paresthésies ou hypoesthésies, rester donc sur le même rythme de balayage que sur les zones sensibles.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 5000 à 6000 J.
    • Technique : appliquer un mouvement proximo-distal assez rapide afin de couvrir tout le trajet du nerf
    • Tête de traitement : nous utiliserons une tête sans contact -si possible extra-large
    Chattanooga LightForce_Cone XL_Soléaire
    Chattanooga LightForce : Cone XL_Ischio-Jambier-Proximal

    Traitement de la zone fessière :

    Dans ce type de pathologie, le bilan montre régulièrement des contractures de la zone fessière, voir TFL ou des muscles de la jambe. Pour traiter les muscles en cause, on utilise une tête de contact en effectuant des mouvements circulaires ou longitudinaux en fonction de l’étendu du tissu à traiter.

    Chattanooga LightForce : Grande boule de massage fessier

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Perte de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

     

    Association thérapie manuelle :

    Associer thérapie LightForce et thérapie manuelle, grâce aux têtes de contact apporte un avantage non-négligeable sur la réussite de votre traitement.

    Vous pouvez l’utiliser de 2 manières :

    • Soit pour mobiliser le rachis lors du passage du laser,
    • Soit pour faciliter un étirement sur une région contracturée

     

    Traitement des Trigger Point :

    Votre bilan vous amènera peut-être à définir des points Trigger en cause, comme le grand-fessier…

    Pour les traiter, utilisez une petite tête de contact en effectuant des mouvements circulaires et un appui prononcé. Une densité d’environ 3000 J sera appliquée.

     

    Les séances :

    3 séances par semaine au début de la prise en charge sont nécessaires puis passer rapidement à 2. Les séances de photobiomodulation s’effectuent seules en période hyperalgique, puis avant la séance, et quand la douleur devient gérable et que le travail kiné est plus actif, elle s’effectue après la séance de kiné.

     

    La kinésithérapie associée :

    La Rééducation :

    Le principe de base, qui fait consensus, incite le patient à ne pas rester inactif. Pour la rééducation, nous pouvons la découper en 4 phases :

    • Antalgique : ou l’on associe le TENS,
    • Apprentissage du travail lombo-pelvien,
    • Le travail musculaire : renforcement, étirement, lever de tension…
    • Les conseils d’hygiène de vie puis d’activité sportive

    Toutes ces techniques s’envisagent souvent au sein d’une « école du dos » afin de dynamiser le patient pour une meilleure prise en charge personnelle.

     

    Les traitements complémentaires :

    Le port de ceinture de maintien est un excellent complément au niveau antalgique et en fonction du type de ceinture pour la reprise d’activité.

    La table de traction qui peut être un complément pour soulager le patient.

    En dernier recours la chirurgie est une option qui ne s’envisage que sur des déficits moteurs importants ou un syndrome de la queue de cheval.

     Les autres traitements :

     Ils doivent être mis en place graduellement selon les recommandations médicales :

    • Médicamenteux : antalgiques – AINS – Myorelaxants
    • Infiltrations de corticoïdes
    • La chirurgie qui n’interviendra qu’en dernier recours sur des formes graves

     

    Conclusion : 

    Traiter une sciatalgie en photobiomodulation permet de soulager rapidement le patient. Thérapie non-invasive, son utilisation se conçoit tout au long du traitement.

    A retenir :

    • Flash antalgique,
    • Diminution de l’inflammation,
    • Reprise plus rapide des activités de la vie quotidienne

     

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    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO, consultant Chattanooga - DJO – MKDE

    Sources / Illustrations :  DJO France

     

    Bibliographie : 

    • CNOMK : https://www.ordremk.fr
    • « Actualité sur la physiopathologie de la hernie discale » - J.L. Leroux – La lettre de rhumathologie – 1998
    • Anatomie des Trigger Points – Simeon Niel-Asher – Eveil Santé
    • Tri-length laser therapy associated to tecar therapy in the treatment of low-back pain in adults: a preliminary report of a prospective case series - Lasers Med Sci. 2015 - Osti R, Pari C, Salvatori G, Massari L.
    • Comparison of high-intensity laser therapy and ultrasound treatment in the patients with lumbar discopathy - Biomed Res Int. 2015 - Boyraz I, Yildiz A, Koc B, Sarman H
    • Long-term effect of high-intensity laser therapy in the treatment of patients with chronic low back pain: a randomized blinded placebo-controlled trial - Lasers Med Sci. 2014 - Lasers Med Sci. 2014 May;29(3):1065-73.
    • Short-term effects of high-intensity laser therapy versus ultrasound therapy in the treatment of low back pain: a randomized controlled trial - Eur J Phys Rehabil Med. 2011 - Fiore P and All
    • Class IV laser therapy; Effective for back and neck/shoulder pain - ACBSP Poster abstract. 2010 - L.D. Morries, DC, CCSP
    • A Randomized Comparative Study between High-Intensity and Low-Level Laser Therapy in the Treatment of Chronic Nonspecific Low Back Pain - Evid Based Complement Alternat Med. 2020 - Abdelbasset WK and All.
    • High-frequency near-infrared diode laser irradiation suppresses IL-1β-induced inflammatory cytokine expression and NF-κB signaling pathways in human primary chondrocytes - Lasers Med Sci. 2021 - Sakata S and Al.

     

  2. Photobiomodulation et Thérapie LightForce: intérêts dans le traitement des entorses du genou

    L’entorse du genou est un traumatisme fréquent. Il survient principalement chez les jeunes lors de la pratique sportive (85% des cas).

    Sa gravité va de l’entorse bénigne, sans signe de laxité, à l’entorse grave avec rupture ligamentaire. Grâce à la thérapie laser – photobiomodulation, vous pourrez traiter toutes les phases, même après reconstruction ligamentaire.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Anatomie fonctionnelle

    L’anatomie du genou est assez simple, elle se compose de 2 articulations fémoro-tibiale et fémoro-patellaire. Les moyens d’union, qui permettent une stabilité, se divisent en 2 catégories :

    • Actifs : tendon quadriceps, muscles patte d’oie, triceps sural, biceps fémoral, semi-membraneux et la capsule,
    • Passifs : principalement les ligaments croisés antérieur – postérieur et collatéraux (Billuart et al, 2005).

     

     

    Physiopathologie

    Même si les mécanismes lésionnels sont souvent induits par le matériel (ski) ou terrain (foot, course), les contraintes aboutissants à l’entorse s’exercent soit directement sur le genou (mécanisme direct), soit elles sont transmises par des articulations voisines (mécanisme indirect).

    Généralement lors de l’impact sur le genou, le pied est « fixé » au sol.

    Mécanismes :

    • Translation tibiale antérieure par hyper-extension et/ou contraction brutale du quadriceps
    • Valgus – Rotation externe
    • Varus – Rotation interne.

    Prédispositions :

    Schéma Bahr and Krosshaug Schéma Bahr and Krosshaug

     

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Le bilan se décompose par :

    • Interrogatoire:
      • Circonstances de l’accident (craquement ?)
      • Localisation de la douleur (genou entier, faces latérale – médiale)
      • Impression de dérobement (signe de lésion d’un croisé)
    • Palpatoire: troubles vasomoteurs (type et volume de l’œdème - hémarthrose)
    • Mobilité :
      • Flexion (douleur)
      • Extension (flexum)
      • Rotation
    • Tests ligamentaires:
      • Trillat-Lachmann (LCAE)
      • Tiroir postérieur (LCPI) ou antérieur (LCAE)
      • Laxité frontale
      • Recurvatum-test de Hughton ou examen de la laxité en varus (atteinte postéro-externe)

    Attention, l’examen clinique sur les ruptures est parfois incertain ou difficile sur les lésions fraiches.

     

    Interrogatoire 

    La classification de l'entorse se fait en fonction de l’état des ligaments :

    • Bénigne : atteinte de quelques fibres
    • Moyenne gravité : rupture du LLI ou LLE
    • Grave : rupture LCAE ou LCEI

     

    Examens complémentaires 

    Les examens complémentaires permettent de :

    • Dépister des éventuelles fractures ou arrachement osseux par radios simples
    • Confirmer la ou les lésions ligamentaires, complétant le bilan lésionnel par IRM

     

    TRAITEMENT PAR PHOTOMODULATION

    Traiter un genou en photobiomodulation et avec le LightForce dépend surtout de « l’état » du genou, ainsi que de l’objectif à atteindre.

    Généralement le découpage se fait de la façon suivante :

    • Baisse de l’œdème, de la douleur par augmentation de la micro-circulation entrainant à la fois la baisse de douleur et une résorption plus rapide de l’œdème,
    • Cicatrisation et régénération des tissus lésés par augmentation de la production d’ATP, facilitant la régénération tissulaire nécessaire tout au long des phases de prolifération,
    • Potentialisation et accélération de la rééducation par libération d’oxygène, augmentant le métabolisme cellulaire et facilitant le travail musculaire.

     

    Les principaux avantages de lier Rééducation et Photobiomodulation

    • Une utilisation lors de toutes les phases de la rééducation
    • Un traitement non douloureux
    • Une facilité d’utilisation
    • Une rapidité de traitement (9 mn en moyenne)
    • Un travail mixte photobiomodulation et thérapie manuelle

     

    Installation du patient

    Le patient est dans un premier temps en décubitus dorsal (DD) avec un coussin au niveau du creux poplité afin de soulager le genou. Cette position va évoluer pour passer en décubitus ventral (DV) et ainsi avoir accès au creux poplité et la partie postérieure de la jambe.

    Enfin dans les dernières phases de rééducation, pour un travail associé à la thérapie manuelle, vous pourrez positionner votre patient en DD hanche en flexion (étirement du plan postérieur) avec genou en extension ou en DV avec une flexion du genou (étirement du plan antérieur).

     

    Phases de traitement

    1) Traitement de l’œdème, de la douleur et cicatrisation 

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 2900 à 3200 J en passant d’aigüe à sub-aigüe
    • Technique : effectuer un balayage sur toute la zone œdématiée en insistant sur les ligaments lésés, les culs de sac et le creux poplité
    LightForce_Large cône sans contact_Genou-Latéral

     

    Pour une lésion des ligaments croisés, vous pouvez plier le genou vers 90° afin d’orienter votre faisceau parallèlement à la ligne articulaire

    LightForce_Large cône sans contact_Genou Sous-Patellaire Fléchi

     

    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large
    LightForce_Large cône sans contact_Lombaire Bas Assis

     

    Compléments :

    • En phase hyper-algique donc sur une entorse fraiche, vous pouvez traiter la racine nerveuse (L2345S1) avec une tête sans contact – large et 4000 à 5000 Joules d’énergie. Votre patient sera alors assis sur la table.

     

    2) Traitement des zones musculaires

    Cette phase est importante permet de libérer les tissus afin de facilité la rééducation. Bien travailler les tissus grâce aux têtes de contact permettra un meilleur travail articulaire et donc un gain de mobilité. La libération d’oxygène et l’augmentation de la micro-circulation donnera plus de souplesse et donc d’élasticité.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 5000 à 6000 J en fonction du groupe musculaire et de la zone plus ou moins profonde à atteindre.
    • Technique : le travail s’effectue soit sur les différents faisceaux du quadriceps soit au niveau des muscles ischios ou triceps sural. Appliquer la tête longitudinalement en suivant les différents faisceaux musculaires, en insistant sur les zones de tension.
    • Tête de traitement : nous utiliserons une tête dite « de contact ». Cette tête munie d’une boule en silice permet de travailler, tout en ayant un feed-back. Si vous voulez privilégier des zones précises utiliser la tête de contact « ronde », cependant pour des manœuvres plus globales, la tête « Rolling Pin » est conseillée.
    LightForce_Grande boule massage Quadriceps

     

    LightForce_Tête cylindrique XL_Ischio-Jambier Moyen

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Perte de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

     

    Traitement des Points Trigger

    Vous pouvez traiter les Points Trigger sur des groupes musculaires suivants : quadriceps, ischios poplité ou triceps sural.

    En général, les plus douloureux seront ceux du quadriceps ou des ischios.

    Pour cela, utilisez une petite tête de contact en effectuant des mouvements circulaires et en modulant l’appui. Une densité d’environ 3000 Joules sera appliquée.

     

     

     

    Association thérapie manuelle 

    Cette association photobiomodulation et thérapie manuelle est le plus de la thérapie LightForce®.

    Vous pouvez l’utiliser de 2 manières :

    • Soit au niveau articulaire pour créer ce flash antalgique et donc favoriser la mobilisation du genou
    • Soit sur les différentes structures qui freinent la mobilité, comme les muscles, grâce aux têtes de contact. L’oxygénation tissulaire, le modelage des tissus ainsi que les étirements combinés favoriseront la décontraction et donc la mobilisation. Différentes positions peuvent être adoptées
    LightForce_Tête cylindrique XL_Quadriceps

     

    LightForce_Tête cylindrique XL_Ischio Jambier Moyen

    Reprise de sport

    Cette phase est primordiale pour cette pathologie qui touche principalement de jeunes sportifs. Il est donc important de continuer le traitement laser afin de préparer les muscles à l’effort et traiter les douleurs résiduelles qui peuvent modifier le placement lors des activités sportives.

