Tout savoir sur les Ondes de Choc

  1. Intérêt des Ondes de Choc Radiales dans le traitement des Syndromes cervicaux avec atteinte du trapèze supérieur

     

    Les syndromes cervicaux avec atteinte du trapèze supérieur sont fréquents dans notre patientèle. Il s’agit la plupart du temps d’une douleur non spécifique de la région du cou et du membre supérieur, souvent liée au travail ou à une mauvaise statique posturale, entrainant une restriction de la mobilité.

    Le traitement par Ondes de Choc Radiales (ODCR) au niveau cervical sera efficace à condition d’être pratiqué par des thérapeutes maitrisant parfaitement la technique et possédant une parfaite connaissance de de l’anatomie de cette région (proximité des nerfs, vaisseaux, poumons, reliefs osseux).

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Anatomie 

    Le muscle trapèze recouvre la nuque et la partie supérieure du dos. Il présente un aspect large et triangulaire comprenant trois chefs : supérieur, moyen et inférieur

    • Origine

      • Faisceau supérieur : Tiers interne de la ligne courbe occipitale supérieure, juste après l’insertion du muscle sterno-cléido-mastoïdien, et jusqu’à la protubérance occipitale externe, ainsi que le long du ligament nuchal, reliant les processus épineux des vertèbres cervicales
      • Faisceau moyen : Triangle aponévrotique des épineuses ainsi que ligaments inter-épineux de C7 à T4
      • Faisceau inférieur : Processus épineux et ligaments inter-épineux de T4 à T10. On note des variations anatomiques jusqu’à T12

     

    • Terminaison

      • Faisceau supérieur : Oblique en bas, s’insère sur la face supérieure du tiers latéral de la clavicule
      • Faisceau moyen : Transversal, se fixe sur le bord médial de l’acromion
      • Faisceau inférieur : Oblique en haut, se fixe sur le versant supérieur du bord postérieur de l’épine de la scapula

     

    • Innervation

    Le muscle trapèze est innervé par :

    • La racine spinale du nerf accessoire, responsable de la motricité
    • Les nerfs cervicaux en provenance des vertèbres cervicales C3 et C4, responsables de la perception de la douleur et la proprioception

     

    • Fonction

      • Faisceau supérieur :
        • Hausser les épaules (uni/bilatéralement)
        • Extension de la tête en arrière (bilatéralement)
        • Rotation de la tête contro-latérale au muscle
        • Inclinaison homolatérale (en contraction unilatérale).
      • Faisceau moyen :
        • Rapprocher la scapula de la colonne vertébrale
        • Tire l’épaule en arrière.
      • Faisceau inférieur :
        • Abaisse les épaules et fait basculer en dedans l’angle inférieur de la scapula.

    Tous ces nombreux mouvements du muscle trapèze se font en synergie avec les muscles élévateurs de la scapula, rhomboïde et dentelé antérieur.

     

     

    Physiopathologie

    Le trapèze est le muscle le plus fréquemment touché dans les syndromes cervicaux myofasciaux. Il est responsable d’une douleur locale mais également de douleurs projetées vers le thorax, le bras et la tête.

    Une contracture ou tension du trapèze entrainera une diminution de la rotation du côté lésé et de l’inclinaison latérale du côté opposé.

    Le syndrome du trapèze supérieur se manifeste par une douleur non spécifique de la région du rachis cervical, parfois dorsal, et du membre supérieur, souvent liée au travail. Il fait partie des troubles musculosquelettiques de la région du cou et du membre supérieur (TMS-MS).

    Son diagnostic est essentiellement clinique : douleur à la palpation et à la mise en contraction dynamique contrariée, à l’étirement. Des douleurs de l’élévateur de la scapula, des extenseurs du rachis cervical ou de l’infra-épineux, du deltoïde postérieur, des sterno-cléido-mastoïdiens etc…peuvent être associées. L’atteinte est en générale unilatérale mais des tensions peuvent exister du côté opposé d’où la nécessité d’effectuer un traitement bilatéral.

    Les symptômes s’aggravent avec les postures statiques prolongées et dans les métiers nécessitant des tâches répétitives avec ou sans contraintes.

    La rééducation aura pour but de diminuer ces douleurs, relâcher et rééquilibrer la musculature du complexe cou-épaule et sera aidé pour cela par la thérapie par Ondes de Chocs notamment avec l’utilisation d’adaptateurs spécifiques pour le traitement des fascias.

     

     

     BILAN DIAGNOSTIC 

    Interrogatoire 

    Recherche les circonstances d’apparition (progressive ou non). On peut retrouver plusieurs types de facteurs de risque :

    • Personnels liés à un trouble de la posture ou à un défaut de la musculature
    • Efforts physiques sur le poste de travail :
      • Stress lié à une posture statique prolongée (ordinateur)
      • Stress lié à des mouvements répétés du membre supérieur
    • Contexte organisationnel et psychosocial :
      • Absence de repos au cours d’un cycle de travail
      • Absence de soutien social

    En général : douleurs d’apparitions progressives, influencées par une mauvaise posture au travail et at augmentées par le stress et les facteurs émotionnels. Parfois ces douleurs peuvent être consécutives à une irritation neurogène due à une sténose du canal cervical (protrusion discale, hernie).

     

    Examen clinique 

    • Recherche palpatoire :

      • Trigger points
        • Au niveau du trapèze supérieur (de l’occiput à l’acromion)
        • Au niveau de la région para-vertébrale de C4 à C7
        • Au niveau du deltoïde postérieur
        • Parfois partie antéro-latérale du thorax
        • Parfois grand pectoral
        • Etc…

     

    • Recherche de douleurs à la contraction contrariée :

      • Hausser les épaules (uni/bilatéralement)
      • Extension de la tête en arrière (bilatéralement)
      • Rotation de la tête contro-latérale au muscle
      • Inclinaison homolatérale (en contraction unilatérale)

     

    • Recherche d’une limitation articulaire :

      • Diminution de l’inclinaison contro-latérale
      • Diminution de la rotation homolatérale de la tête
      • Parfois diminution de la flexion antérieure du rachis cervical

     

    Examens complémentaires 

    Radiographie Pour éliminer une lésion osseuse et apprécier la globalité du rachis cervical
    Echographie Pour éliminer une lésion musculaire traumatique et éliminer d’éventuelles tumeurs
    IRM Pour analyser le rachis cervical avec précision et éliminer une protrusion ou hernie discale, une lésion tumorale etc…

     

    Diagnostic différentiel :

    Le diagnostic différentiel écartera une cause tumorale, infectieuse ou inflammatoire et éliminera toute radiculopathie.

     

     

    TRAITEMENT KINESITHERAPIQUE

    Le rôle du kinésithérapeute sera de diminuer les douleurs, détendre, relâcher et rééquilibrer la musculature du complexe cou-épaule ainsi que de corriger la posture. Notre tâche sera facilitée par l’utilisation des Ondes de Choc Radiales.

     

    Ondes de Choc Radiales 

    Le traitement  par ODCR sera adapté au bilan réalisé au préalable. Il s’effectuera systématiquement de façon bilatérale. Il débutera à distance de la zone douloureuse et le choix de l’applicateur dépendra de la zone à traiter.

    Nous utiliserons des applicateurs spécifiques (Peri-actor ; Spine-actor). Ce type de transducteur permet de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds. Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisés qu’à des pressions inférieures à 3 bars. (< 2 bars au niveau du rachis cervical). Ces transducteurs sont installés sur une pièce à main type « Falcon » qui autorise un travail plus précis et adapté aux besoins (pressions très basses : 0,3 bars, pour les fascias cervicaux).

    Fig.-3-Pièce-à-main-Falcon

    Le choix de l’applicateur dépend de la zone à traiter. On utilise :

    • le Scraper pour les fascias superficiels
    • le Knuckle pour les cloisons intermusculaires
    • le Scoop pour les crêtes osseuses (épine de l’omoplate)
    • la Sphère pour les points trigger

    La puissance sera choisie en fonction du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées.

    La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz.

    Le traitement débute à distance de la zone douloureuse : rachis dorsal, cervical ou épaule. En général, 3 à 5 passages en général suffisent, en fonction des restrictions observées.

    Le traitement des Points Trigger sera systématiquement associé.  Pour cela nous utiliserons les transducteurs classiques (D-20 ; R040 ; R15).

     

    Traitement des para-vertébraux : (Spine-actors)

    En fonction des tensions musculaires et des douleurs, nous débuterons soit par les paravertébraux dorsaux (à distance de la douleur) soit directement par le rachis cervical.