    Chaque zone bilantée permettra de choisir entre une tête sans contact (point ligamentaire ou articulaire) ou une tête avec contact (zone musculaire).

     

    Les séances

    Vous pouvez commencer par des séances quotidiennes la première semaine post-blessure ou chirurgie. Ensuite vous effectuerez les séances de Lightforce avant, pendant ou après votre séance de rééducation en fonction des effets recherchés : baisse de douleur, aide à la mobilisation, baisse de l’inflammation.

     

     

    Kinésithérapie associée 

    La Rééducation

    La rééducation se fera suivant des protocoles bien précis en accord avec le médecin ou le chirurgien. Elle passera néanmoins toujours par une phase de baisse de l’œdème et de l’inflammation avec une reprise de flexion assez rapide. Puis elle se poursuivra par un travail de renforcement, proprioception et réathlétisation avant reprise du sport. Toute pratique sportive doit être précédée d’une phase d’échauffement permettant d’augmenter les propriétés viscoélastiques du ligament et donc ses propriétés mécaniques (Su et al. 2008).

    N’oublions pas d’associer aussi de l’électrothérapie très efficace et intéressante pour cibler le renforcement musculaire d’un muscle en particulier ou de fibres musculaires spécifiques.

     

    Les Attelles

    Elles sont multiples car adaptées à chaque phase de l’entorse :

     

    CONCLUSION

    Traiter une entorse de genou (bénigne ou grave, voir opérée) en photobiomodulation demande une parfaite adéquation entre la pratique du laser, la phase de rééducation et l’objectif recherché. Bien conduite, cette combinaison permet d’accélérer le processus de guérison et donc la rééducation.

     

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    Dispositifs médicaux de classe IIa, lire attentivement les notices avant utilisation.

     

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    Auteur: Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser.

     

    Sources / Illustrations :  DJO France

    Bibliographie: 

    • Anatomie des Trigger Points – Simeon Niel-Asher – Eveil Santé
    • Comparison of Photobiomodulation and Anti-Inflammatory Drugs on Tissue Repair on Collagenase-Induced - Photomed Laser Surg - Ingvill Fjell Naterstad and Al – 2018
    • Photobiomodulation as an Adjunctive Treatment to Physiotherapy for Reduction of Anterior Knee Pain in Combat Soldiers – Laser Surgery Med – Lilach G. and Al. - 2021
    • Dose-Response Effect of Photobiomodulation Therapy on Muscle Performance and Fatigue During a Multiple-Set Knee Extension Exercise – Laser Surgery - Mateus Rossato and Al. – 2020
    • High-frequency near-infrared diode laser irradiation suppresses IL-1β-induced inflammatory cytokine expression and NF-κB signaling pathways in human primary chondrocytes – Lasers Mede Sci – Sakata S and Al. - 2021

     

  3. Photobiomodulation et Thérapie LightForce: intérêts dans le traitement des entorses latérales de cheville

    Traiter une entorse de la cheville en photobiomodulation permet de comprendre toute l’étendu thérapeutique et les nombreux avantages d’appliquer cette technique. Utiliser le LightForce® dès le début du traitement se concrétisera par une baisse rapide de la douleur, de l’œdème et dans un deuxième temps une accélération de la cicatrisation des différents tissus.

    Avec plus de 6000 consultations par jour en France, l’entorse latérale (90% des entorses de la cheville), est la lésion la plus fréquente en traumatologie du sport, avec un fort taux de récidive (73% en basket).

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE 

    Anatomie de la cheville DJO

    Au niveau articulaire, l’articulation de la cheville est encastrée (trochléenne), assurant la stabilité du pied par rapport à la jambe et unissant tibia-fibula au talus.

    Au niveau ligamentaire, nous retiendrons les 3 principaux ligaments collatéraux que sont le talo-fibulaire antérieur, le calcanéo-fibulaire et le talo-fibulaire postérieur.

    Concernant le système musculaire :

    • Le long fibulaire (de la tête de la fibula et 2/3 proximaux de sa face latérale jusqu’à la face plantaire du cunéiforme et la base du 1er métatarsien)
    • Le court fibulaire (moitié distale de la face latérale de la fibula et sur les septums inter-musculaires jusqu’à la tubérosité du 5iem métatarsien)
    • Le troisième fibulaire (du bord antérieur de la fibula distale à la base du 5iem métatarsien)

    Autre moyen d’union, la capsule articulaire tapissée à sa face profonde par la synoviale.

    Cette configuration anatomo-physiologique va nous obliger à prendre en considération les douleurs annexes que sont : les douleurs articulaires au niveau Chopart (médio-tarsienne) et Lisfranc (tarso-métatarsienne), du naviculaire et de la tête du 5ème métatarsien, musculaire des fibulaire et des arches longitudinales et transversales.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE

    Le mécanisme lésionnel de la cheville comporte en général 2 phases :

    • Une première qui amène l’articulation talo-crurale en inversion
    • Une deuxième qui produit une compression de bas en haut

    Cette conjonction de ces 2 facteurs entraîne l’entorse latérale de la cheville qui lèse plusieurs ligaments en fonction de la gravité et suivant une hiérarchie :

    • Ligament talo-fibulaire antérieur en premier
    • Ligament calcanéo-fibulaire ensuite
    • Ligament talo-fibulaire postérieur en dernier

    Lors de ce mécanisme lésionnel, dans 20 à 25 % des cas, l’articulation transverse du tarse est touchée.

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Examen clinique

    La clinique repose essentiellement sur l’anamnèse et la sémiologie. L’examen clinique en urgence n’étant pas toujours en concordance avec la réalité ligamentaire, il est important de réitérer ce type d’examen à 3, voire 5 jours post-traumatiques.

     

    Classification 

    La classification habituelle en 4 stades, de Lécluse :

    Diagnostics différentiels

    De manière non exhaustive, quelques pathologies seront à écarter :

    • Les lésions isolées de la syndesmose tibio-fibulaire qui risquent d’être confondues avec une lésion du ligament collatéral latéral
    • Des fractures du 5ème métatarsien ou de la malléole latérale
    • L’entorse des articulations de Chopart, Lisfranc
    • Les luxations de tendons fibulaires, assez rares

     

    Examens complémentaires

    L’imagerie demeure un élément important afin de préciser le diagnostic et suivre l’évolution de la pathologie :

    • La radiographie peut être prescrite afin d’éliminer toute fracture (15% des cas)
    • L’échographie qui devrait être un examen fondamental pour cette pathologie. Malheureusement elle est souvent sous utilisée car demandant un matériel performant, et donc très onéreux
    • L’IRM pour l’étude fine des ligaments
    • Le scanner pour les suspicions de petites fractures

    Toutes ces indications seront le résultat d’un suivi de la classification de de Lécluse et d’une décision médicale.

     

    TRAITEMENT PAR PHOTOBIOMODULATION

    Les principales composantes

    Sur ce type de pathologie, nous avons des actions spécifiques :

    • Œdème et douleur : augmentation de la micro-circulation entrainant à la fois la baisse de douleur et une résorption plus rapide de l’œdème
    • Cicatrisation : augmentation de la production d’ATP, facilitant la régénération tissulaire nécessaire tout au long des phases de prolifération
    • Oxygénation des tissus : grâce à l’oxyhémoglobine qui libère l’oxygène pour le métabolisme cellulaire

    Associé à ces effets, la thérapie LightForce® permet :

    • Une utilisation lors de toutes les phases de traitement
    • Un traitement non douloureux
    • Une facilité d’utilisation
    • Une rapidité de traitement (9 mn en moyenne)
    • Un travail mixte photobiomodulation et thérapie manuelle.

     

    Installation du patient

    Le patient est en décubitus dorsal avec un coussin sous le genou. Pour une application sur la racine nerveuse, le patient passera en position assise.

     

    Phases de traitement

    Pour ce type de pathologie traumatique, nous pouvons découper le traitement de Photobiomodulation en 3 phases :

    • Phase 1 : baisse œdème et de la douleur
    • Phase 2 – 3 : phase de prolifération précoce puis tardive
    • Phase 4 : reprise de l’activité sportive - modelage et maturation des tissus

     

    Traitement phase 1

    Les réglages à effectuer sont les suivant :

    • Énergie à appliquer : environs 2500 J, à moduler en fonction de la taille de l’œdème.
    • Technique : effectuer un balayage sur toute la zone œdématiée en insistant sur la partie péri-malléolaire,remonter sur les fibulaires ou au niveau de l’avant pied en fonction des points douloureux détectés.
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large.

    Compléments :

    • Pour faire baisser l'hyper-algie, traiter la racine nerveuse (L4/L5) avec une tête sans contact – large et 5000 à 6000 Joules d’énergie. 

     

    Traitement phases 2-3 

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 2500 J
    • Technique : le travail s’effectue surtout de long de fibulaires. Appliquer la tête de haut en bas en insistant sur les zones sous tension.
    • Tête de traitement : nous utiliserons une tête dite « de contact ». Cette tête munie d’une boule en silice permet de travailler sur les fibulaires, tout en ayant un feed-back et une différenciation des différents faisceaux musculaires.

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Pete de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back
    • Il est bien sur important de continuer le traitement sur les ligaments lésés en gardant les mêmes modalités que lors de la phase 1. Vous pouvez augmenter le nombre de joules délivrés.
    • Traiter la face médiale de l’avant-pied, avec une tête de contact, souvent le siège de contractures.

     

    Traitement phase 3

    Cette phase est primordiale pour cette pathologie dite « sportive ». Il est donc important de continuer le traitement laser afin de préparer les muscles à l’effort et traiter les douleurs résiduelles qui peuvent modifier le placement lors des activités sportives.

    Chaque zone bilantée permettra de choisir entre une tête sans contact (point ligamentaire ou articulaire) ou une tête avec contact (zone musculaire).

     

    Traitement des Points Trigger

    Plusieurs points Trigger sont à diagnostiquer et traiter si besoin : long, court et troisième fibulaire.

     

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn et 5 W sur chaque point Trigger identifié.
    • Tête de traitement : une petite tête de contact de manière circulaire vous aidera à mieux sentir le relâchement.

     

    Les séances 

    Au début, vous pouvez effectuer une séance quotidienne, passer à 4 séances par semaine puis 3, en suivant le rythme de vos séances de rééducation.

     

    KINESITHERAPIE ASSOCIEE

    La Rééducation

    La rééducation se déroule classiquement en 4 phases ayant chacune des caractéristiques en fonction de la cicatrisation ligamentaire. Cette différentiation va nous permettre de moduler les paramètres du laser afin de mieux cibler son action.

    J0 à J3

    Phase 1

    Protocole RICE (ou GREC)

    Drainage - Contention

    Electrothérapie TENS

    Cryothérapie

    J4 à J10

    Phase 2

    Mobilisation articulaire douce

    Proprioception en décharge

    J11 à J21

    Phase 3 

    Travail proprioceptif progressif

    Début d’électrostimulation musculaire

    Renforcement des fibulaires (statique-concentrique-excentrique)

    J22 à J56 

    Phase 4

    Reprise d’activité

    Proprioception spécifique

     

    Toutes ces phases sont, bien sûr, à moduler en fonction des indicateurs de surveillance, de douleur, de récidives, etc. Chacun appliquera ses propres techniques en fonction de sa sensibilité et du patient sportif ou non.

     

    Les Attelles (ou orthèses) 

    Une large gamme d’attelles (ou orthèses) est à votre disposition. Chaque phase doit correspondre à un type d’orthèse avec 2 objectifs : efficacité et confort.

    Il existe en effet des attelles post-traumatiques et des attelles de reprise d'activité, comme vous pourrez trouver dans la gamme Cheville de DJO France.

     

    CONCLUSION

    Face à cette pathologie omniprésente dans les cabinets, les objectifs de la photobiomodulation sont :

    • Baisse de l’œdème et la douleur
    • Réparation des tissus durant les 3 phases d’inflammation, prolifération et remodelage

    Le tout permettant une reprise sportive plus rapide et dans de bonnes conditions.
    Pour plus d’informations sur ces appareils, cliquez ICI.

    Dispositifs médicaux de classe IIb, lire attentivement les notices avant utilisation.

     

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    Auteur: Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser.