    • Installer le patient dans une position confortable : décubitus ventral ou assis

    • Choisir le transducteur Spine-actor adapté en fonction de la zone à traiter et de la morphologie du patient (20 mm pour la region cervicale ; 27,5 mm pour le rachis dorsal). Leur forme en U permet d’atteindre les points Trigger et lever les contractures des paravertébraux
    • Mettre du gel à ultrasons sur la zone à traiter
    • Appliquer la pièce à main perpendiculairement (90°) à la surface de la peau
    • Le protocole Spine pour chaque zone à traiter (cervicale et dorsale) sera :
      • Fréquence : 17Hz +/- 2Hz
      • Puissance : 0,8 à 2 bars
      • Nombre de chocs : 1500 sur chaque région (cervicale, dorsale)

    Au niveau cervical il est impératif de débuter avec des pressions basses (0,3 à 0,8 bars et de ne jamais dépasser 2 bars)

     

    • Traitement de la chaine myofasciale :

    Peri-actors : Knuckle ; scraper

    Ces transducteurs permettent de libérer les adhérences des fascias en introduisant des Ondes de Pression tangentiellement aux tissus (aux alentours de 45°), au lieu de perpendiculairement, afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

    • Il n’est pas nécessaire d’utiliser de gel à ultrasons avec le Knuckle et le Scraper
    • La puissance choisie (toujours inférieure à 2 bars au niveau cervical) dépend du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées
    • Il est impératif de commencer avec des pressions basses, notamment au niveau cervical (0,3 – 0,8 bars)
    • La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz
      • Le Knuckle est utilisé pour le fascia cervico-thoracique faible : 0,3 à 1,5 bars – 15 à 21 bars

     

    • Le Scraper permet de traiter les fascias superficiels sur de larges surfaces (technique de grattage)
      • Nous l’utiliserons au niveau du trapèze supérieur : 1 à 2 bars – 15 à 21 Hz

     

    • Sur le fascia cervico-thoracique
    • Parfois sur le grand pectoral si trigger points associés : 0,8 à 2 bars – 15 à 21 Hz

     

     

    • Traitement des Trigger Points :

    La Sphère, ou d’autres transducteurs classiques (R040 ; D20) seront utilisés sur les Trigger Points associés.

    • Au niveau du trapèze sup :
      • Position assise : R040 ; D20 ou sphère O,8 à 2 bars - 15 Hz - 500 chocs

     

    • Décubitus ventral : R040 ; D20
    •  L’onde de choc est dirigée vers l’autre main en contre-appui
    • Pression R-PW : 1,6 à 2 bars – 15 Hz – 500 chocs

    Faire attention à la moindre gène, douleur au niveau cervical ou impression désagréable au niveau des oreilles (bourdonnements etc…).

     

    • Au niveau de l’insertion du trapèze sup sur l’occiput :
      • Position assise
      • Transducteur Atlas : 0,3 – 1 bars ; 17 Hz ; 100 à 500 chocs

     

    • Trigger points associés au niveau de l’élévateur de la Scapula :
      • Décubitus ventral
      • R040 ; D20 ou sphère : 1 à 2,5 bars - 15 à 21 Hz - 500 chocs

     

    • Trigger points associés au niveau de deltoïde postérieur

     

    • Trigger points associés au niveau du grand dorsal
      • Décubitus ventral  ou décubitus dorsal
      • D20 : 2 à 2,5 bars – 15 Hz – 500 chocs

     

    • Vibrations :

    Les vibrations au niveau du trapèze supérieur, des fixateurs de l’omoplate, de l’infra-épineux et du deltoïde complèteront le traitement par Ondes de Chocs Radiales par leur action décontracturante.

     

    • V-ACTOR (V40) : 35 à 35 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 à 3000 chocs

     

     

    Kinésithérapie associée :

    Le traitement kinésithérapique du syndrome de trapèze supérieur comprend classiquement :

    • Des massages décontracturants
    • Des exercices de lever de tension
    • Une correction de la posture
    • Un rééquilibrage de la musculature du complexe cou-épaule
    • Des conseils d’ergonomie
    • Etc…

     

     

    CONCLUSION

    • Les syndromes myofasciaux du trapèze supérieur sont fréquents parmi notre patientèle
    • Les Ondes de Choc Radiales ont démontré leur intérêt et leur utilité dans ce type de syndrome myofasciaux
    • Si l’on veut être efficace et non dangereux il est impératif de :
      • Maitriser parfaitement la technique (d’où l’intérêt d’une formation pratique)
      • Posséder une parfaite connaissance de l’anatomie de la région anatomique (proximité des nerfs, vaisseaux, poumons, reliefs osseux)
      • Utiliser les applicateurs adaptés
      • Être à l’écoute de son patient pour éviter des effets secondaires : vertiges, maux de tête ,etc..
      • Traiter systématiquement de façon bilatérale
      • Commencer toujours avec des fréquences basses au niveau cervical

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry Allaire, Kinésithérapeute du sport. Consultant Chattanooga/Enovis pour les ondes de choc.

    Sources / Illustrations : Thierry Allaire - Chattanooga/Enovis

    Bibliographie :

    • William M: Ondes de choc; Effets physiologiques ? Un soutien à nos techniques manuelles en agissant notamment sur la cellule vasculaire – Kiné Actualité – n°1514 – janvier 2018
    • BecK and al: Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
    • Gleitz M: Myofascial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
    • De Laere: Le Syndrome Myofascial douloureux: Points Trigger Myofasciaux. 1ère partie - 2009 - Profession Kinésithérapeute n°23
    • Nicolle J: Ondes de Choc: une nouvelle possibilité de traitement de traitement des fascias - Kiné Actualité - n°1436 – février 2016
  2. Traitement des séquelles de lésions myo-aponévrotiques au niveau du triceps sural avec les ondes de choc radiales

    Les lésions myo-aponévrotiques au niveau du triceps sural sont fréquentes chez les sportifs professionnels ou loisirs.

    Une absence de traitement ou une mauvaise prise en charge thérapeutique peut entrainer des séquelles fibreuses invalidantes pour nos patients.

    Les Ondes de Choc Radiales (RPW) seront d’une grande utilité pour venir à bout de ses cicatrices fibreuses.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Anatomie du triceps sural 

    Le triceps sural est formé par : (Fig. 1 ; Fig. 2)

    • Le gastrocnémien médial (GM)
    • Le gastrocnémien latéral (GL)
    • Le Soléaire
    • + le plantaire grêle

    Les gastrocnémiens :

    • Ils s’insèrent sur les coques condyliennes
    • La structure tendineuse se poursuit par une lame aponévrotique superficielle postérieure relativement épaisse distincte du soléaire pour former le tendon calcanéen
    • Le GM, descends le plus bas que GL
    • Ce sont des muscles bi articulaires avec une disposition pennée des fibres

     

    Le soléaire :

    • Il s’insère sur l’extrémité supérieure de la face postérieure du tibia et de la fibula par des lames tendineuses planes qui se poursuivent en descendant en intra-musculaire au centre de la masse musculaire dans un plan frontal
    • L’expansion aponévrotique descend vers le bas pour former avec celle du GM le tendon calcanéen
    • C’est un muscle mono articulaire

     

    + le muscle plantaire : (plantaire grêle)

    • Petit muscle vestigial du mollet, d’environ 10 cm de long dont l’insertion proximale se situe dans la région fémorale supra-condylienne latérale, au-dessus et en dedans du GL
    • Il se poursuit par un long tendon qui chemine entre les jumeaux et le soléaire pour s’insérer le plus souvent sur le bord postéro-médial du calcanéus
    • Il est absent dans 7 à 20% des cas
    Fig. 1 : Triceps sural
    Fig. 2 : Plantaire grêle

     

    Fonction du triceps sural

    Le soléaire :

    • La marche à vitesse normale en terrain plat met principalement en jeu le soléaire lors de la phase de propulsion
    • Il est considéré comme un muscle statique lent

     

    Les gastrocnémiens :

    • Le GM est rapide à contraction explosive. Il entre en jeu lors des accélérations décélérations, sauts, impulsions. Il est plus fatigable.
    • Le GM soumis à des contraintes plus intenses est le plus souvent lésé

     

    + le muscle plantaire : (plantaire grêle)

    • Fléchisseur accessoire de la cheville
    • Il soulève le muscle GM en contraction et favorise les décollements inter-aponévrotiques. Il retarde également leur cicatrisation s’il y est incarcéré

     

    Mécanisme lésionnel 

    Dans 90% des cas, il s’agit de lésions intrinsèques :

    • Contraction violente associée à un étirement maximal
    • Flexion dorsale du pied, extension du genou
    • Démarrage, accélération
    • Sports : tennis, basket, handball, football
    • Facteurs favorisants : fatigue, déshydratation, froid, humidité, rétractions
    • Age : 30/45 ans

     

    Diagnostic de la lésion aigue

    Le diagnostic de la lésion aigue est avant tout clinique. Il précise les circonstances d’apparitions, le type et l’étendue de la douleur, l’impotence fonctionnelle (marche possible ou non), etc.

    L’échographie (ou l’IRM) initiale, faite dans les premiers jours, est parfois faussement rassurante. C’est le décollement péri aponévrotique tardif, entre le gastrocnémien médial et le soléaire, qu’il faut craindre.