     

    Sources / Illustrations :  DJO France

    Bibliographie: 

    • Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation - Rehabil. fyz. Lék. - Prouza O, Jeníček J, Procházka M.
    • The Beneficial Effects of High-Intensity Laser Therapy and Co-Interventions on Musculoskeletal Pain Management: A Systematic Review - J Lasers Med Sci. - Ezzati K, Laakso EL, Salari A, Hasannejad A, Fekrazad R, Aris A.
    • Comparison of Photobiomodulation and Anti-Inflammatory Drugs on Tissue Repair on Collagenase-Induced Achilles Tendon Inflammation in Rats - Photomed Laser Surg -
      Ingvill Fjell Naterstad, and All
    • The Beneficial Effects of High-Intensity Laser Therapy and Co-Interventions on Musculoskeletal Pain Management: A Systematic Review - J Lasers Med Sci. - Ezzati K, Laakso EL, Salari A, Hasannejad A, Fekrazad R, Aris A.
  4. Comment traiter une tendinopathie d'Achille avec la thérapie LightForce®?

     

    La tendinopathie d’Achille peut se définir sous plusieurs dénominations.

    Mais dans un premier temps, ses caractéristiques communes sont une inflammation du tendon calcanéen, les fibres s’épaississent alors puis se désorganisent et peuvent rompre. Face à ce processus, il convient d’agir sur la cascade inflammatoire puis la cicatrisation, c’est le rôle de la Photobiomodulation – PBM - (traitement par laser).

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Le tendon calcanéen est ce tissu conjonctif qui relie le triceps sural (gastrocnémiens et soléaire) à la tubérosité postéro-supérieure du calcanéum. Il est le plus important du corps humain (15 cm de long pour 5 à 6 mm d’épaisseur), résistant à une traction de 4000 Newton. Il comporte une zone d’hypo-vascularisation dans sa partie moyenne lui conférant une fragilité accrue et une bourse synoviale à sa partie distale.

    Les tendinopathies d’Achille (myotendineuses – corporéales – enthésopathies) sont principalement dues à une surcharge ou une origine traumatique. Cette hyper sollicitation va créer des microlésions. D’autre facteurs de risques peuvent favoriser ces tendinopathies : baisse de mobilité des différentes articulations du pied et cheville, tension des muscles du mollet, défaut de posture, chaussures, consommation excessive de corticoïdes, etc.

     

    BILAN DIAGNOSTIC 

    Examen clinique

    La tendinopathie d’Achille est associée à plusieurs symptômes :

    • Raideur de la cheville, surtout matinale
    • Douleur à la palpation de la zone et de la jambe parfois
    • Gonflement du tendon

    L’échelle de Blazina qui évalue le retentissement fonctionnel d’une tendinopathie est très utile pour suivre l’évolution clinique (27 à 44 % de rechute) :

     

    Stade Expression de la douleur
    Stade 1 Douleur après l’effort, survenant au repos, sans répercussion sur l’activité sportive
    Stade 2 Douleur apparaissant pendant l’effort, disparaissant après l’échauffement, puis réapparaissant avec la fatigue
    Stade 3a Douleur permanente lors du sport, limitées à l’entrainement
    Stade 3b Douleur permanente lors du sport, pouvant entrainer l’arrêt, marquée par une gêne dans la vie quotidienne
    Stade 4 Rupture du tendon

     

    Vous pouvez aussi utiliser le VISA-A spécifique au tendon d’Achille.

     

    Examens complémentaires 

    Rarement utile pour poser un diagnostic, ils sont importants pour connaître l’état du tendon :

    Radiographie Avec un intérêt limité, elle mettra en évidence des calcifications, ostéophytes ou évaluer la statique du pied
    Echographie L’échographie (examen important) ou écho-doppler permet d’identifier si nous avons des modifications fibrillaires, une tendinose fusiforme ou nodulaire et éliminer toute fissure
    IRM Il ne fera que confirmer l’échographie en général.

     

    TRAITEMENT 

    Les principales composantes 

    Traiter une tendinopathie d’Achille par la thérapie LightForce® – PBM a pour objectif principal la reprise du sport ou l’activité physique. Il va donc être important de privilégier plusieurs axes :

    • Baisse de la douleur, créer un flash antalgique
    • Lutter contre la cascade inflammatoire
    • Cicatriser le tissu lésé en favorisant la production de collagène

     

    Phases de traitement 

    On les découpe en plusieurs phases, les 2 principales sont :

    • Au niveau de la zone du tendon d’Achille
    • Au niveau musculaire soléaire et gastrocnémiens

    Qui peuvent être complétées par le traitement des Points Trigger ou de la racine nerveuse.

    Conditions de sécurité : il est indispensable que les personnes présentes dans la salle portent des lunettes et il est préférable de fermer la porte de votre salle de soins.

     

    Installation du patient

    Patient en décubitus ventral avec coussin sous la cheville.

    Pour le traitement des muscles du mollet, vous pouvez opter pour la même position mais avec le genou plié à 90°, ce qui permet aussi de jouer sur l’étirement de ces muscles via le pied.

    Traitement au niveau du tendon 

    Technique : balayage du proximal vers distal et inversement, puis latéralement sur toutes les faces du tendon (tendinite corporéale), de l’insertion calcanéenne (enthésopathie), de la jonction musculaire (myotendineuse).

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 3 à 4 mn et 8,5 W en fonction de la phase de la pathologie
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact

    Traitement des muscles 

    Technique : le travail s’effectue le long du mollet (300 cm2) en allant chercher en profondeur les différents faisceaux musculaires et plus particulièrement le soléaire.

    Cette phase permet de sentir les tissus sous-jacents et traiter plus précisément les zones les plus contractées ou engorgées.

    Les réglages à effectuer sont les suivant :

    • De 4 à 5 mn et 11,5 W en fonction des muscles à traiter
    • Tête de traitement : têtes de contact – Roller Ball Tech

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissu cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Pete de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

    Bonus thérapie manuelle : effectuer une flexion de genou et flexion dorsale de cheville afin de privilégier le travail sur le soléaire. Cela permet aussi d’étirer les structures. 

    Traitement des Points Trigger

    En fonction du bilan, un traitement des Points Trigger (Soléaire – Gastrocnémiens) peut être judicieux.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn et 5 W sur chaque point Trigger identifié
    • Tête de traitement : une petite tête de contact de manière circulaire vous aidera à mieux sentir le relâchement

     

    Racine nerveuse 

    Traiter la racine nerveuse ne se fait que dans un contexte très hyper-algique, pour favoriser le phénomène de flash antalgique.

    Technique : balayage sur les racines nerveuses du nerf sciatique L4, L5, S1 et S2.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 3 à 4 mn et 13 à 17 W
    • Tête de traitement : privilégier une tête sans contact

    Les séances 

    Plusieurs stratégies sont envisageables :

    • Soit traiter en séance de laser seul quand la douleur est très aigüe
    • Soit en complément de séances de kinés : après la séance
    • Soit en alternance avec des ondes de chocs : laisser 24 heures entre les ondes de choc et le laser

     

    Vous pouvez aussi, si vous traitez des sportifs, effectuer des séances avant les entrainements ou compétitions avec 2 avantages :

    • Vous faites diminuer les douleurs afin de ne pas entraver le geste sportif
    • Vous préparez les muscles à l’effort afin d'améliorer différents aspects fonctionnels liés à la performance sportive et aux marqueurs biochimiques (dommages musculaires et au processus inflammatoire)

    Deux séances par semaine est une bonne programmation, faire un point à 6 séances.

     

    Kinésithérapie associée 

    L’association avec la kiné est indispensable, avec des techniques d’étirement du mollet, de protocole de Stanish ou Alfredson, etc.

    Mais la modulation de l’entrainement est tout aussi importante :

    • Période aigüe : repos complet
    • Activité infra douloureuse : repos relatif
    • Plus de douleur à l’échauffement : aucun repos

     

    TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

    Les onde de chocs radiales sont des traitements de choix sur les tendinites corporéales.

    Des normalisations ostéo-articulaires et posturologiques, avec semelles si besoin ou étude des chaussures de sport, sont des prérequis pour une réussite du traitement.

    Une attelle peut être prescrire afin de soulager le tendon et augmenter sa vascularisation.

    Rarement il faut aller jusqu’à la chirurgie, mais elle peut prendre plusieurs formes : peignage du tendon, résection reconstruction du tendon avec greffe, ostéotomie du calcanéum.

     

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir, c’est que traiter les tendinopathies d’Achille grâce à la Photobiomodulation permet :

    • D’accélérer le processus de guérison
    • De traiter sans douleur
    • De favoriser la cicatrisation des tissus

    Et donc accélérer la reprise d’activité !

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

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    Auteur: Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser.

     

    Sources / Illustrations:

    • DJO France
    • « Anatomie des Trigger Points » - Simeon NIEL-ASHER – Les Edition de l’Eveil

     

    Bibliographie :

    • CHELT therapy in the treatment of chronic insertional Achilles tendinopathy - Lasers Med Sci. 2014 - Notarnicola A, Maccagnano G, Tafuri S, Forcignanò MI, Panella A, Moretti B.
    • Photobiomodulation and eccentric exercise for Achilles tendinopathy: a randomized controlled trial - Lasers Med Sci. 2016 -  Steve Tumilty, Ramikrishnan Mani and George D. Baxter
    • High Power Laser for Treatment of Achilles Tendinosis - a Single Blind Randomized Placebo Controlled Clinical Study - J Lasers Med Sci. 2016 - Karolinska Institutet, Stockholm, Sweden.
    • Comparison of inflammation tendon - Photomed Laser Surg. 2018 - I.F. Naterstad
    • Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation, Rehabil. fyz. Lék., Prouza O, Jeníček J, Procházka M.
    • Infrared Low-Level Laser Therapy (Photobiomodulation Therapy) before Intense Progressive Running Test of High-Level Soccer Players: Effects on Functional, Muscle Damage, Inflammatory, and Oxidative Stress Markers—A Randomized Controlled Trial - Oxidative Medicine and Cellular Longevity - Shaiane Silva Tomazoni, Caroline dos Santos Monteiro Machado, Thiago De Marchi , Heliodora Leão Casalechi, Jan Magnus Bjordal, Paulo de Tarso Camillo de Carvalho , and Ernesto Cesar Pinto Leal-Junior, 2019
  5. Comment traiter une épicondylite du coude avec la thérapie LightForce?

     

    Traiter une épicondylite du coude a toujours était source de difficulté. Souvent isolé par un traitement en fonction du stade d’évolution, il paraît maintenant évident de mixer plusieurs techniques ou adjuvants en fonction du bilan précis du thérapeute.

    Cet article explique l’utilisation du laser haute puissance (photobiomodulation) sur les différents stades de la pathologie et son utilité au côté d’un traitement classique.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Pour décrire rapidement l’anatomie de la partie latérale du coude, il convient surtout de connaître les différents muscles qui s’y attachent et leurs fonctions.

    Sont concernés dans cette pathologie les extenseurs du poignet que nous schématisons dans le tableau suivant :

    Nom Insertion Proximale Insertion distale Fonction Innervation
    Long Extenseur radial du carpe Epicondyle latéral de l’humérus et Septum intermusculaire latéral Face dorsale de la base 2ème méta Extenseur et abducteur de la main Radial
    Court Extenseur radial du carpe Epicondyle latéral de l’humérus, face antérieure Face dorsale de la base 3ème méta Extenseur et abducteur de la main Radial
    Extenseur Ulnaire du Carpe Epicondyle latéral et bord postérieur Ulna

     

    Face dorsale de la base 5ème méta Extenseur et adducteur de la main Radial branche profonde
    Brachoradial ¼ inf. du bord latéral de l’humérus Face latérale de l’apophyse de la styloïde radiale Fléchisseur avant-bras et bras. Ramène le bras en position de fonction Radial


     

    PHYSIOPATHOLOGIE 

    L’épicondylite latérale se manifeste surtout dans un contexte professionnel (TMS) ou sportif (tennis elbow) suite à des mouvements répétitifs. Cette pathologie dont le diagnostic est principalement clinique, touche en général les patients entre 35 et 55 ans.

    Les connaissances actuelles penchent surtout en faveur d’une atteinte dégénérative (micro-lésions) et moins sur l’aspect inflammatoire. Les dernières études considèrent que les douleurs sont dues à l’hypoxie, sur zone, qui stimule l’angiogenèse et la croissance des fibres nerveuses dans les tendons.

     

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Examen clinique 

    A l’examen, l’épicondyle latéral est douloureux lors des activités de la vie quotidienne, à la palpation, et le patient se plaint d’une diminution de la force musculaire de préhension. Dans ce type de pathologie, de façon récurrente nous avons des atteintes distales, comme des contractures, sur les muscles attachés à la face latérale du coude. Il est donc important de les traiter afin de libérer les tendons de cette tension permanente.

    Les mouvements de flexion passive et d’extension active contre résistance du poignet en pronation avec une position du coude en extension, déclenchent aussi une douleur. Cette pathologie se retrouve souvent chez les sportifs qui pratiquent des jeux de raquette.

    Le test de Maudsley peut être un bon indicateur : extension du majeur contre résistance, coude en extension pour recruter le Court Extenseur Radial du Carpe.

     

     

    Examens complémentaires

    Après avoir éliminé grâce à un diagnostic différentiel certaines pathologies (radiculopathies cervicales, syndrome du tunnel radial, tumeur, etc.), chaque examen complémentaire pourra être utile :

    • La radiographie pour mettre en évidence des calcifications intra-tendineuses
    • L’échographie pour éliminer une pathologie inflammatoire articulaire
    • L’EMG pour vérifier qu’il n’y a pas de compression du nerf radial
    • L’IRM si l’on soupçonne des ruptures tendineuses ou lésions ligamentaires

     

    TRAITEMENT PAR LA THERAPIE LIGHTFORCE

    Principales composantes

    Si l’on se réfère à la physiopathologie, chaque composante trouve son action ciblée grâce au laser :

    • L’oxygénation (pour l’hypoxie) : absorption des photons, l’oxyhémoglobine libère de l’oxygène
    • La biostimulation : augmentation de la production d’ATP, grâce aux Cytochromes C,qui se trouvent dans la membrane des mitochondries, et qui lient les molécules d’O2 pour former des molécules de Cytochromes C oxydase augmentant la production d’ATP, longueurs d’onde autour de 810 nm. Cela favorise la cicatrisation pour les micro-lésions
    • La stimulation de l’angiogenèse, longueur d’onde autour de 980 nm

     

    Phases de traitement

    On les découpe en 3, voire 4 phases. Généralement au niveau de la zone primaire de la lésion, à distance, au niveau de la racine nerveuse et enfin si besoin sur les points gâchettes ou dermatomes.

    Conditions de sécurité : il est indispensable que les personnes présentes dans la salle portent des lunettes et préférable de fermer la porte de votre salle de soins.

     

    Installation du patient

    Deux positions peuvent être utilisées pour ce type de pathologie :

    Soit :

    • Patient face à vous sur une chaise
    • En appui sur les coudes légèrement écartés
    • Paumes de mains sur la table
    • La table de traitement entre le patient et vous

    Soit :

    • Patient en décubitus dorsal
    • Bras le long du corps
    • Paume de la main au zénith

    La première position permet d’avoir accès au coude, aux muscles extenseurs mais aussi à la colonne cervicale.

     

    Traitement au niveau de la face latérale du coude 

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn 40 et 7 W en aigüe à 3 mn 40 et 9 W en chronique
    • Technique : effectuer des déplacements circulaires au niveau des insertions musculaires de la face latérale du coude. Sans omettre de passer à la face antérieure du pli du coude tout en pointant votre faisceau postérieurement et latéralement. Cela afin de traiter la globalité des insertions tendineuses
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large afin de balayer une zone de 100 cm2 environs. Si la douleur est très localisée, une petite tête sans contact suffira
    Traitement au niveau de la face latérale du coude avec la tête sans contact LightForce

     

    Traitement des muscles extenseurs

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 2 mn 30 et 8 W en aigüe à 5 mn et 10 W en chronique
    • Technique: le travail s’effectue surtout de long de l’avant-bras (200 cm2) en allant chercher en profondeur les différents faisceaux musculaires. Cette phase permet de sentir les tissus sous-jacents et traiter plus précisément les zones les plus contractées ou engorgées
    • Tête de traitement: nous utiliserons une tête dite « de contact ». Cette tête munie d’une boule en silice permet à la fois de délivrer le faisceau laser de façon optimale mais aussi de travailler les différents muscles en profondeur
    Traitement de l'avant-bras avec cône XL LightForce

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » 

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Perte de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

     

     

    Traitement des Points Trigger

    Traiter les points gâchette peut s’avérer nécessaire sur ces pathologies chroniques. Cela dépendra de votre bilan. Cette action complète celle sur les muscles et donc libère la zone sous tension. Le Trigger Point indispensable à traiter sera le Court Extenseur Radial du Carpe, muscle majeur dans cette pathologie.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn et 5 W sur chaque point Trigger identifié
    • Tête de traitement : une petite tête de contact de manière circulaire vous aidera à mieux sentir le relâchement

     

    Racine nerveuse 

    Effectuer une session sur les racines nerveuses du nerf radial donc entre C5 et C8, principalement, sous la forme d’un balayage, pour un patient hyperalgique.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn 30 et 15 W en aigüe à 2 mn et 15 W en chronique
    • Tête de traitement: privilégier la petite tête sans contact

     

    Traitement de la racine nerveuse avec la tête plate LightForce

     

    Traitement de la racine nerveuse avec le large cône LightForce

     

    Les séances 

    Deux séances par semaine est une bonne programmation, faire un point à 6 séances.

    Chaque séance doit aussi être un moment de discussion avec le patient afin de réajuster les paramètres en fonction du ressenti et de l’évolution des douleurs.

    La kinésithérapie associée

    Il faut distinguer 2 cas :

    • En phase hyperalgique : le traitement laser se fera seul
    • Tout au long du traitement : vous pourrez associer des normalisations articulaires holistiques, des étirements, un travail excentrique, massages

     

    TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

    Ils sont multiples en fonction de l’évolution de la pathologie :

    • Les bandes de taping afin de favoriser le drainage en phase très algique
    • Les PRP (Plasma Riche en Plaquettes) sont des alternatives de plus en plus employées. Attention, il est important de bien se mettre en relation avec le médecin afin d’adapter son traitement laser à l’injection
    • Enfin en dernier recours qui peut aller jusqu’à la chirurgie, mais de plus en plus rare. Elle consiste soit en une désinsertion musculaire des épicondyliens (qui restent attachés aux muscles voisin), soit à des gestes d’allongement musculaire

    Une mention particulière à la thérapie combinée (Laser – Ondes de chocs).

    Pour en savoir plus, consultez l'article ONDES DE CHOC RADIALES: TRAITEMENT DE L'EPICONDYLALGIE LATERALE DU COUDE.

    Un article complet vous sera proposé mais sachez déjà que l’utilisation de ces 2 techniques en alternance, sur la pathologies chronique, donne des résultats souvent supérieurs.

     

    CONCLUSION 

    Utiliser la thérapie laser sur les épicondylites s’avère un traitement des plus pertinents.

    Les avantages sont indéniables :

    • Action indolore
    • Traitement rapide (moins de 15 mn)
    • Des résultats très intéressants sur cette pathologie difficile

    L’association laser et l’utilisation des têtes de contact permettant une action manuelle, sera un atout indispensable pour traiter cette pathologie.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

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    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser

     

    Sources / Illustrations : DJO France - Bernard BONTHOUX

    Bibliographie :

    1. The effectiveness of therapeutic class IV (10 W) laser treatment for epicondylitis, Lasers Surg Med. 2013 Jul, Roberts DB, Kruse RJ, Stoll SF.
    2. Long term effects of high intensity laser therapy in lateral epicondylitis patients, Lasers Med Sci. 2016 Feb, Akkurt E, Kucuksen S, Yılmaz H, Parlak S, Sallı A, Karaca G
    3. Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation, Rehabil. fyz. Lék., Prouza O, Jeníček J, Procházka M.
    4. Effectiveness of high-intensity laser therapy and splinting in lateral epicondylitis; a prospective, randomized, controlled study, Lasers Med Sci. 2015 Apr, Dundar U, Turkmen U, Toktas H, Ulasli AM, Solak O.
    5. Comparison of High Intensity Laser and Epicondylitis Bandage in the Treatment of Lateral Epicondylitis, Arch Rheumatol, Salli A, Akkurt E, Izki AA, Şen Z, Yilmaz H.
    6. Short-term Efficacy Comparison of High-intensity and Low-intensity Laser Therapy in the Treatment of Lateral Epicondylitis: A Randomized Double-blind Clinical Study, Arch Rheumatol, Kaydok E, Ordahan B, Solum S, Karahan AY.

  6. Laser Haute Puissance et arthropathie des doigts : la rhizarthrose

    Douleur_main_DJO_France

    INTRODUCTION

    La rhizarthrose est une arthrose importante de l’articulation trapézo-métacarpienne du pouce. Généralement idiopathique, elle peut aussi être la conséquence d’une fracture, d’une infection ou d’un rhumatisme important. Traiter de manière conventionnelle ce type de pathologie demande souvent une association de techniques et protocoles rigoureux.

    L’apport du Laser Haute Puissance permet non seulement de réduire ce temps de traitement mais aussi d’apporter un confort rapide et supplémentaire au patient.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE 

    Anatomie

    La colonne du pouce est constituée par le scaphoïde, trapèze, le 1 er métacarpien et les 2 phalanges. Cet ensemble se compose de 4 articulations la scapho-trapézienne (ST), la trapézo-métacarpienne (TM), en cause dans la rhizarthrose, la métacarpo-phalangienne (MP) et enfin l’inter-phalangienne IP). Au niveau musculaire, 9 muscles (4 extrinsèques venant de l’avant-bras et 5 intrinsèques) forment un ensemble qui permet une grande mobilité du pouce.

    Cette anatomie très particulière permet d’effectuer les mouvements suivants : adduction, abduction, flexion, extension et opposition. Grâce au pouce, la mobilité de la main se résume à plusieurs modes de préhension : la pince fine (unguéale d’opposition terminale, bidigitale par opposition subterminale, tridigitale, sub-termino-latérale, interdigitale) et la pince de force (préhension à pleine paume avec verrouillage par le pouce, préhension par empaumement). Mais l’articulation la plus importante reste la TM qui permet d’orienter le pouce lors de ces différents mouvements. Dans tout ce système articulaire, la TM comporte une capsule lâche, obligeant les différents ligaments à assurer la stabilité de cette articulation.

     

    Physiopathologie

    La rhizarthrose est caractérisée par une dégénérescence du cartilage, principalement sur la TM, mais qui s’étend souvent aux autres articulations de la colonne du pouce. Cette pathologie, prévalent chez les femmes âgées ou chez les travailleurs de force, présente quelques facteurs de risque comme l’âge, la dysplasie trapèzienne, les fractures du trapèze, de Rolando ou Bennet, mais aussi la laxité ligamentaire.

    Malgré tous ces facteurs, le facteur professionnel (travail de force avec la pince ou l’exposition fréquente aux vibrations) reste le principal pourvoyeur de douleurs.

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Bilan interrogatoire 

    Il sera centré sur l’âge du ou de la patiente, ses antécédents traumatiques mais surtout sur ses habitudes de la vie quotidienne, sûr son travail. Cet interrogatoire mettra souvent en avant des douleur, amplifiées par l’usage du pouce, entrainant des difficultés à l’utilisation de la pince pouce / index (par exemple, tourner la clef dans la serrure). Dans les cas les plus sévères, les douleurs persisteront au repos et la nuit.

     

    Examen clinique

    L’examen clinique doit toujours être comparatif avec le côté opposé. Il s’attache à l’analyse fonctionnelle, la mesure de la force, de la déformation et des douleurs.

    Tester les muscles extrinsèque (long abducteur, long et court extenseur, long fléchisseur propre) jusqu’à leur insertion proximale.

    L’examen fonctionnel de la main est indispensable. Pour cela on recherche essentiellement des troubles de la motricité fine ou de la force. On cherche une sensibilité à la pression sur la base du pouce, une raideur et une difficulté pour écarter le pouce. Si la rhizarthrose est avancée, on retrouvera une déformation, toujours à la base du pouce, avec une tendance à l’hyper-extension (aspect en zig-zag).

     

    Examens complémentaires 

    Radiographie  Sous 3 incidences : face, profil et une incidence spécifique de l’articulation trapèzo-métacarpienne
    Scanner Il est utilisé dans les cas d’arthrose post-traumatique
    IRM Simplement dans les formes débutantes ou particulières

     

    Classification

    La rhizarthrose est classée selon 4 stades :

    • Stade 1 : articulation normale ou peu élargie
    • Stade 2 : léger pincement articulaire avec des ostéophytes inférieurs à 2 mm
    • Stade 3 : destruction articulaire avec ostéophytes supérieurs à 2 mm
    • Stade 4 : les articulations TM et ST sont atteintes avec ostéophytes importants
    Classification radiologique rhizarthrose Crédit photo: Institut Européen de la Main

     

    Diagnostics différentiels

    Les diagnostics différentiels de la rhizarthrose pure sont :

    • L’arthrose péritrapèzienne
    • L’arthrose scapho-trapezo-métacarpienne
    • L’arthrite rhumatoïde
    • L’hémochromatose

     

    TRAITEMENT

    Le traitement de la rhizarthrose peut se diviser en 2 temps : la phase inflammatoire et la phase « froide ». Dans les deux cas, l’apport du laser sera important avec des modalités, de réglage et de périodicité de traitement, différentes.

     

    Traitement Laser Haute Puissance

    Modalités d’application :

    Chaque traitement se découpe en 3 phases de 3 mn environs. Le temps d’application va dépendre de la surface à traiter, de la densité d’énergie et de la puissance que l’on veut délivrer aux tissus en profondeur. Une formule peut s’appliquer :

     

    • DE en Joule
    • S = Surface TTT
    • P = Puissance appareil
    • p = profondeur en cm

     

    Le patient est positionné face au thérapeute, coude à 90° avec main en position neutre, pouce au zénith. Les zones à traiter étant d’une surface assez faible, nous opterons pour une petite tête de traitement. Chaque personne présente dans la pièce devra porter des lunettes et l’accès à la salle sera interdite lors du traitement.