    Une échographie au 15ème-20ème jour s’impose pour vérifier si le décollement péri-aponévrotique tardif, nécessite d’être ponctionné.

    L’échographie précisera le siège et la nature de la lésion (soléaire, GM, GL, plantaire grêle, tendon fléchisseur propre de l’Hallux, tibial post) et éliminera : rupture d’un kyste synovial, phlébite, lésion musculaire tumorale, etc.

     

    PHYSIOPHATOLOGIE

    Prenons l'exemple du tennis leg.

    Le gastrocnémien médial (GM) est le 4ème muscle le plus atteint par la déchirure après le quadriceps, les ischio-jambiers et les adducteurs.

    En cas de sollicitation intense, on peut observer au niveau du GM une désinsertion musculo-aponévrotique.

    En situation pathologique, il peut se produire un décollement aponévrotique. L’espace entre le muscle va alors être comblé par du sang. Cette présence de sang va venir comprimer le muscle et déclencher les douleurs. Plus la quantité de sang est importante, plus la compression et la douleur seront importantes.

    Ce décollement se fait majoritairement entre le gastrocnémien médial et le soléaire. (Fig. 3a ; 3b)

    Fig. 3a et 3b : décollement aponévrotique entre GM et soléaire

     

    Plusieurs phases vont se succéder du traumatisme jusqu’à la consolidation et surtout la récupération fonctionnelle du muscle lésé

    • Phase inflammatoire
    • Phase de cicatrisation
    • Phase de récupération
    • Phase de réadaptation / entraînement

    L’obstacle majeur à la guérison après une lésion musculaire est la fibrose définie comme une sur-prolifération anormale, chronique et irréversible de la matrice extra cellulaire. La fibrose interfère par la suite avec la régénération musculaire ayant pour effet une altération de la fonction du muscle ainsi qu’une altération du tissu environnant pouvant être responsable d’une augmentation du risque de récidive

    Afin d’obtenir une cicatrisation de qualité, d’éviter la chronicité et diminuer le risque de récidive le kinésithérapeute devra favoriser une parfaite cicatrisation musculaire, cicatrisation conjonctive et cicatrisation de l'intimité myo-conjonctive.

    Le tissu cicatriciel non fonctionnel est associé avec une altération de la mécanique d'allongement des tissus musculaires, une flexibilité réduite, des réductions persistantes de la force excentrique, une atrophie à long terme du muscle lésé et altérations générale de la biomécanique des membres inférieurs.

    On retrouve classiquement 2 contextes cliniques :

    • Pas de guérison dans les délais habituels
    • Accident récidivant au même endroit

    Les lésions séquellaires sont les suivantes:

    • Précoces :
      • Hématome organisé, Ossification intra-musculaire débutante
    • Tardives :
      • Nodule fibreux, dégénérescence fibreuse, lésion kystique, calcification – ossification, séquelle de désinsertion, séquelle de rupture

     

    BILAN DIAGNOSTIC DE LA LESION MYO-APONEVROTIQUE CHRONIQUE DU TRICEPS SURAL

    Interrogatoire

    • Histoire du (ou des) traumatismes
    • Détail des traitements suivis
    • Gêne fonctionnelle actuelle
    • Reprise sportive prématurée

     

    Examen clinique 

    La palpation recherche :

    • Une douleur au niveau du siège de la lésion. (GM, GL, soléaire, jonction myo-tendineuse)
    • Une induration plus ou moins volumineuse palpable et plus ou moins mobile
    • La présence de Trigger Points ; des douleurs myofasciales associées ; des tensions ; des zones de restrictions au niveau de la loges postérieure de jambe

    La mise en tension du triceps sural peut réveiller la douleur

    • Gastrocnémiens : flexion dorsale de cheville- genou en extension
    • Soléaire : flexion dorsale de cheville – genou en flexion

    On pourra même noter une diminution des amplitudes de flexion dorsale de cheville ((genou en extension).

    La contraction musculaire peut réveiller la douleur (montée sur la pointe des pieds, douleur à la course, à l’accélération, etc.)

     

    Examens complémentaires

    Echographie (Fig. 3b) et/ou IRM : ils sont indispensables pour confirmer le diagnostic et permettre d’entreprendre un traitement kinésithérapique adapté.

    • Ils préciseront le siège et l’importance de la fibrose
    • Elimineront la présence de kyste liquidien, phlébite, lésion musculaire tumorale, etc.

     

     

    TRAITEMENT 

    Le traitement se veut avant tout rééducatif.  Il comporte une association Ondes de Choc Radiales – Kinésithérapie.

    Ondes de Choc Radiales (RPW)

    Avant de débuter tout traitement, il est nécessaire d’effectuer un examen clinique précis afin de poser un diagnostic kinésithérapique et de vérifier l’absence de contre-indication.

    Les R-PW pourront être utilisées sur les séquelles de lésions myo-aponévrotiques (cicatrices fibreuses) après authentification par échographie ou par IRM.

    Le traitement par R-PW doit être expliqué au patient afin de l’impliquer et de minimiser ses craintes éventuelles (douleurs).

    Il comprend en général :

    • 3 à 4 séances de R-PW sur la zone fibreuse à raison d’une fois par semaine
    • Complétées par de l’activation musculaire sur la loge antérieure de cuisse ainsi que de la vibration

    En dehors des séances d’Ondes de Choc pures « défibrosantes », il est conseillé d’effectuer un traitement myofascial à raison de 2 fois par semaine en utilisant les transducteurs type D-Actors (D-20 ; D-35) ou les Peri-Actor (Knuckle ; Scrapper).

    Application de R-PW sur une cicatrise fibreuse au niveau du triceps sural :

    • Patient en décubitus ventral, la jambe lésée pendant au bord de la table (triceps sural en tension)
    • Recherche palpatoire de la zone indurée témoignant de la fibrose GM
    • Protocole de R-PW: (Fig. 4)
    • R040, C15
    • 15 – 12 Hz ; 1,8 - 2,4 bars ; 2000 chocs
    • Mettre du gel à ultra-sons
    • Pression manuelle appuyée
    • 1 fois par semaine – 3 à 4 semaines
    Fig. 4 : RPW sur cicatrice fibreuse au niveau du triceps sural

     

    Le traitement sera complété par un traitement myofascial sur le triceps sural : en utilisant les transducteurs type D-Actors (D-20 ; D-35) ou les Peri-Actor (Knuckle ; Scrapper)

    • Activation musculaire avec transducteurs sur triceps sural : (Fig. 5a ; Fig. 5b)
    • Patient en décubitus ventral, pieds reposant sur un coussin (triceps sural en position détente ou de pré-tension)
    • D20-S – D20-T – D35
    • 15 Hz ; 2 - 3 bars ; 2000 - 3000 chocs
    • Utiliser du gel
    • Déplacer la pièce à main lentement sans interruption sur la surface de la peau dans la direction des fibres musculaires, du distal vers le proximal (Smoothing) sur les gastrocnémiens médial et latéral.
    Fig. 5a : Activation musculaire sur GM

     

    Fig. 5b : Activation musculaire sur GL

     

    • Traitement myofascial avec transducteurs type Peri Actor :

    Le but de ces transducteurs est de libérer les adhérences des fascias (Ondes de Pression tangentiellement aux tissus, au lieu de verticalement) afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

    • Patient en décubitus dorsal, genou reposant sur un coussin (quadriceps en position de détente)
    • Ne pas utiliser de gel avec les peri-actors
    • Knuckle : au niveau des cloisons intermusculaires (Fig. 6a)
      • Entre les GM et GL
      • Entre les loges postérieure et externe de jambe
      • 17- 21 Hz ; 0,8 - 3 bars ; 500 -1000 chocs
    • Scraper: Au niveau des fascias superficiels de la loge post de jambe (Fig. 6b)
      • 17 - 21 Hz ; 0,8 - 3 bars ; 500 – 1000 chocs
    Fig. 6 : Knuckle entre GM et GL

     

    Fig. 6b : Scraper sur fascia superficiel du triceps sural

     

    Vibration : V25 ; V40 (Fig. 7a ; Fig. 7b ; Fig. 7c)

    • La vibration appliquée au niveau de tout le système Suro-Achiléo-Calcanéo-Plantaire (SCAP) complètera le traitement
    • 28 - 35 Hz ; 2 - 3 bars ; 3000 – 5000 chocs
    Fig. 7a : Vibrations sur l’aponévrose plantaire

     

    Fig. 7b : Vibrations sur GM

     

    Fig. 7 : Vibrations sur GL

     

    Kinésithérapie associée 

    Les Ondes de Choc Radiales peuvent être utilisées soit seules, soit en complément d’autres techniques rééducatives.