     

    Traitement en phase inflammatoire

    • Première phase :

    Elle consiste à appliquer le laser au contact de l’articulation TM de façon circulaire en omettant aucune face (antérieure, latérale et postérieure). Tout en restant avec une puissance inférieure à 5 W/cm2. A cette puissance, le patient ne doit ressentir aucun désagrément.

     

    • Deuxième phase :

    Cette phase peut se diviser en 2 temps (en fonction de votre bilan initial) : tout d’abord un traitement sur les muscles extrinsèques en montant bien jusqu’au coude en mode continu.

    Commencer par une puissance de 6 à 7 W/cm2 puis augmenter en fonction de la sensation du patient (le seuil de sensation désagréable se site souvent vers 10 à 12 W/cm2). Deuxième temps à la partie distale du pouce et au niveau des articulation MCP et IP en mode stocastique avec des puissances inférieures à 9 W/cm2.

     

    • Troisième phase :

    Au niveau de la racine nerveuse (C6 à T1) en mode stocastique en effectuant un balayage de haut en bas puis latéralement.

    Vous pouvez aussi lors de cette phase traiter les points Trigger des muscles concernés de manière circulaire.

     

    Traitement en phase « froide » :

    La modification se fera simplement sur la première phase où l’on débutera par le mode interrompu (à partir de 5 W/cm2) pour aller vers un mode stocastique. Avec le mode interrompu vous êtes dans la continuité de l’action anti-inflammatoire alors que le mode stochastique privilégie le traitement de la douleur. Vous garderez les 2 autres phases avec des puissances qui peuvent augmenter.

     

    Kinésithérapie

    La kinésithérapie est, bien sur, associée au traitement laser. En fonction de vos objectifs et votre bilan, vous pourrez effectuer les séances de laser avant la séance (en phase « froide » pour favoriser la mobilité) ou après la séance (pour faire baisser l’inflammation ou la douleur).

     

    D’autres adjuvants peuvent compléter le traitement comme l’application de cataplasmes d’argile (à distance du laser), le Taping pour faciliter le relâchement musculaire (tension 0% sur un muscle placé en excentrique) ou le TENS en relâchement musculaire.

     

    Traitements complémentaires

    L’utilisation d’attelle de repos rigide nocturne est un très bon moyen de soulager l’articulation en complément d’une attelle souple la journée si besoin.

    DonJoy_Rhizoform_rhizarthrose

    L’ergothérapie en dispensant des conseils d’hygiène de la vie quotidienne, en préconisant des aides techniques afin d’obtenir une éducation gestuelle permettant d’envisager un avenir professionnel en adéquation avec sa maladie.

    Au niveau médical, le traitement débute généralement par des antalgiques simples (paracétamol), puis des AINS pouvant aller jusqu’à des corticoïdes ou injections d’acide hyaluronique.

    En dernier recours, la chirurgie peut être envisagée. Elle sera : soit conservatrice en effectuant une désinsertion partielle des tendons de la base du pouce ou une ostéotomie du trapèze - premier métacarpien ; soit non conservatrice avec trapézectomie ou prothèse trapezo-métacarpienne.

     

    CONCLUSION 

    Ce qu’il faut retenir :

    • Traiter la rhizarthrose dès les premiers symptômes
    • Utiliser le laser haute puissance sur toutes les phases d’évolution de la maladie
    • Traiter le patient dans sa globalité
    • Ne pas négliger les attelles ainsi que les aides techniques

     

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    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE, consultant Chattanooga - DJO

    Sources / Illustrations : DJO France, Institut Européen de la Main

    Bibliographie :

    • Anatomie fonctionnelle - Maloine 2011 - Kapandji A.I.
    • Anatomie générale et système locomoteur – Deboeck Sept 2016 – M. Schünke, E. Schulte, U. Schumacher
    • https://www.institut-europeen-main.com/
    • Efficacy of high-intensity laser therapy on arthropathy of the hands in patients with systemic lupus erythematosus: a double-blinded, randomized controlled trial - Clin Rehabil. 34(10):1303-1312 - oct-20 - Abdel-Aal NM, Ali KM, Eladl HM
    • High power laser therapy treatment compared to simple segmental physical rehabilitation in whiplash injuries (1° and 2° grade of the Quebec Task Force classification) involving muscles and ligaments - Muscles Ligaments Tendons J. 2013 Jul 9;3(2):106-11 - Conforti M, Fachinetti GP
    • Effects of High-Intensity Laser Therapy on Pain Sensitivity and Motor Performance in Patients with Thumb Carpometacarpal Joint Osteoarthritis: A Randomized Controlled Trial - American Academy of Pain Medicine - oct-20 - Raquel Cantero-Téllez, Jorge Hugo Villafañe, Kirstin Valdes, Santiago García-Orza, Mark D Bishop, Ivan Medina-Porqueres
    • Class IV laser therapy for trapeziometacarpal joint osteoarthritis: Study protocol for a randomized placebo-controlled trial – Pub Med – Mars 2018 - Ivan Medina-Porqueres, Raquel Cantero-Tellez
    • Anatomie de Trigger Points – Eveil Santé 2016 – S. Niel-Asher
    • https://www.docteurphilipperoure.com/chirurgie-main/rhizarthrose/
    • Physiotaping Therapy - K-Sport 2011 – A. Bruchard, O. Mouraille
    • Argile – Eyrolles 2013 -N. Cousin
  7. Soulagement du syndrome du canal carpien par Laser Haute Puissance 

    INTRODUCTION 

    Le syndrome du canal carpien est la plus fréquente des neuropathies de compression. Il correspond aux manifestations neurologiques dues à la compression du nerf médian lors de son passage au niveau du canal carpien. Le traiter avec le Laser Haute Puissance demande un diagnostic précis afin de déterminer la prédominance de la phase inflammatoire ou d’adhérence.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Anatomie 

    Le nerf médian est limité :

    • En arrière par la gouttière osseuse du carpe et le fléchisseur superficiel de l’index
    • En avant par le ligament annulaire antérieur
    • Médialement par le tendon du long fléchisseur du pouce
    • Latéralement par le tendon du long fléchisseur du troisième doigt

     

    A la sortie du canal, le nerf médian se divise en 2 parties :

    • Un rameau moteur pour les muscles thénariens (court abducteur du pouce, opposant et court fléchisseur du pouce – chef superficiel) et muscles lombricaux (1er et 2e)
    • Des rameaux sensitifs pour la face palmaire des 3 ½ doigts latéraux

    Attention, les variantes anatomiques du nerf ulnaire sont assez fréquentes, classées en 4 groupes par Lanz.

     

    Physiopathologie

    Généralement le mécanisme de cette neuropathie est une compression du nerf dans le canal ostéo-fibreux par une hypertrophie des différents éléments constituant la paroi ou des éléments qui le traverse.

    L’étiologie est souvent idiopathique, 50 % des cas, mais peut être :

    • Traumatique : cal, séquelles de fractures
    • Professionnelles ou sportive
    • Endocrinienne : grossesse, diabète, hypothyroïdie
    • Rhumatismale : arthrose, kyste
    • Microcristaux : chondrocalcinose, goutte

     

    Les facteurs favorisants sont :

    • Age : 30-50 ans chez les femmes et 40-60 ans chez les hommes (1)
    • Les sexes : les femmes surtout au moment de la grossesse ou lors de la ménopause (2)
    • Génétique et taille du canal ou l’obésité
    • L’activité professionnelle (3) ou sportive

     

    Cette augmentation de pression, qui va directement guider notre traitement au laser, entraine une :

    • Modification de la microcirculation provoquant stase veineuse et œdème
    • Baisse de l’apport en nutriment et en oxygène réduisant la capacité du nerf à transmettre l’influx nerveux

     

    BILAN ET DIAGNOSTIC

    Interrogatoire

    Il sera une étape importante de votre diagnostic, comme le souligne l’ANAES en 1997(4). Il sera surtout centré sur les signes décrits par le patient, à savoir des engourdissements des 3 premiers doigts et du bord externe du 4iem, des sensations de fourmillements ou brulures principalement présentes la nuit ou au réveil. Parfois des douleurs ascendantes apparaissent remontant au niveau de l’avant-bras, le coude et l’épaule.  L’évolution entraine une perte de force voir de mobilité du pouce avec fonte musculaire.

    La profession et l’âge sont aussi des facteurs à prendre en compte, tout comme les capacités fonctionnelles. Vous pouvez aussi utiliser des questionnaires spécifiques comme le diagramme de Katz, l’échelle du CTS-6 ou le Boston Carpal Tunnel Questionnaire (mBCTQ).

     

    Examens et signes cliniques

    La deuxième phase consiste à effectuer un examen clinique, en fonction des signes décrits plus haut, comme l’évaluation de la sensibilité, de la trophicité et de la motricité.

    Vous pouvez aussi effectuer des tests cliniques de provocation comme le test de Phalen (flexion maximale des 2 poignets, en opposition : positif si des paresthésies apparaissent sous 1 mn), signe de Tinel (petit choc du praticien au niveau du nerf médian : doit entrainer des picotements) ou test de Mc Murthry-Durkan (compression nerf médian).

    Les signes cliniques sont souvent à apparition progressive avec dans un premier temps une paresthésie sur le territoire du nerf médian, irradiante à l’avant-bras et prédominante la nuit, ou lors de sollicitations répétitives d’activités manuelles. L’évolution de ces symptômes amène à avoir des paresthésies permanentes ainsi que des déficits moteurs (opposant et court abducteur) avec maladresse de la main, puis une amyotrophie latérale de l’éminence thénar. Au début, le patient peut soulager la douleur en agitant sa main. D’autres signes cliniques, notamment vasomoteurs, peuvent apparaitre comme l’hypersudation ou l’œdème de la main.

     

    Examens complémentaires

    L’examen de choix reste l’électromyogramme (EMG) qui nous précisera l’importance de l’atteinte nerveuse. Cela permettra aussi de détecter une compression d’un autre nerf (ulnaire) simultanément ou de manière plus proximale.

    D’autres examens peuvent s’avérer utiles comme :

    • La radio : à la recherche de pathologies associées, arthrose, anomalie osseuse
    • L’échographie : pour évaluer l’augmentation de la surface du nerf (ou pour la recherche de tumeur) mais qui reste exceptionnelle
    • L’IRM n’est pas un examen nécessaire (ANAES)

     

    Diagnostics différentiels 

    Plusieurs pathologies sont à éliminer :

    • Le syndrome du canal de Guyon : atteinte du nerf ulnaire au niveau du poignet
    • Une atteinte du nerf médian mais plus haut au niveau du coude
    • Une pathologie radiculaire de C6
    • Un syndrome du défilé thoraco-brachial

     

    TRAITEMENT 

    Conditions de traitement 

    Le traitement laser va s’effectuer selon 3 phases de 3 mn environ chacune. Le temps de traitement étant conditionné par la densité d’énergie que l’on a déterminée, en fonction de la puissance délivrée et de la grandeur des zones à traiter.

    Exemple : pour une zone de 4 cm / 4 cm (16 cm2) avec 5 à 7 W de Puissance, vous devrez appliquer le laser pendant 2 mn 20 à 3 mn. (Selon la formule de Tuner et Hode)

    Il est plutôt conseillé d’appliquer le laser après une séance de kiné, d’ostéopathie ou en alternance de façon bi-hebdomadaire.

    La position du patient face au thérapeute, coude à 90° avec mains posée sur la table face palmaire vers le haut. Les zones à traiter étant d’une surface assez faible, nous opterons pour une petite tête de traitement.

     

    Phase 1 En phase « froide » sera privilégié un traitement répondant aux caractéristiques suivantes :

    ·       Mode continu en commençant à 5 W de puissance pour monter à 7 W en fonction de la sensation du patient (hyperémie sans douleur)

    ·       Application circulaire, centrée sur le passage du nerf sous la gaine

    Si à l’examen la composante inflammatoire sous-jacente est importante, il convient de commencer avec un mode anti inflammatoire, limité à 5 W (soit un temps d’émission de 30%). Puis au fil de l’évolution des signes, vous passerez au mode interrompu (de 50 à 80 % d’émission) avant de débuter le mode continue.

    Phase 2 Elle consiste à traiter les douleurs irradiantes au niveau des trajets nerveux distaux du nerf médian. Vous conduirez l’applicateur le long des différentes branches au niveau de la paume de la main.