    En cas de séquelles fibreuses de lésion musculaire au niveau du triceps sural, la rééducation comprendra :

    • Un travail sur vélo et/ou éliptique afin de revasculariser la région lésée
    • Un renforcement musculaire progressif (excentrique et concentrique)
    • Des étirements adaptés
    • Un travail de réadaptation à l’effort

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les Ondes de choc radiales nous sont d’une grande utilité pour la kinésithérapie des cicatrices fibreuses consécutives à une lésion musculaire insuffisamment ou non traitées.
    • Elles seront associées aux séances de kinésithérapie conventionnelles
    • Le traitement RPW comprendra 3 séances par semaines :
      • 1 fois par semaine : une séance de R-PW à visée « défibrosante » (+ activation musculaire + vibrations) terminera la séance de rééucation.
      • 2 fois semaines : un traitement de R-PW à visée « myofascial » clôturera la séance de kinésithérapie

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE – Kinésithérapeute du Sport

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc

     

    Sources / Illustrations : Thierry ALLAIRE, DJO France

    Bibliographie :

    • Bonnel F, Marc T. Le muscle : Nouveaux concepts. SAURAMPS MEDICAL; 2009. 559 p. (Spécialité Med)
    • Guillodo Y, Bouttier R, Saraux A. De la clinique à l’imagerie : signes de gravité et d’indisponibilité sportive d’une lésion musculaire. J Traumatol Sport. 2012;29(4)
    • Brasseur JL, Renoux J. Echographie du muscle. SAURAMPS MEDICAL; 2016. 294 p.
    • Kisch, T; Wuerfel, W; Repetitive shock wave therapy improves muscular microcirculation. J Surg Res. 2016 Apr;201(2):440-5.
    • BecK and al: Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
    • Joanisse S, Nederveen J, Snijders T, McKay B. Skeletal Muscle Regeneration, Repair and Remodelling in Aging: The Importance of Muscle Stem Cells and Vascularization. Gerontology. 20 oct 2016;63(1):91‑
    • Di Palma E: Intérêt de la combinaison ondes de choc radiales et infrasons dans les douleurs myofasciales . Profession Kiné n°13 p 11-14
    • Gleitz M: Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
    • Allaire T: Les ondes de choc en 2020 : Utilisation en kinésithérapie Kiné Actualité n°1558 janvier 2020
    • Guilhem G, Cornu C, Guevel A. Neuromuscular and muscle-tendon system adaptations to isotonic and isokinetic eccentric exercise. Ann Physicial Rehabil Med. Juin 2010;53(5):319‑
    • Jarvinen M, Lehto M. The effects of early mobilisation and immobilisation on the healing process following muscle injuries. Sports Med. févr 1993;15(2):78‑
    • William M – Ondes de choc ; Effets physiologiques ? Un soutien à nos techniques manuelles en agissant notamment sur la cellule vasculaire Kiné Actualité n°1514 janvier 2018
  3. Comment traiter le syndrome de l’Elévateur de la Scapula avec les Ondes de Choc?

     

    Le champ d’application des Ondes de Choc Radiales s’est énormément élargi ces 20 dernières années (pathologies tendineuses, structures associées ; muscles, aponévroses, etc.).

    Des études récentes des biologistes sur les effets des ondes de choc sur le tissu humain (stimulation de la cellule vasculaire, augmentation des échanges cellulaires, stimulation des cellules souches etc…) ont permis d’appréhender les traitements des ondes de choc radiales sur les fascias(1).

    Nous étudierons ici l’intérêt et la place des ondes de choc radiales dans le traitement du Syndrome de l’Elévateur de la Scapula.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Le syndrome de l’élévateur de la scapula (ES), ou angulaire de l’omoplate, se manifeste par une douleur non spécifique de la région du rachis cervical et du membre supérieur, souvent liée au travail.

    Il fait partie des troubles musculosquelettiques de la région du cou et du membre supérieur (TMS-MS) dont la prévalence est globalement estimée à environ 30 %(2).

    Son diagnostic est essentiellement clinique : douleur à la palpation et à la mise en contraction dynamique contrariée lors d’un mouvement contre résistance d’extension du bras entraînant un mouvement de la scapula en élévation, rétraction et rotation médiale.

    Des douleurs du trapèze supérieur (TS), des extenseurs du rachis cervical ou de l’infra-épineux peuvent être associées.

    Les symptômes s’aggravent avec les postures statiques prolongées et dans les métiers nécessitant des tâches répétitives avec ou sans contraintes.

    La rééducation aura pour but de diminuer ces douleurs, relâcher et rééquilibrer la musculature du complexe cou-épaule.

    Les ondes de choc radiales, ou plutôt ondes de pression radiales, sont d’une grande utilité pour le traitement du syndrome myofascial de l’élévateur de la scapula, notamment avec l’utilisation d’adaptateurs spécifiques pour le traitement des fascias.

     

    Rappels anatomiques

    L’élévateur de la scapula prend son origine au niveau de l’angle supéro-interne de l’omoplate, se dirige en haut, en avant et en dedans pour se terminer au niveau des apophyses transverses de C1 à C4.

    Il est innervé par le nerf scapulaire dorsal (C4-C5).

    Son action varie en fonction du point fixe :

    • Lorsque le point fixe est le rachis, il est élévateur de l’omoplate et participe au mouvement de sonnette interne.
    • Par contre si le point fixe est la scapula, il permet l’inclinaison et la rotation du cou du même côté – (ex : coincer le téléphone entre oreille et épaule) et assure l’extension du cou (ex : regarder vers le haut, et stabiliser cette position).
    Fig. 2 : Rachis cervico dorsal

     

    Fig : 3 : Muscle Elévateur de la Scapula

     

    Physiopathologie

    Anamnèse

    Les douleurs musculaires du complexe cou-épaule (tension neck syndrome [TNS]) font partie des troubles musculo-squelettiques de la région du cou et du membre supérieur (TMS-MS).

    • Certaines douleurs peuvent être individualisées par un diagnostic précis et spécifique (syndrome du canal carpien, épicondylite latérale etc..), alors que d’autres sont dites “non spécifiques”, comme les TNS, car elles sont difficiles à diagnostiquer précisément.
    • Ces pathologies « non spécifiques » du complexe cou-épaule comprennent essentiellement les douleurs de l’Elévateur de la Scapula (ES) et les trapèzalgies (trapèze sup). Elles sont définies principalement par la localisation anatomique des douleurs. Leur épidémiologie, leur pathogénie et leur symptomatologie sont nettement moins bien connues. Leurs symptômes s’aggravent avec les postures statiques prolongées et dans les métiers nécessitant des tâches répétitives avec ou sans contraintes.

     

    Examen clinique

    Les douleurs de l’élévateur de la scapula se présentent comme des cervico-scapulalgies, et non pas comme des cervico-céphalalgies ou des cervico-brachialgies.

    Le diagnostic différentiel écartera une cause tumorale, infectieuse ou inflammatoire et éliminera toute radiculopathie (de C2 à C7), un syndrome de la traversée cervico-thoraco-brachiale, etc.

    On retrouve une douleur à la palpation de l’insertion distale du muscle élévateur de la scapula, au niveau de l’angle supéro-médial de la scapula ainsi qu’au niveau de son corps musculaire.

    Des tensions et des points Trigger du muscle élévateur de la scapula entraînent principalement des douleurs à la nuque (Fig. 4). Cependant, la douleur peut irradier vers l’arrière de l’épaule et le long du bord interne de la scapula.

    Des douleurs du trapèze supérieur (TS), des extenseurs du rachis cervical ou de l’infra-épineux peuvent également être retrouvées.

     

    Fig. 4 : Douleur muscle élévateur de la scapula

     

    On cherche à déclencher à nouveau la symptomatologie douloureuse par la mise en contraction dynamique de l’élévateur de la scapula contrariée lors d’un mouvement contre résistance d’extension du bras.

    Une perte de mobilité du rachis cervical peut être associé à la douleur.

     

    Recherche de facteurs déclenchants 

    On retrouvera plusieurs types de facteurs de risque :

    • Des facteurs de risque personnels liés à un trouble de la posture ou à un défaut de la musculature :
      • Anté-projection exagérée de la tête ou une inversion localisée de la courbure.
    • Des facteurs de risque liés aux efforts physiques sur le poste de travail :
      • Stress lié à une posture statique prolongée (ordinateur)
      • Stress lié à des mouvements répétés du membre supérieur. L’élévateur de la scapula est spécifiquement recruté durant les mouvements d’extension du bras et durant la tâche d’attraper un objet éloigné (élévation et protraction de l’épaule)
    • Des facteurs de risque liés au contexte organisationnel et psychosocial :
      • Absence de repos au cours d’un cycle de travail
      • Absence de soutien social

     

    TRAITEMENT KINESITHERAPIQUE

    Le rôle de la kinésithérapie sera de diminuer les douleurs, détendre, relâcher et rééquilibrer la musculature du complexe cou-épaule ainsi que de corriger la posture.

    Notre tâche sera simplifiée par l’utilisation des ondes de choc radiales (3 ; 4).

    Le traitement des fascias par ODCR sera adapté au bilan réalisé au préalable (5).

    Il débute systématiquement à distance de la zone douloureuse et le choix de l’applicateur dépend de la zone à traiter.

    Nous utiliserons des applicateurs spécifiques (6) : Peri-Actor© ; Spine-Actor© (Fig. 6). Ils permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds . Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisée qu’à des pressions inférieures à 3 bars.

    Ces transducteurs sont installés sur une pièce à main type « Falcon » (Fig. 5) qui autorise un travail plus précis et adapté aux besoins (pressions très basses : 0,3 bars, pour les fascias cervicaux)

    Fig.-3-Pièce-à-main-Falcon Fig.5 -Pièce-à-main-Falcon

     

    Transducteur Spine actor Chattanooga Fig. 6 - Transducteur Spine-Actor© Chattanooga

     

    Le choix de l’applicateur dépend de la zone à traiter. On utilise le Scraper (Fig. 7) pour les fascias superficiels, le Knuckle (Fig.8) pour les cloisons intermusculaires, le Scoop (Fig. 9) pour les crêtes osseuses, et la Sphère (Fig.10) pour les points Trigger.

    Scraper Fig.7 - Scraper
    Knukle Fig.8 - Knukle

     

    Fig. 9 : Scoop

     

    Fig.10 - Sphere

     

    La puissance sera choisie en fonction du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées.

    La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz.

    Le traitement débute à distance de la zone douloureuse : rachis cervical ou épaule

    En général, 3 à 5 passages en général suffisent, en fonction des restrictions observées.

    Le traitement des points Trigger est systématiquement associé.

     

    1 - Traitement Spine-Actor© 

    Le traitement du fascia cervical pourra être réalisé en premier lieu.

    Débutant à la base du crane, ce fascia descend vers le moignon de l’épaule.

    • Installer le patient dans une position confortable : décubitus ventral (Fig. 11) ou assis (Fig. 12)
    Fig. 11 - Spine cervical en décubitus ventral
    Fig. 12 - Spine-Actor© cervical en position assise

     

    • Choisir le transducteur Spine-Actor© adapté en fonction de la zone à traiter et de la morphologie du patient (20mm pour la region cervicale). Leur forme en U permet d’atteindre les points Trigger et lever les contractures des paravertébraux.
    • Mettre du gel à ultrasons sur la zone à traiter.
    • Appliquer la pièce à main perpendiculairement (90°) à la surface de la peau.
    • Les paravertébraux dorsaux (Fig. 13 ; Fig. 14) peuvent également bénéficier du traitement par spine actor si nécessaire (27,5mm pour le rachis dorsal).
    • Le protocole Spine pour chaque zone à traiter (cervical et dorsal) sera :
      • Fréquence : 17Hz +/- 2Hz
      • Puissance : 0,8 à 2 bars
      • Nombre de chocs : 1500 sur chaque région (cervicale, dorsale)
    • Au niveau cervical, il est impératif de débuter avec des pressions basses (0,3 à 0,8 bars)

     

    Fig.13 - Spine-Actor© dorsal en decubitus ventral

     

    Fig.14 - Spine-Actor© dorsal en position assise

     

    2 - Traitement Peri-Actor©

    Le traitement pourra être complété par l’utilisation des Peri-Actor©.

    Ces transducteurs permettent de libérer les adhérences des fascias en introduisant des ondes de pression tangentiellement aux tissus (entre 45° et 90°), au lieu de verticalement, afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

    Il n’est pas nécessaire d’utiliser de gel à ultrasons avec les Peri-Actor©.

    • La puissance choisie (toujours inférieure à 3 bars) dépend du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées.
    • Il est impératif de commencer avec des pressions basses, notamment au niveau cervical (0,3 bars).
    • La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz.
    • Trois à cinq passages suffisent en fonction des restrictions rencontrées et le traitement des points trigger y est systématiquement associé.
      • Le Knuckle (Fig. 15) est utilisé pour le fascia thoraco-lombaire (1 à 2 bars – 15 à 21 Hz) et cervico-thoracique avec une puissance moindre (0,3 à 1,5 bars)

     

    Fig.-15- Knuckle sur para-vertébraux

     

    • Le Scraper (Fig. 16) permet de traiter les fascias superficiels sur de larges surfaces (technique de grattage). Nous l’utiliserons au niveau du trapèze supérieur (1 à 2 bars – 15 à 21 Hz).
    Fig.16 - Scraper sur trapèze supérieur

     

    • Le Scoop (Fig. 9), en forme de crochet, est particulièrement adapté au traitement des crêtes ou reliefs osseuses (bord interne et épine de l’omoplate : 0,8 à 2,5 bars – 15 Hz).

     

    • La Sphere ou d’autres transducteurs classiques (R040 ; D20) sont utilisés sur les points Trigger associés.
      • Point Trigger Elévateur de la Scapula (Fig. 17) : R040 ; D20 ou sphère (0,3 à 2,5 bars - 15 à 21 Hz - 500 chocs)
      • Point Trigger associé au niveau du trapèze sup (Fig. 18) : R040 ; D20 ou sphère (,3 à 2,5 bars - 15 Hz - 500 chocs)
    Fig.17 - Trigger point Elévateur Scapula avec R040

     

    Fig. 7 Trigger Point Trapèze Fig. 18 - Trigger Point Trapèze avec Sphere

     

    • La puissance choisie (toujours inférieure à 3 bars) dépend du fascia concerné, de sa profondeur et de l’importance des restrictions rencontrées.

     

    3 - Vibrations

    • Les vibrations au niveau des fixateurs de l’omoplate, du trapèze supérieur et de l’infra-épineux complèteront le traitement d’ondes de choc radiales par leur action décontracturante (Fig. 19a ; 19b ; 19c)
    • V-ACTOR (V40) : 35 à 35 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 à 3000 chocs
    Vibrations fixateurs omoplate Fig. 19a - Vibrations fixateurs omoplate
    Vibrations trapèze supérieur Fig. 19b - Vibrations trapèze supérieur
    Vibrations infra épineux Fig. 19c - Vibrations infra épineux

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    Dans le cadre du syndrome myofascial de l’angulaire de l’omoplate (élévateur de la scapula) les ondes de choc radiales (ou ondes de pression radiales) sont utilisées en complément du traitement kinésithérapique.

    Le traitement kinésithérapique du syndrome de l’angulaire de l’omoplate comprend :

    • Des massages décontracturants
    • Des exercices de lever de tension
    • Une correction de la posture
    • Un rééquilibrage de la musculature du complexe cou-épaule
    • Des conseils d’ergonomie

    Les ondes de pression radiales sont devenues une aide indéniable, voire indispensable pour le traitement de ce type de désordre myofasciaux.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE - MKDE Le Havre, Kinésithérapeute du Sport

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

     

    Bibliographie :

      1. William M : Ondes de choc ; Effets physiologiques ? Un soutien à nos techniques manuelles en agissant notamment sur la cellule vasculaire – Kiné Actualité – n°1514 – janvier 2018
      2. Lefèvre-Colau M.M : Cervicoscapulalgie liée à une atteinte du muscle élévateur de la scapula (angulaire de l’omoplate) :biomécanique, pathogénie et diagnostic clinique spécifique - La Lettre du Rhumatologue - No 406 - novembre 2014
      3. BecK and al : Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
      4. Gleitz M : Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
      5. De Laere : Le Syndrome Myofascial douloureux : Points Trigger Myofasciaux. 1ère partie - 2009 - Profession Kinésithérapeute n°23
      6. Nicolle J : Ondes de Choc : une nouvelle possibilité de traitement de traitement des fascias - Kiné Actualité - n°1436 – février 2016

     

  4. Intérêt des Ondes de Choc Radiales dans le traitement des séquelles de déchirures musculaires

    INTRODUCTION

    Les lésions musculaires au niveau du quadriceps sont fréquentes chez les sportifs professionnels ou loisirs.

    Une absence de traitement ou une mauvaise prise en charge thérapeutique peut entrainer des séquelles fibreuses invalidantes pour nos patients. Les Ondes de Choc Radiales (R-PW) seront d’une grande utilité pour venir à bout de ses cicatrices fibreuses.

    Dans cet article, nous allons prendre l’exemple du droit antérieur.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE 

    Anatomie du Quadriceps

    Le muscle Quadriceps (Fig. 1) comprend:

    • Le droit fémoral
    • 3 vastes : vaste latéral, vaste médial, vaste intermédiaire
    Fig. 1 Quadriceps Fig. 1 - Quadriceps

    Le droit fémoral (DF)

    Son insertion proximale est complexe avec :

    • Un tendon direct inséré sur l’épine iliaque antéro-inférieure (EIAI) à la hanche antérieure
    • Un tendon indirect inséré sur la fossette supra-acétabulaire à la hanche latérale
    • Ces 2 tendons fusionnent pour former le tendon conjoint

    Le tendon indirect se prolonge par une aponévrose sagittale centrale et le tendon direct par l’aponévrose antérieure.