    ·       Mode stocastique qui permet de soulager la douleur

    ·       La puissance appliquée va de 6 à 7 W voir 10 W en fonction de votre appareil et des sensations du patient

    Phase 3 Cette troisième phase doit suivre votre bilan :

    ·       Soit, vous détectez d’importantes courbatures sur les muscles fléchisseurs, dans ce cas travaillez en mode continue (au moins 6 à 7 W voir plus) sur la ou les zone(s) contractée(s), grâce à une application en balayage. Dans cette partie, ne négliger pas les muscles de la ceinture scapulaire qui sont souvent sous tension

    ·       Soit, vous privilégiez le traitement d’un ou deux Points Trigger

    ·       Sinon, si la douleur est très violente, vous pouvez traiter la racine nerveuse du nerf médian au niveau de la colonne cervicale (C6 à T1) en mode stocastique

     

    Traitement associé

    Quand je parle de traitement associé c’est avant tout essayer d’éliminer les facteurs déclenchants ou favorisants qui sont :

    • Éviter les gestes répétitifs par l’automatisation de certaines tâches
    • Utiliser des aides techniques appropriées afin de moins solliciter la pince
    • Aménager son poste de travail : positionnement du clavier et souris
    • Aménager des périodes de repos
    • Travailler sur la posture et l’éducation du patient

     

    Traitement complémentaire

    L’immobilisation du poignet, diurne ou nocturne en fonction du stade d’évolution, avec le port d’une attelle, reste primordial.

    La rééducation sous plusieurs axes :

    • Mobilisations spécifiques des os du carpe
    • Étirement du rétinaculum des fléchisseurs
    • Mobilisations neuro-méningées
    • Massage des contractures musculaires

    Les Ondes de Choc(5), sur un canal carpien modéré, complèteront votre traitement. Cette thérapie combinée, bien maitrisée, sera un atout dans votre prise en charge. Vous pouvez aussi utiliser les TENS(6) en adjuvants.

    Les traitements médicamenteux à base d’AINS ou de corticoïdes pour aller jusqu’à l’infiltration si besoin.

     

    CONCLUSION

    Avoir un traitement conservateur pour le syndrome du canal Carpien est une solution à privilégier. Pour cela, l’apport du laser dans cette pathologie permet d’agir sur les principales composantes qui sont (6) :

    • La douleur par augmentation de la vascularisation et micro-circulation, et donc baisse de l’œdème et de la stase veineuse
    • La compression par libération d’oxygène et apport d’O2 pour la cellule
    • La régénération des tissus lésés par biostimulation (libération d’ATP) amenant des nutriments à la cellule

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

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    Auteur : Bernard BONTHOUX - Ostéopathe DO, MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser Haute Puissance.

    Sources / Illustrations : DJO France

    Bibliographie :

    1. Syndrome du canal carpien opéré en France en 2008, caractéristiques des maladies et leur prise en charge, revue de neurologie, TUPPIN P, BLOTIERE PO, WEILL A, et Al., 2011
    2. Physiopathologie des syndromes canalaires, revue du Rhumatisme. Avril 2007, BLANCHER A, KUBIS N.
    3. Syndrome du canal carpien. Estimations de l’incidence, de la prévalence et du poids de l’activité professionnelle dans sa survenue dans les Pays de la Loire, France, 2002-2004.TMS d’origine professionnelle. Une préoccupation majeure, Fev 2010. HA, FOUQUET N, ROQUELAURE Y, ET AL.
    4. Stratégie des examens paracliniques et des indications thérapeutiques dans le syndrome du canal carpien, rapport ANAES, 1997
    5. Pain and electrophysiological parameters are improved by combined 830-1064 high-intensity LASER in symptomatic carpal tunnel syndrome versus Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation. A randomized controlled study. Eur J Phys Rehabil Med. 2013 Apr;49(2):205-11.
    6. Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation. fyz. Lék., 20, 2013, č. 2, s. 113-119.
  8. Comment intégrer le Laser Haute Puissance dans le traitement des entorses de cheville?

    Nous allons dérouler dans cet article le traitement de l’entorse latérale de la cheville versus Laser Haute Huissance (HPL). Avant de décrire les mécanismes, éléments en causes et le traitement laser, il conviendra de définir les différentes phases de cette pathologie, des plus fréquentes en traumatologie. Sont exclues de cet article les entorses avec fracture.

     

    EPIDEMIOLOGIE

    L’entorse latérale de la cheville est le trouble musculo-squelettique le plus important dans la population (80% des traumatismes de la cheville), et non pas simplement dans le milieu sportif. Mal soignée, elle peut engendrer des troubles sur toutes les chaînes physiologiques montantes.

     

    ANATOMIE

    Anatomie de la cheville DJO

    Rapidement nous vous rappelons les principaux points de l’anatomie de la cheville et surtout ses connections douloureuses induites.

    La principale articulation de la cheville est l’articulation talo-crurale, type ginglyme, qui doit toujours être associée en termes de diagnostic et rééducation, aux autre articulations distales, constituant les arches plantaires. Ce complexe global permet les mouvements d’inversion et éversion.

    Au niveau ligamentaire, nous retiendrons les 3 principaux ligaments collatéraux que sont le talo-fibulaire antérieur, le calcanéo-fibulaire et le talo-fibulaire postérieur.

    Concernant le système musculaire, qu’il conviendra d’examiner aussi, nous retiendrons les muscles fibulaires avec :

    • Le long fibulaire (de la tête de la fibula et 2/3 proximaux de sa face latérale jusqu’à la face plantaire du cunéiforme et la base du 1er métatarsien)
    • Le court fibulaire (moitié distale de la face latérale de la fibula et sur les septums inter-musculaires jusqu’à la tubérosité du 5éme métatarsien)
    • Le troisième fibulaire (du bord antérieur de la fibula distale à la base du 5ème métatarsien)

    Cette configuration anatomo-physiologique va nous obliger à prendre en considération les douleurs annexes que sont : les douleurs articulaires au niveau du naviculaire et de la tête du 5ème métatarsien, musculaire des fibulaire et des arches longitudinales et transversales.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE

    Le mécanisme lésionnel de la cheville comporte en général 2 phases :

    • Une première qui amène l’articulation talo-crurale en inversion
    • Une deuxième qui produit une compression de bas en haut.

    Cette conjonction de ces 2 facteurs entraine l’entorse latérale de la cheville qui lèse plusieurs ligaments en fonction de la gravité et suivant une hiérarchie :

    • Ligament talo-fibulaire antérieur en premier
    • Ligament calcanéo-fibulaire ensuite
    • Ligament talo-fibulaire postérieur en dernier

     

    CAS CLINIQUE

    La clinique repose essentiellement sur l’anamnèse et la sémiologie.

    L’examen clinique en urgence n’étant pas toujours en concordance avec la réalité ligamentaire, il est important de réitérer ce type d’examen à 3 voire 5 jours post-traumatiques.

     

    CLASSIFICATION ET DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

    a) Classification

    En dehors de la classification habituelle en 3 stades, de Lécluse nous propose une classification en 4 grades incluant la démarche protocolaire suivante:

    Classification de Lecluse by DJO

     

    b) Diagnostic différentiel

    De manière non exhaustive, quelques pathologies seront à écarter :

    • Les lésions isolées de la syndesmose tibio-fibulaire qui risquent d’être confondue avec une lésion du ligament collatéral latéral
    • Des fractures du 5ème métatarsien ou de la malléole latérale
    • L’entorse des articulations de Chopart, Lisfranc
    • Les luxations de tendons fibulaires, assez rares

     

    LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES

    L’imagerie demeure un élément important afin de préciser le diagnostic et suivre l’évolution de la pathologie.

    En premier lieu la radiographie peut être prescrite afin d’éliminer toute fracture (15% des cas). Ensuite vient l’échographie qui devrait être un examen fondamental pour cette pathologie. Malheureusement elle est souvent sous utilisée car demandant un matériel performant, et donc très onéreux. Enfin l’IRM ou le scanner : chacun ayant sa spécificité, pour l’étude fine des ligaments privilégier l’IRM, pour les suspicions de petites fractures le scanner jouera pleinement son rôle.

    Toutes ces indications seront le résultat d’un suivi de la classification de de Lécluse et d’une décision médicale.

     

    LE TRAITEMENT COMPLEMENTAIRE AU LASER EN FONCTION DES STADES

    a) La Rééducation 

    La rééducation se déroule classiquement en 4 phases ayant chacune des caractéristiques en fonction de la cicatrisation ligamentaire. Cette différentiation va nous permettre de moduler les paramètres du laser afin de mieux cibler son action.

    J0 à J3 Phase 1 : phase inflammatoire avec œdème fréquent.

    En premier lieu, le protocole RICE (ou GREC) doit être appliqué afin de lutter contre l’œdème, la douleur. Plusieurs techniques sont alors utilisées en complément : drainage, électrothérapie TENS, contention, cryothérapie, etc.

    J4 à J10 Phase 2 : période de prolifération précoce.

    Une phase de mobilisation articulaire douce peut s’ajouter ainsi que de la proprioception en décharge.

    J11 à J21  Phase 3 : phase de prolifération tardive.

    Cette phase permet un travail proprioceptif progressif ainsi qu’un début d’électrostimulation musculaire ou de renforcement des fibulaires (statique-concentrique-excentrique).

    J22 à J56  Phase 4 : modelage et maturation des tissus.

    C’est la phase de reprise d’activité en fonction de l’évolution et des tests effectués par la thérapeute. La proprioception spécifique devra guider la rééducation.

    Toutes ces phases sont, bien sûr, à moduler en fonction des critères d’évolution, de douleur, de récidives, etc. Chacun appliquera ses propres techniques en fonction de sa sensibilité et du patient sportif ou non.

     

    b) Les Attelles (ou orthèses)

    Une large gamme d’attelles (ou orthèses) est à votre disposition. Chaque phase doit correspondre à un type d’orthèse avec 2 objectifs : efficacité et confort. Il existe en effet des attelle spost-traumatique et des attelles de reprise d'activité, comme vous pourrez trouver dans la gamme Cheville de DJO France.

    De la phase d’immobilisation, avec cryothérapie intégrée, à la phase de reprise de sport (il convient de privilégier le confort et une tenue « proprioceptive ») en passant par les phases intermédiaires où l’orthèse doit allier tenue et mobilité.

    chevillère élastique Strapilax ChevilleDJO

     

    OBJECTIFS DE LA THERAPIE LASER

    a) Les avantages

    Le traitement laser d’une entorse de la cheville comporte plusieurs avantages :

    • Utilisation lors de toutes les phases de traitement
    • Non douloureux
    • Facilité d’utilisation
    • Rapidité de traitement (9 mn en moyenne)

    b) Les actions en fonction des phases :

    • La vascularisation (longueur d’onde de 1064 nm) permet une augmentation de la circulation entrainant à la fois la baisse de douleur et une résorption de l’œdème plus rapide. Cette caractéristique sera primordiale en phase 1.
    • L’oxygénation (longueur d’onde de 980 nm), grâce à l’oxyhémoglobine qui libère l’oxygène pour le métabolisme cellulaire, important pour la phase 2 et la suite du traitement.
    • La biostimulation (longueur d’onde de 810 nm) augmente la production d’ATP facilitant la régénération tissulaire nécessaire tout au long des phases de prolifération.

     

    LES TRAITEMENTS LASER

    a) Localisations

    Le traitement laser doit s’envisager en travaillant sur plusieurs zones distinctes :

    • Au niveau du ou des ligaments touchés et ce grâce à la technique circulaire
      Traitement anti-inflammatoire de la capsule articulaire de la cheville -mode pulsé Traitement anti-inflammatoire de la capsule articulaire de la cheville -mode pulsé
    • En périphérie de tout le complexe articulaire de la cheville, sans omettre les structures articulaires distales et les muscles fibulaires. Étant donné que la zone est assez étendue, on appliquera le laser selon la technique de balayage en s’arrêtant 1 ou 2 s sur les points exquis (Exemple : l’os naviculaire ou la tête du 5ie métatarsien)
      Traitement antalgique m. court fibulaire - mode stochastique Traitement antalgique m. court fibulaire - mode stochastique

       

    • Au niveau de la racine nerveuse des dermatomes de L4 à S2, grâce à un quadrillage court

    • Sur les points trigger des fibulaires (long, court et troisième), en technique circulaire.
      Traitement Trigger m. long fibulaire lors d'entorses de cheville - mode stochastique Traitement Trigger m. long fibulaire lors d'entorses de cheville - mode stochastique

       

    b) Pratique

    En ce qui concerne la durée, on considère classiquement que 3 applications sur des zones différentes de 3 mn chacune optimisent les résultats.

    Phase 1

     

    L’objectif premier sera de faire baisser l’œdème et la douleur afin de permettre au kiné de commencer des mobilisations au plus vite.

    Qui dit phase inflammatoire aigüe, dit mode anti-inflammatoire. Ce mode, avec un rapport cyclique de 30 %, évite tout échauffement. A ce stade, une puissance de 5 W est suffisante. Bien sûr si le patient vous décrit une douleur vive, la puissance devra être diminuée puis augmentée au fil des séances jusqu’à atteindre 5 W.