    Le droit fémoral est bi-articulaire, fléchisseur de hanche et extenseur du genou.

    En distalité, le droit fémoral se termine par la lame tendineuse antérieure du tendon quadricipital.

     

    Les vastes

    Les autres chefs du quadriceps sont les muscles vastes : vaste latéral (VL) et vaste médial (VM) en superficie, et vaste intermédiaire (VI) en profondeur contre la diaphyse fémorale.

    Ils sont mono-articulaires avec une insertion proximale myo-osseuse.

    Ils sont extenseurs du genou.

    En distalité, le vaste intermédiaire se termine par la lame tendineuse profonde et les vastes latéral et médial par la lame tendineuse intermédiaire du tendon quadricipital.

    Les vastes envoient également des expansions aponévrotiques de part et d’autre de la patella.

    Le quadriceps est innervé par le nerf crural (anciennement fémoral).

     

    Mécanisme lésionnel

    Il existe deux mécanismes de lésions musculaires au niveau du quadriceps

    • Les lésions extrinsèques :
      • Les vastes seront essentiellement lésés par contusion directe (béquille), surtout le vaste intermédiaire qui sera écrasé contre la diaphyse fémorale avec possibilité de lésions graves (hématomes secondairement enkystés et/ou calcifiés puis ossifiés) difficiles à traiter.
    • Les lésions intrinsèques :
      • Les lésions myoaponévrotiques du quadriceps intéressent presque exclusivement le droit fémoral. Sa lésion caractéristique est la désinsertion myo-aponévrotique centrale intéressant la cloison sagittale (lésion de type « c », à départ conjonctif).

    Le droit fémoral peut aussi être le siège de désinsertions myoaponévrotiques périphériques (lésions de type « m », à point de départ musculaire) proximales surtout antérieures, moins fréquemment postérieures; et de lésions myoaponévrotiques périphériques postérieures dans le segment distal avec possibilité de rupture de l’aponévrose distale.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE 

    Les lésions musculaires touchent: (Fig. 2)

    • Les fibres musculaires
    • Le tissu conjonctif de soutien
    • Les ramifications vasculo-nerveuses intramusculaires

     

    Fig. 2 Shéma du muscle et de ses structures av Fig. 2 - Shéma du muscle et de ses structures avoisinantes

     

    Plusieurs phases vont se succéder du traumatisme jusqu’à la consolidation et surtout la récupération fonctionnelle du muscle lésé

    • Phase inflammatoire
    • Phase de cicatrisation
    • Phase de récupération
    • Phase de réadaptation / entraînement

    Afin d’obtenir une cicatrisation de qualité, d’éviter la chronicité et diminuer le risque de récidive le kinésithérapeute devra favoriser une parfaite cicatrisation musculaire, cicatrisation conjonctive et cicatrisation de l'intimité myo-conjonctive.

    Comme Brasseur le rapporte de ses études échographiques, le remaniement cicatriciel intra et péri-musculaire, s’il est rétractile favorise grandement la récidive.

    Le tissu cicatriciel non fonctionnel est associé avec une altération de la mécanique d'allongement des tissus musculaires , une flexibilité réduite, des réductions persistantes de la force excentrique, une atrophie à long terme du muscle lésé et altérations générale de la biomécanique des membres inférieurs.

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Examen clinique

    La palpation recherche :

    • Une douleur au niveau du siège de la lésion
    • Une induration plus ou moins volumineuse palpable et plus ou moins mobile
    • La présence de Trigger Points ; des douleurs myofasciales associées ; des tensions ; des zones de restrictions au niveau de la loge antérieur et externe de cuisse

    La mise en tension du quadriceps par extension de hanche et/ou flexion de genou peut réveiller la douleur.

    On pourra même noter une diminution des amplitudes de flexion du genou ((hanche en extension).

    • Douleur à la contractions résistée
    • En extension de hanche et genou ; en course externe ou moyenne

     

    Examens complémentaires

    Des examens complémentaires (échographie (Fig. 3) – IRM) sont indispensables pour confirmer confirmer le diagnostic et permettre d’entreprendre un traitement kinésithérapique adapté.

    • Ils préciseront l’importance de la fibrose
    • Ils élimineront la présence de kyste liquidien
    Fig. 3 - Récidive de lésion myoaponévrotique avec large cicatrice fibreuse

     

    TRAITEMENT 

    Le traitement se veut avant tout rééducatif.  Il comporte une association Ondes de Choc Radiales – Kinésithérapie.

    Les Ondes de Choc Radiales

    Avant de débuter tout traitement, il est nécessaire d’effectuer un examen clinique précis afin de poser un diagnostic kinésithérapique et de vérifier l’absence de contres-indications.

    Les R-PW pourront être utilisées sur les séquelles de déchirures musculaires (cicatrices fibreuses) après authentification par échographie ou par IRM.

    Le traitement par R-PW doit être expliqué au patient afin de l’impliquer et de minimiser ses craintes éventuelles (douleurs).

    Il comprend en général :

    • 3 à 4 séances de R-PW sur la zone fibreuse à raison d’une fois par semaine
    • Complétées par de l’activation musculaire sur la loge antérieure de cuisse ainsi que de la vibration
    • En dehors des séances d’Ondes de Choc pures « défibrosantes », il est conseillé d’effectuer un traitement myofascial à raison de 2 fois par semaine en utilisant les transducteurs type D-Actor (D-20 ; D-35) ou les Peri-Actor (Knuckle ; Scrapper)

     

    • Application de R-PW sur une cicatrise fibreuse au niveau du droit antérieur : 
      • Patient en décubitus dorsal, la jambe lésée pendant au bord de la table (quadriceps en tension).
      • Recherche palpatoire de la zone indurée témoignant de la fibrose du droit antérieur (Fig. 4).

     

    Fig. 4 : recherche palpatoire de la zone fibreuse Fig. 4 - Recherche palpatoire de la zone fibreuse       
    Fig. 5 - R-PW au niveau de zone fibrosée
    • Protocole de R-PW : (Fig. 5)
      • R040, C15
      • Pression 1,8 à 2,4 bars - 2000 chocs - Fréquence de 15 à 12 Hz
      • Mettre du gel à ultra-sons
      • Pression manuelle appuyée
      • 1 fois par semaine – 3 à 4 semaines

    Le traitement sera complété par un traitement myofascial en utilisant les transducteurs type D-Actors (D-20 ; D-35) ou les Peri-Actor (Knuckle ; Scrapper)

     

    Le but de ces transducteurs est de libérer les adhérences des fascias (Ondes de Pression tangentiellement aux tissus, au lieu de verticalement) afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

     

    • Activation musculaire avec transducteurs type D-Actors :

     

    Fig. 6 Activation musculaire sur le quadriceps Fig. 6 - Activation musculaire sur le quadriceps

     

    • Patient en décubitus dorsal, genou reposant sur un coussin (quadriceps en position de détente)
    • D20-S – D20-T – D35
    • Pression : 1,2 à 3 bars - Fréquence : 15 Hz – 2000 à 3000 chocs
    • Déplacer la pièce à main lentement sans interruption sur la surface de la peau dans la direction des fibres musculaires – du distal vers le proximal (Smoothing)
    • Utiliser du gel

     

    • Traitement myofascial avec transducteurs type Peri Actor :
    Fig.-7-scrapper au niveau de la loge externe de cuisse Fig.7 - Scrapper au niveau de la loge externe de cuisse

     

    • Patient en décubitus dorsal, genou reposant sur un coussin (quadriceps en position de détente)
    • Au niveau de la loge antérieur et externe de la cuisse
    • Scraper: au niveau des fascias superficiels des loges antérieures et latérales de la cuisse
    • Knuckle : au niveau des cloisons intermusculaires
      • Entre les différents vastes
      • Entre le vaste latéral et le fascia-lata
    • Puissance : 1,3 à 2 bars Fréquence : 15 Hz.
    • Effectuer trois à cinq passages
    • Ne pas utiliser de gel avec les Peri-Actor

     

    • Vibrations :

     

    Fig.8 - Vibration au niveau des loges ant et ext de cuisse

     

    La vibration appliquée au niveau des loges antérieure et externe complètera le traitement.

     

    Kinésithérapie associée

    Les ondes de choc radiales peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.

    En cas de séquelles fibreuses de lésion musculaire du quadriceps au niveau du droit antérieur, la rééducation comprendra :

    • Un travail sur bicyclette afin de revasculariser la région lésée
    • Un renforcement musculaire progressif (excentrique et concentrique)
    • Des étirements adaptés
    • Un travail de réadaptation à l’effort

     

    CONCLUSION 

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les ondes de choc radiales nous sont d’une grande utilité pour la kinésithérapie des cicatrices fibreuses consécutives à une lésion musculaire insuffisamment ou non traitées
    • Le traitement comprendra 3 séances par semaine comme suit :
      • 1 fois par semaine : une séance de R-PW à visée « défibrosante » (+ activation musculaire + vibrations) terminera la séance de rééducation
      • 2 fois par semaine : un traitement de R-PW à visée « myofasciale » clôturera la séance de kinésithérapie

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE - MKDE  Le Havre, Kinésithérapeute du Sport

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

     

    Sources / Illustrations : Thierry Allaire – DJO France

    Bibliographie :

    • Bonnel F, Marc T. Le muscle : Nouveaux concepts. SAURAMPS MEDICAL; 2009. 559 p. (Spécialité Med)
    • Guillodo Y, Bouttier R, Saraux A. De la clinique à l’imagerie : signes de gravité et d’indisponibilité sportive d’une lésion musculaire. J Traumatol Sport. 2012;29(4)
    • Brasseur JL, Renoux J. Echographie du muscle. SAURAMPS MEDICAL; 2016. 294 p.
    • Kisch, T; Wuerfel, W; Repetitive shock wave therapy improves muscular microcirculation. J Surg Res. 2016 Apr;201(2):440-5.
    • BecK and al : Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
    • Joanisse S, Nederveen J, Snijders T, McKay B. Skeletal Muscle Regeneration, Repair and Remodelling in Aging: The Importance of Muscle Stem Cells and Vascularization. Gerontology. 20 oct 2016;63(1):91‑
    • Di Palma E : Intérêt de la combinaison ondes de choc radiales etinfrasons dans les douleurs myofasciales . Profession Kiné n°13 p 11-14
    • Gleitz M : Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
    • Allaire T : Therapie par ondes de choc : Utilisation en kinésithérapie. Kiné actualité n°1306 2013  p 17-22
    • Allaire T, Tassery F : Ondes de Choc Radiales : applications pratiques au niveau des membres inférieurs. Profession kiné n°42 2014
    • Guilhem G, Cornu C, Guevel A. Neuromuscular and muscle-tendon system adaptations to isotonic and isokinetic eccentric exercise. Ann Physicial Rehabil Med. Juin 2010;53(5):319‑
    • Jarvinen M, Lehto M. The effects of early mobilisation and immobilisation on the healing process following muscle injuries. Sports Med. févr 1993;15(2):78‑

     

  5. Intérêt des Ondes de Choc Radiales dans le traitement des douleurs myofasciales

     

    Le champ d’application des Ondes de Choc Radiales ou Radial Pression Wave (RPW) s’est énormément élargi ces 20 dernières années (pathologies tendineuses, structures associées, muscles, aponévroses, etc.), notamment depuis les études des biologistes sur les effets des Ondes de Choc Radiales sur le tissu humain (stimulation de la cellule vasculaire, augmentation des échanges cellulaires, stimulation des cellules souches, etc.) qui ont permis d’appréhender les traitements des Ondes de Choc Radiales sur les douleurs myofasciales.

    De plus, l’étroite collaboration entre chercheurs, thérapeutes et constructeurs a contribué à l’évolution et l’amélioration de ce matériel.

     

    RAPPELS ANATOMIQUES 

    Syndrome myofascial

    Le Syndrome myofascial douloureux est une perturbation fonctionnelle douloureuse et réversible de l’appareil locomoteur dont l’origine se trouve et se maintient dans un ou plusieurs points trigger myofasciaux. (Jan De Laere).

    Il se caractérise par : une douleur, une faiblesse musculaire, une restriction de mobilité, des phénomènes neuro végétatifs.

     

    Points Trigger

    Un point Trigger est une zone très sensible, douloureuse, hyper-irritable, d’une grandeur de quelques millimètres, localisé dans un muscle strié ou dans son fascia. (Fig 1) 

    fig 1. Points Trigger fig 1. Points Trigger

     

    Souvent latent, ce nœud musculaire provoque une raideur ou une restriction dans les activités normales.

    S’il est activé, il entraine une douleur, une faiblesse musculaire, voire des pertes d’équilibre.

    Des Points Trigger Associés (PTrA) peuvent se développer dans le muscle agoniste PTr primaire, dans l’antagoniste PTr secondaire.

    Des Points trigger de fixation situés au niveau des insertions tendineuses peuvent être présents. Ils sont très fréquents et empêchent le traitement efficace des points trigger musculaires.

     

    Au niveau biologique (Fig. 2)

    La douleur myofasciale est supposée provenir d’une augmentation anormale de la production et de la libération d’acétylcholine qui induit une dépolarisation prolongée de la membrane de la fibre musculaire et provoque éventuellement une libération continue et une absorption de l’ion calcium.

    Tout cela provoque une ischémie musculaire en raison du raccourcissement des sarcomères et de la libération de substances sensibilisantes (substance P, bradykinine, peptide liée au gène de la calcitonine).

    Le cercle vicieux est activé lorsque les nocicepteurs sont sensibilisés et que l’ischémie musculaire est aggravée.

    fig 2. Pathogénèse des PointsTrigger Myofasciaux fig 2. Pathogénèse des PointsTrigger Myofasciaux

     

     

    TRAITEMENT DES DOULEURS MYOFASCIALES ET POINTS TRIGGER 

    On intègre la thérapie Ondes de Chocs dans le syndrome de la douleur myofasciale afin de la soulager :

    • en diminuant la concentration de substances P apparentées à la douleur
    • en favorisant l’angiogenèse
    • en augmentant la perfusion dans les tissus ischémiques

    Il est indispensable de traiter ces douleurs myofasciales et trigger points qui pourraient à long terme entrainer une altération structurel irréversible dans le muscle.

    Comme tout traitement, il sera précédé d’un bilan kinésithérapique précis qui déterminera les différents points trigger ainsi que les douleurs référées. Il éliminera également d’éventuelles contre-indications afin d’adapter le mieux possible notre démarche thérapeutique.

    Le traitement par Ondes de Chocs Radiales nécessite une méthodologie systématique (traitement local puis étendu).

     

    Traitement des Trigger Points

    Il convient de toujours traiter la blessure ou cause principale.

    Par exemple, dans le cas d’une tendinopathie calcanéenne, si l'on ne traite que les points douloureux du triceps sural, la diminution de la douleur ne sera que temporaire car le facteur dominant reste le tendon lésé.

     

    Position du patient (Fig. 3)

    Fig. 3 - Traitement des points Trigger sur triceps sural

     

    Le patient est placé dans une position de détente, les muscles affectés légèrement étirés (pré-tension).

    Plus l'intensité de la douleur et la sensibilité musculaire sont élevées, moins l'étirement est nécessaire.

     

    Tissus cibles

    Le traitement par Ondes de Choc Radiales est appliqué aux points Trigger actifs, ainsi qu'aux points Trigger satellites dans la zone de douleur référée (Travell et Simons).

    Le traitement des tendinopathies d'insertion qui peuvent se présenter sous forme de points Trigger de fixation (Travell et Simons) est également particulièrement important.

     

    Technique d'application 

    1.       Petits mouvements circulaires sur le point Trigger jusqu'au soulagement de la douleur.
    2.       Appliquer une pression de contact ferme afin de comprimer la couche sous-cutanée en raison de la profondeur de pénétration maximale d'environ 5-6 cm.
    3.       Maintenir la pièce à main perpendiculairement à la surface du muscle pour obtenir la distance le plus petit possible par rapport à la zone ciblée.
    ATTENTION

    o   En cas de proximité de tissus vulnérables (tissu pulmonaire, nerf sciatique etc..), les Ondes de Choc Radiales doivent être appliquées tangentiellement aux structures vulnérables.

    o   L'application directe sur les os ne provoque pas de blessure ni de dommage, mais elle peut causer une gêne sévère.

     

    Transducteurs

    Les émetteurs les plus couramment utilisés pour le traitement des points Trigger sont les D20-S Oscillateur Standard; D20-T Oscillateur Or ; D35-S Oscillateur Large.

    De petits points Trigger sont généralement traités avec des émetteurs de 10 mm (R040 Beam DI15 Deep Impact; R15) .

    Transducteur RO40 Beam impact 15 mm Rouge
    Transducteur R15 impact 15 mm Noir

    Intensité

    Traitement des Points Trigger : de 1 à 5 bars o   En fonction de la taille de l'émetteur RPW

    o   En fonction de l'évaluation de l'intensité de la douleur par le patient (ne doit pas dépasser les scores 6 à 8 sur l'échelle EVA).

    Fréquence o   Entre 4 et 20 Hz

    o   En général, les fréquences plus élevées semblent être plus tolérables que les basses fréquences (15 à 20 Hz).

    Nombre d'impulsions par point Trigger o   Dépend du degré de soulagement de la douleur envisagé. L'objectif est de réduire la douleur d'au moins 50 % par rapport à la valeur de référence.

    o   Des impulsions d'environ 300-1000 RPW seront nécessaires pour atteindre cet objectif.

    o   Lorsque le niveau de réduction de la douleur souhaité a été atteint, le traitement se poursuit de la même manière sur le point Trigger suivant.