    La deuxième caractéristique de cette phase est la douleur très importante au début. Nous allons donc travailler sur 2 zones : en périphérie de l’articulation (naviculaire, scaphoïde, retinaculum des fibulaires, etc.) en fonction du bilan initial, et au niveau de la racine nerveuse L4-L5-S1. L’application du mode stochastique amplifie la libération d’endorphines et déclenche le phénomène de Gate Control.

    Un traitement quotidien, qui peut déborder sur la phase 2, est indispensable.

    Phase 2

     

    Le processus inflammatoire n’étant plus prédominent, il convient de passer d’un mode anti-inflammatoire à un mode interrompu. La puissance pourra donc évoluer passant de 5 W à 7 voir 10 W en fonction de la sensation du patient, et toujours en respectant la sensation de douleur.

    Dès cette phase, vous pouvez commencer à travailler sur les muscles fibulaires, en débutant par le mode stocastique puis en évoluant vers un mode continu si des contractures apparaissent. Vous garderez une application au niveau de la racine nerveuse.

    Appliquer une séance de laser tous les 2 jours est un bon rythme.

    Phase 3 et 4

     

    Si vous considérez qu’il reste de l’inflammation, vous continuerez le mode interrompu en augmentant votre puissance.

    Sinon vous pouvez passer au mode continue aussi bien sur la zone de traumatisme qu’à distance au niveau des fibulaires.

    Cette phase est aussi l’occasion de traiter les points trigger des muscles fibulaires en débutant à 7 W de puissance. Soit en traitant 1 mn par point trigger, soit en fonction de votre bilan sur le plus douloureux pendant 2 à 3 mn.

    Points Trigger Fibulaires

    Durant ces phases, vous pourrez traiter avec le laser en adjuvant lors de chaque séance de rééducation en fonction de votre interrogatoire de début de séance.

    Exemple : pour la douleur, il faut préférer un traitement stochastique, et pour les courbatures plutôt un mode continu, …

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    Face à cette pathologie omniprésente dans les cabinets, le laser rempli pleinement les objectifs qui sont : baisse de l’œdème et la douleur, réparation des tissus durant les 3 phases d’inflammation, prolifération et remodelage. Adapter les réglages de l’appareil au bilan quotidien permet de cibler au mieux les effets, garantissant une meilleure guérison.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé au patient de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur ces appareils, cliquez ICI.

    Dispositifs médicaux de classe IIb, lire attentivement les notices avant utilisation.

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    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO, consultant Chattanooga - DJO – MKDE

    Sources / Illustrations :  DJO France

    Bibliographie: DJO France

  9. Lésions musculaires : en quoi la thérapie Laser est-elle un vrai plus en rééducation?

     

    Chaque praticien, spécialisé dans le sport ou non, reçoit régulièrement dans son cabinet des patients pour des lésions musculaires. La prise en charge, quelle que soit la phase, aura deux objectifs : un retour au plus vite à la situation initiale (muscle apte à assurer sa fonction normalement) et éviter le processus d’aggravation. Face à cette pathologie, nous allons voir que le laser convient pour les différentes étapes du processus.

    En déroulant les 5 phases de lésions musculaires (découpage non exhaustif) et en adaptant le mode d’admission du laser, le thérapeute gagnera en délais de guérison.

    Dans cet article, nous ne traiterons que les lésions intrinsèques du muscle, qui sont des lésions où la résistance de la structure musculaire est dépassée. Et non pas les lésions extrinsèques qui sont un écrasement du tissu musculaire contre la structure osseuse (contusion).

     

    LES STADES DE LESION

    Les stades qui vont de la contracture à la déchirure méritent que l’on s’attarde un peu sur les processus et les différentes phases qui entraînent une modification du traitement. Nous traiterons donc le sujet en découpant, de façon arbitraire, les lésions musculaires pour en adapter le traitement laser. (1)

     

    EPIDEMIOLOGIE

    Selon plusieurs études et cohortes, on sait qu’en fonction du sport, le taux de lésion musculaire varie de 10 à 55 %.

    Elle touche principalement les hommes (90%) et les membres inférieurs (90%).

    Par ordre de fréquence, on retrouve les ischios-jambiers (37%), les adducteurs (23%), les quadriceps (19%) et enfin le triceps sural (13%).

    Un facteur est à prendre en compte, le taux de récidive qui est évalué à 16%. (2)

     

    PREAMBULE

    Avant de traiter ces pathologies, un check-up périphérique est important :

    • Voir s’il n’y pas de fatigue supplémentaire,
    • Voir s’il n’y a pas une mauvaise hygiène de vie,
    • Vérifier la boisson ainsi que tous les sels minéraux,
    • Voir s’il n’y a pas un manque d’étirements,
    • Vérifier les axes du membre inférieur, du rachis et la statique de l'ensemble du corps, le type de chaussures, en somme tous ces éléments qui sont souvent en cause dans le processus de lésion musculaire des membres inférieurs.

     

    ANAMNESE ET CLINIQUE

    La contracture : c’est une accumulation de toxines dans le muscle. L’organisation structurale du muscle n’est pas touchée, les lésions se limitent à la fibre musculaire. La douleur est souvent difficile à repérer car elle arrive progressivement, entre 6 et 48 heures, et ne produit pas de gêne significative.

     

    L’élongation : d’arrivée brutale, elle oblige à l’arrêt de l’activité. Il y a parfois une déchirure de quelques fibres musculaires. Aucune douleur au repos, mais celle-ci se révèle dès que l’activité s’amplifie. L’examen permet de déceler une douleur localisée souvent lors de l’étirement.

     

    La déchirure : la survenue est toujours brutale (coup de poignard), ne permettant pas la poursuite d’activité. On retrouve en général un œdème avec souvent un saignement au niveau de la déchirure. La palpation permet de mettre en évidence une douleur importante et très localisée, le ballotement musculaire est faible et douloureux, les tests sont tous douloureux.

     

    La rupture : survenue brutalement avec l’apparition rapide d’un œdème, une encoche musculaire et progressivement une tension de tout le muscle.

     

    LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES 

    Ils sont principalement de deux ordres et, même si l’examen clinique est généralement suffisant, l’échographie ou l’IRM permettent de confirmer la lésion ainsi que le stade :

    L’échographie, avec un défaut : elle est opérateur dépendant. Certains clubs, comme le FC Barcelone au foot, attendent 48 heures avant de faire cet examen car ils estiment que l’examen n’est pas assez précis avant.

    L’IRM, qui permet de mieux visualiser les muscles profonds, facilite elle aussi la prise de décision concernant les délais de reprise du sport. C’est un examen qui peut être effectué à tout moment. (3)

     

    TRAITEMENT PAR LA THERAPIE LASER 

    Rappel physique

    Bien traiter, c’est aussi avoir en tête l’action sur les tissus en fonction des longueurs d’onde, résumée sur le schéma suivant :

     

    La contracture

    Afin de bien caractériser la contracture, il est important de vérifier plusieurs signes palpatoires : le cordon musculaire douloureux et parfois une douleur à l’étirement. Étant donné que la contracture correspond à une asphyxie du muscle, l’utilisation du laser se fera principalement en visant l’action photochimique (vers 980 nm). C’est à dire la libération d’oxygène au niveau du tissu musculaire ainsi que la vascularisation (vers 1064 nm). Il est important de cibler la zone la plus touchée, mais également les insertions tendineuses qui sont sollicitées.

    Dans le réglage de votre laser, privilégiez la profondeur musculaire(4) en ayant des puissances élevées, l’action anti-inflammatoire est souvent nécessaire au début (émission interrompue avec un rapport cyclique de 30% environ). On sait en effet que suite à l’exercice, des microlésions se sont créées entraînant un processus inflammatoire qui suit l’atteinte des fibres. Puis vous évoluerez vers des temps d’émission de plus en plus faibles pour arriver sur un mode continu (échauffement des tissus).

    En général deux à trois séances suffisent dans les deux à quatre jours qui suivent les premiers signes. Elles peuvent s’effectuer en parallèle de l’entrainement, au début après la séance puis ensuite avant la séance afin de préparer le muscle à l’effort.

     

    L’élongation musculaire 

    Dans ce cas nous n’avons pas de saignement, d’hématome ou d’ecchymose. Généralement nous avons une douleur sur toute la longueur du muscle qui persiste au repos. Ici la douleur est souvent plus localisée, à la différence de la contracture. L’échographie n’est pas spécialement indiquée dans ce cas, car elle ne fait pas mieux que l’examen clinique.

    Tout le muscle étant touché dans sa longueur, il est souvent judicieux de prendre une tête de laser plus large pour balayer une plus grande surface. Dans ce cas, nous appliquerons un temps de traitement plus long ou des puissances plus élevées afin de délivrer la même quantité d’énergie, en s’appuyant sur les formules suivantes :

    E (Énergie) = P (Puissance) x T (Temps)

    DE (Densité Énergie) = E x S (Surface)

    Pour l’élongation, le protocole laser se rapproche de celui de la contracture mais avec une phase anti-inflammatoire souvent plus longue, avant de passer sur un mode interrompu. Durant cette première partie de traitement, la biostimulation (vers 810 nm) va permettre une meilleure régénération des tissus en augmentant la production d’ATP.

    Cette phase est délicate à traiter chez certains sportifs car la douleur diminue rapidement et ils veulent repartir au sport. Votre rôle sera donc de les freiner avec un repos total de deux à six jours. Vous pouvez profiter de cette période de repos pour faire des séances quotidiennes (cinq) de laser, avant de passer à trois puis deux séances par semaine.

     

    La déchirure

     

    Dans la déchirure, il est important de connaître les phases citées ci-dessus mais pour le traitement laser, il est préférable de découper notre action en deux phases. Charge à vous de moduler en fonction de l’évolution.

    • Une première avec œdème, douleur et généralement saignement. L’échographie nous montre une désorganisation de l’architecture musculaire avec perte d’alignement des fibres. Le traitement sera in situ au niveau de la déchirure en mode anti inflammatoire, puis interrompu sur des fréquences permettant la bio-stimulation (vers 810 nm) et l’élimination de l’œdème.
    • La deuxième phase de la déchirure, avec rétraction musculaire. Les adhérences étant les principales composantes du muscle, nous devons amener de la chaleur et travailler pour régénérer les tissus : donc le laser en mode continu, avec une augmentation de puissance progressive, si besoin d’aller en profondeur. Le tout sur des longueurs d’onde d’environ 1064 nm
    • Dans les deux phases, des réglages visant à la libération d’endorphine me paraissent indispensables afin de faire baisser rapidement la douleur et de ne pas altérer le geste. Privilégiez un mode qui alterne les différents paramètres du laser, pour avoir un effet sur les nocicepteurs et les mécanismes de régulation de la douleur, évitant l’accommodation. (5)

    L’objectif est en premier lieu une baisse significative et très rapide de l’œdème ainsi que du saignement. Pour cela il faut traiter tous les jours pendant minimum cinq jours.

    Pour traiter de manière plus précise, il est important de toujours apprécier l’emplacement et la profondeur du saignement (superficiel, interstitiel ou en profondeur).

     

    PHASES DE TRAITEMENT 

    Cette pathologie est vraiment une pathologie idéale pour le laser(6) tout au long du processus de guérison. Il agit lors des trois phases de réparation des tissus :

    • la phase d’inflammation
    • la phase de prolifération
    • la phase de remodelage

    Chaque session de traitement est découpée en trois, voire quatre phases, chacune de trois minutes. Généralement au niveau de la zone précise de la lésion, puis sus et sous lésionnel jusqu’à la zone tendineuse ou insertion musculaire du muscle concerné.

    Le suivi clinique est primordial sur ce type de pathologie afin d’en évaluer l’évolution, qui est en général rapide (évolution de l’état tissulaire).

    Pour en savoir plus, regardez cette vidéo.

    TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

    Les traitements complémentaires sont nombreux :

    • Pour les pathologies de type crampe, la discussion entre le patient et le thérapeute doit permettre d’avoir un double feed-back permettant des réglages plus précis de l’appareil,

    • Pour les lésions d’élongation et déchirure, la base de traitement est le repos. Ensuite, à l’exception des courbatures, le protocole RICE (ou GREC ou BREF) est le plus souvent appliqué.

    • Le tape est une option intéressante : pour la relaxation du muscle grâce à un étirement maximal sans tension du distal au proximal, pour une baisse de l’œdème avec une pose en éventail sans tension et en direction distale.

    • Utiliser un appareil d'électrostimulation est un excellent complément. Au début avec un programme de capillarisation, TENS. Par la suite, nous pourrons évoluer vers des programmes de renforcement endurance, puis en fonction de l’objectif et du groupe musculaire vers des réglages plus spécifiques.
    • Enfin, mais qui est du ressort des médecins, l’utilisation des PRP. (7)

     

    CONCLUSION 

    La thérapie laser sur les lésions musculaires est un atout indéniable permettant une accélération de la guérison.

    Bien maitriser le bilan, surtout palpatoire, et les différents réglages de l’appareil sont des conditions indispensables sur ce type de pathologies.

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur ces appareils, cliquez ICI.

     

    Auteur : Bernard BONTHOUX, Osthéopathe DO, consultant Chattanooga - DJO – MKDE

    Sources / Illustrations : DJO France, Bruno Aguirre, Christopher Campbell, Annie Spratt.

    Bibliographie :

    • « Prise en charge des accidents musculaires » par le Dr Rolland GROSSEN
    • « Prise en charge thérapeutique des lésions musculaires aigües intrinsèques » par le Dr El BAKALI
    • « Prise en charge diagnostique des pathologies musculaires du sportif en médecine générale » par le Dr Guillaume SARRE
    • « Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation », Prouza O, Jeníček J, Procházka M., Rehabil. fyz. Lék., 20, 2013, č. 2, s. 113-119.
    • « High power laser therapy treatment compared to simple segmental physical rehabilitation in whiplash injuries (1° and 2° grade of the Quebec Task Force classification) involving muscles and ligaments », Conforti M, Fachinetti GP, Muscles Ligaments Tendons J. 2013 Jul 9;3(2):106-11,
    • « Prise en charge des lésions musculaires aigües en 2018 », Rev Med Suisse 2018 ; 14 : 1332-9, Drs Adrien Jean-Pierre SCHWITZGUEBEL, Guillaume MUFF, Emiko NAETS, Drs Christos KARATZIOS, Mathieu SAUBADE et Pr Vincent GREMEAUX.
    • « Lésions musculaires » par le Dr Maxime GROSCLAUDE, La Tour, Sport Medicine

     

     

     

  10. Tendinopathies du coude: les bienfaits de la thérapie Laser

     

    Les tendinopathies du coude se définissent sous plusieurs formes et plusieurs stades. Le but de cet article n’est pas de repenser le traitement de ces pathologies mais d’apporter un axe thérapeutique à la fois complémentaire et ciblé. Pour rester précis dans nos propos, nous focaliserons les explications sur les tendinopathies latérales chroniques et rebelles aux différents traitements. Grâce au laser, en acte seul ou en adjuvant, vous devriez retrouver une marge de progression vers la guérison.

     

    ANATOMIE

    Pour décrire rapidement l’anatomie de la partie latérale du coude, il convient surtout de connaître les différents muscles qui s’y attache et leurs fonctions. Sont concernés dans cette pathologie les extenseurs du poignet que nous schématisons dans le tableau suivant :

    Nom Insertion Proximale Insertion distale Fonction Innervation
    Long Extenseur radial du carpe Epicondyle latéral de l’humérus et Septum intermusculaire latéral Face dorsale de la base 2iem méta Extenseur et abducteur de la main Radial
    Court Extenseur radial du carpe Epicondyle latéral de l’humérus, face antèrieure Face dorsale de la base 3iem méta Extenseur et abducteur de la main Radial
    Extenseur Ulnaire du Carpe Epicondyle latéral et bord postérieur Ulna Face dorsale de la base 5iem méta Extenseur et adducteur de la main Radial branche profonde
    Brachoradial ¼ inf. du bord latéral de l’humérus Face latérale de l’apophyse de la styloïde radiale Fléchisseur avant-bras et bras. Ramène le bras en position de fonction Radial

    PHYSIOPATHOLOGIE

    L’épicondylite latérale se manifeste surtout dans un contexte professionnel (TMS) ou sportif (tennis elbow) suite à des mouvements répétitifs. Cette pathologie dont le diagnostic est principalement clinique, touche en général les patients entre 35 et 55 ans.

    Les connaissances actuelles penchent surtout en faveur d’une atteinte dégénérative (micro-lésions) et moins sur l’aspect inflammatoire. Les dernières études considèrent que les douleurs sont dues à l’hypoxie, sur zone, qui stimule l’angiogenèse et la croissance des fibres nerveuses dans les tendons.

     

    Examen Clinique

    A l’examen, l’épicondyle latéral est douloureux lors des activités de la vie quotidienne, à la palpation, et le patient se plaint d’une diminution de la force musculaire de préhension. Les mouvements de flexion passive et d’extension active contre résistance du poignet en pronation avec une position du coude en extension, déclenchent aussi une douleur. Cette pathologie se retrouve aussi chez les sportifs qui pratiquent des jeux de raquette.

    Le test de Maudsley peut être un bon indicateur : extension du majeur contre résistance, coude en extension pour recruter le Court Extenseur Radial du Carpe.

     

    Examens complémentaires

    Après avoir éliminé grâce à un diagnostic différentiel certaines pathologies (radiculopathies cervicales, syndrome du tunnel radial, tumeur, etc.), chaque examen complémentaire pourra être utile :

    • La radiographie pour mettre en évidence des calcifications intra-tendineuses
    • L’échographie pour éliminer une pathologie inflammatoire articulaire
    • L’EMG pour vérifier qu’il n’y a pas de compression du nerf radial
    • L’IRM si l’on soupçonne des ruptures tendineuses ou lésions ligamentaires

     

    TRAITEMENT PAR LA THERAPIE LASER

    Zoom sur les principales composantes

    Comme citées plus haut, les adhérences des tissus seront la principale composante à ce stade de la pathologie. Nous allons donc nous attacher, dans notre protocole, à travailler sur 3 zones : loco-dolenti, à distance et à la racine nerveuse.

    • Travail Loco-dolenti : cette phase du traitement a pour effet d’augmenter l’oxygénation des tissus.
    • Travail à distance : dans ce type de pathologie, nous avons de façon récurrente des atteintes distales, comme des contractures, sur les muscles attachés à la face latérale du coude. Il est donc important de les traiter afin de libérer les tendons de cette tension permanente. Comme traitement à distance, indispensable sur cette pathologie chronique, il est nécessaire de traiter les points Trigger des 4 principaux muscles concernés.
    • Travail au niveau de la racine nerveuse: Racine nerveuse du nerf radial, une partie du traitement devra se faire au niveau des vertèbres cervicales C5 à C8 et T11.

    Prolongement de cette action, et en fonction de votre bilan, vous pouvez traiter le dermatome, à savoir principalement la face latérale de l’avant-bras et main.

     

    Application générale

    Il est important à ce stade de rappeler les grands principes de la thérapie laser, dans son application. Chaque appareil a ses propres programmes, mais les caractéristiques du faisceau laser doivent inévitablement répondre à des normes afin d’être efficace.

    1/ Le faisceau du laser :

    C’est un faisceau monochromatique qui délivre des photons à différentes longueurs d’ondes. En fonction de ces longueurs d’onde, les effets et absorption sur les tissus seront différents.

    2/ Effets :

    On considère les effets sont au nombre de 3 :

    • L’oxygénation : à l’absorption des photons l’oxyhémoglobine libère de l’oxygène, longueurs d’onde autour de 950 nm,
    • La biostimulation : augmentation de la production d’ATP, grâce aux Cytochromes C, qui se trouvent dans la membrane des mitochondries, et qui lient les molécules d’O2 pour former des molécules de Cytochromes C oxydase augmentant la production d’ATP, longueurs d’onde autour de 800 nm
    • La vascularisation : par hyperhémie au niveau de l’eau corporelle, longueurs d’onde autour de 1 100 nm

    3/ Physique :

    Pour une efficacité optimale, chaque traitement doit rester dans une fenêtre thérapeutique afin de délivrer une quantité d’énergie juste. Cette fenêtre va dépendre de plusieurs facteurs :

    • Le temps de traitement
    • Le réglage de la puissance du faisceau
    • La qualité du tissu
    • Etc.

    4/ Phases de traitement :

    On les découpe en 3 voir 4 phases, chacune de 3 mn. Généralement au niveau de la zone primaire de la lésion, à distance, au niveau de la racine nerveuse et enfin si besoin sur les points gâchettes ou dermatomes.

     

    PROTOCOLE

    Quand on veut traiter une pathologie avec la thérapie laser, on se doit toujours de commencer par le symptôme qui prédomine, ici la douleur au niveau de l’épicondyle.

    Installation du patient

    La position idéale pour ce type de pathologie est :

    • Patient face à vous sur une chaise,
    • En appui sur les coudes légèrement écartés et avant-bras,
    • Paumes de mains sur la table,
    • La table de traitement entre le patient et vous.

    Cette position permet d’avoir accès au coude, aux muscles extenseurs mais aussi à la colonne cervicale.

    Traitement sur la zone douloureuse

    Effectuer des déplacements circulaires au niveau des insertions musculaires de la face latérale du coude. Sans omettre de passer à la face antérieure du pli du coude tout en pointant votre faisceau postérieurement et latéralement. Cela afin de traiter la globalité des insertions tendineuses.

    Cette phase demande des fréquences élevées ainsi que de hautes puissances afin de cibler les tissus en hypoxie.

     

    Traitement à distance

    Il faut traiter la partie musculaire au niveau de l’avant-bras où les contractures sont les plus importantes. Souvent il est intéressant de prendre un embout plus important pour avoir un faisceau large. Photo : Epi_Muscle2

    Afin de décontracter la zone, le laser doit générer une hyperémie. Le mode d’émission sera alors continu (comme pour des ultra-sons).

     

    Trigger Point

    Traiter les points gâchette est une nécessité sur ces pathologies chroniques. Elles permettront de compléter l’action sur les muscles et donc libérer la zone sous tension. Le Trigger Point indispensableà traiter sera le Court Extenseur Radial du Carpe, muscle majeur dans cette pathologie.

    Point_Trigger_LERC

    Il est important pour avoir une action pertinente sur ces points de travailler avec des puissances élevées permettant une libération des endorphines. Pour obtenir de tels effets, les paramètres de l’émission doivent changer constamment.

     

    Racine nerveuse 

    Effectuer une session sur les racines nerveuses du nerf radial donc entre C5 et C8, principalement, sous la forme d’un balayage lent et court. Photo : Epi_C58_2

    Traiter la racine nerveuse demande quelques précautions : on travaille sur le même mode que lors de l’application sur les Trigger Points mais avec des puissances plus faibles, tout en gardant l’aspect modulation des paramètres.

     

    Les séances

    Deux séances par semaine semblent une bonne programmation, puis faire un point à 6 séances. Chaque séance doit aussi être un moment de discussion avec le patient afin de réajuster les paramètres en fonction du ressenti et de l’évolution des douleurs.

     

    TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

    Ils sont multiples à cette phase, mais nous sommes à un moment charnière concernant cette pathologie : bien souvent tous les traitements précédents ont échoué, du repos à l’infiltration en passant par les techniques classiques de kinésithérapie.

    Néanmoins, nous préconisons de coupler le laser à d’autres adjuvants :

    • Les bandes de taping afin de favoriser le drainage
    • Les ondes de choc (ODC) qui doivent s’utiliser avant le laser avec des paramètres très précis

    Le bilan et surtout l’écoute du patient sur l’évolution de sa douleur vous permettra d’adapter ce mixte.

    Les PRP (Plasma Riche en Plaquettes) sont des alternatives de plus en plus employées. Attention, il est important de bien se mettre en relation avec le médecin afin d’adapter son traitement laser à l’injection.

    Enfin en dernier recours on peut aller jusqu’à la chirurgie, mais qui se pratique de plus en plus rarement. Elle consiste soit en une désinsertion musculaire des épicondyliens (qui restent attachés aux muscles voisin), soit à des gestes d’allongement musculaire.

     

    CONCLUSION

    Utiliser la thérapie laser sur les épicondylites chroniques devient de plus en plus courant, avec des avantages indéniables : action indolore, traitement rapide (en moyenne de 9 à 12 mn), des résultats très positifs sur des pathologies difficiles. Il est néanmoins important de garder à l’esprit que l’utilisation du laser demande quelques consignes de sécurités indispensables (lunettes, analyse de la peau, etc.).

    Vous voulez en savoir plus sur la modalité Laser? Rendez-vous sur notre chaîne YouTube: https://youtu.be/HNjQadHSRSw

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

     

    Auteur: Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO, consultant Chattanooga - DJO – MKDE

     

    Source/illustration : DJO France - @lucaxxfreire - https://www.douleurs-musculaires-articulaires.fr/

    Bibliographie:

    • The effectiveness of therapeutic class IV (10 W) laser treatment for epicondylitis, Lasers Surg Med. 2013 Jul;45(5):311-7, Roberts DB, Kruse RJ, Stoll SF.
    • Long term effects of high intensity laser therapy in lateral epicondylitis patients, Lasers Med Sci. 2016 Feb;31(2):249-53, Akkurt E, Kucuksen S, Yılmaz H, Parlak S, Sallı A, Karaca G
    • Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation, Rehabil. fyz. Lék., 20, 2013, č. 2, s. 113-119, Prouza O, Jeníček J, Procházka M.

     

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