    Nombre d'impulsions RPW par séance o   Dépend de l'état du patient.

    o   Le nombre total d'impulsions : 6000 à 10000 en fonction de la surface de traitement, réparties entre le traitement local et le traitement des grands muscles.

     

    Traitement des grands tissus musculaires

    En plus du traitement local des points Trigger, il est recommandé de traiter également les grands tissus musculaires dans le sens des fibres musculaires par des ondes de choc radiales.

    Le traitement des grands muscles est généralement effectué à l'aide d'émetteurs de chocs grand diamètre (D20 ; D35).

    Deux techniques différentes peuvent être utilisées :

    SMOOTHING o   Les Ondes de Choc Radiales sont appliquées à une pression de traitement faible (1,2 à 2,0 bars) et à une fréquence de 10-20 Hz

    o   Déplacer la pièce à main lentement sur la surface de la peau dans la direction des fibres musculaires – du distal vers le proximal

    o   Pas de pression manuelle – pas d’interruption – gel

     

    Fig. 4 - D-Actor smoothing sur Ischio jambiers
    STAMPING o   Les paramètres de traitement et le sens d'application sont les mêmes que pour le lissage musculaire

     

    o   Pression basse (1,2 à 4 bars) ; fréquence : 10 à 20 Hz

     

    o   Déplacer la pièce à main du distal vers le proximal

     

    o   30 à 50 chocs sur un point – puis déplacer de la largeur de la tête pour une nouvelle application

     

    o   Laisse souvent des marques temporaires sur la peau

    Fig. 5 - D-Actor stamping sur quadriceps

     

    Le traitement des grands muscles peut être effectué à la fois sur les muscles douloureux et sur leurs antagonistes. Dans ce dernier cas, il réduit le tonus musculaire du muscle douloureux en raison de l'inhibition réciproque.

    Les muscles extrêmement sensibles doivent d'abord être traités par la technique des grandes surfaces car une thérapie locale des points Trigger avec des pressions élevées peut provoquer une douleur excessive.

    Nombre d'impulsions Ondes de Choc Radiales :

    En fonction de l'intensité de la douleur et de la taille des muscles et des groupes de muscles, vous appliquerez 500 à 6000 impulsions. Par exemple certaines parties du corps telles que quadriceps, ischio-jambiers, glutéaux, triceps sural nécessitent 6.000 impulsions.

     

    Traitement « spécifique » du fascia avec les Ondes de Choc Radiales

    Ces derniers temps des applicateurs spécifiques (Peri-Actor© ; Spine-Actor© ont vu le jour. (Fig.6 ; 7 ; 8 ; 9)

    Ils permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds, ainsi que les muscles paravertébraux.

    Le but de ces transducteurs est de libérer les adhérences des fascias en émettant des ondes de choc tangentiellement aux tissus au lieu de verticalement afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus

     

    Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisés qu’à des pressions inférieures à 3 bars.

    Fig.6 - Knuckle Peri-Actor® sur Ischio Jambiers

     

    Fig. 7 - Scraper Peri-Actor® sur fascia mollet

     

    Fig. 8 - Scraper Peri-Actor® sur fascia cervical

     

    Fig. 9 - Spine-Actor® sur paravertébraux dorsaux

     

    PRINCIPES DE TRAITEMENT POUR LE TRAITEMENT PAR ONDES DE CHOC RADIALES

    Nombre de séances Cela dépend de deux facteurs :

    ·         L'indication

    ·         La réponse des tissus

     

    En général, 3 à 6 traitements sont nécessaires.

     

    Au moins 85 % des symptômes devraient être résolus à l’issue du 3ème traitement.

     

    Quelques séances supplémentaires peuvent être nécessaires pour traiter les douleurs myofasciales récalcitrantes.

     

    Une amélioration de la fonction et un soulagement de la douleur sont attendus après le premier traitement.

    Fréquence

     

    Pour le traitement des douleurs myofasciales, des points Trigger :

    ·         Lésions aigues : 1 à 2 fois par semaine

    ·         Lésions chroniques : en général 3 à 10 sessions à raison de 1 fois par semaine

    Dosage Il doit être adapté au patient.

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les ondes de choc radiales sont de plus en plus employées en kinésithérapie et l’évolution du matériel à contribué à l’amélioration des résultats.
    • Les ondes de choc radiales sont devenues une aide indéniable dans le traitement de douleurs myofasciales.
    • L’efficacité du traitement dépendra de la précision du bilan kinésithérapique et de la rigueur d’application des ondes de choc radiales.
    • Cependant, les critères d’utilisation doivent maitrisés par le thérapeute, d’où la nécessité d’une formation adaptée.

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre.

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

     

    Sources / Illustrations : DJO France

  6. Ondes de choc radiales: traitement de l'épicondylalgie latérale du coude

    Les épicondylalgies latérales du coude constituent un motif de consultation fréquent en rééducation fonctionnelle.

    Elles sont fréquentes chez le sportif (tennis "Tennis Elbow", squash, badminton, bowling, etc.) mais peuvent être également provoquées par certaines activités professionnelles manuelles, ou par une activité ménagère d’intensité inhabituelle.

    Globalement, une proportion équivalente d’hommes et de femmes est concernée par cette pathologie.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Les épicondyliens latéraux s’insèrent par un tendon commun sur la face postérieure de l’épicondyle latérale de l’humérus.

    La partie superficielle de ce tendon est constituée d’avant en arrière par : le court extenseur radial du carpe, l’extenseur des doigts, l’extenseur propre 5, l’extenseur ulnaire du carpe.

    La partie profonde de ce tendon est constituée par le muscle supinateur.

    L’anconé s’insère isolément sur la partie postérieure de l’épicondyle.

    L’innervation est assurée par le nerf radial.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE

    Les excès de contraintes mécaniques demeurent la cause principale des tendinopathies. Cependant de multiples facteurs intrinsèques (âge etc…) et extrinsèques (matériel inadapté, défaut d’entrainement, etc.) coexistent.

    Il faut distinguer l’épicondylalgie aigue (épicondylite) et l’épicondylalgie rebelle (épicondylose).

     

    L’épicondylalgie aigue est une tendinite réactionnelle consécutive à des contraintes ponctuelles au-dessus des capacités du tendon (en effort, en durée…). Il s’agit d’une hyper-réactivité tendineuse.

    • Traitement :
      1. Hyper-réactivité tendineuse → antalgique – « anti-inflammatoire »
      2. A distance de la crise : amélioration de la capacité résistive (Ondes de Chocs Radiales - excentrique –étirements)

    L’épicondylalgie rebelle ou épicondylose est la conséquence d’une rupture progressive des attaches (collagène) musculo-tendineuses.  Dans ce cas présent, il s’agit d’une tendinose (pas d’inflammation) et on observe une discordance « traction musculaire/insertion ».

    • Traitement :
      1. Hypo-réactivité tendineuse → « traitement inflammatoire » Ondes de Chocs Radiales
      2. Concomitant à l’irritation : amélioration de la capacité résistive (Ondes de Chocs Radiales - excentrique –étirements)

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Interrogatoire

    Il faut rechercher d’éventuels facteurs favorisants :

    • Microtraumatismes, hyper-sollicitation (sport, bricolage)
    • Matériel inadapté (raquette, souris d’ordinateur)
    • Gestes sportifs ou professionnels inhabituels (lift au tennis, déménagement, manutention…)
    • Modification ou augmentation brutale de l’entrainement
    • Déficit neurologique sous-jacent compensé au niveau du coude
    • Age+++
    • Causes iatrogènes
    • Défauts d’hydratation, foyers infectieux dentaires ou ORL

     

    Examen clinique

    La palpation recherche :

    • Une douleur de l’insertion et/ou du tendon commun des épicondyliens latéraux
    • La présence de Trigger Points ; des douleurs myofasciales associées ; des tensions; des zones de restrictions au niveau de l’avant-bras, du bras et même des trapèzes.

    La mise en tension des épicondyliens est douloureuse.

    Douleur à la contraction résistée :

    1. Extension du poignet
    2. Extension des doigts, inter-phalangiennes proximales fléchies

     

    Examens complémentaires 

    Des examens complémentires pourront, le cas échéant, confirmer le diagnostic.

    • Ils préciseront le bilan clinique : bursite associée ; tendinopathie fissuraire
    • Ils élimineront les diagnostics différentiels (syndrome du tunnel radial, radiculalgie C7, arthropathies huméro-radiales…)

     

    TRAITEMENT

    Le traitement se veut avant tout rééducatif.  Il comporte une association Ondes de Choc Radiales / Kinésithérapie.

     

    Les Ondes de Choc Radiales

    Avant de débuter tout traitement, il est nécessaire d’effectuer un examen clinique précis afin de poser un diagnostic kinésithérapique et de vérifier l’absence de contre-indication.

    Le traitement par Ondes de Chocs Radiales s’effectue en fonction du bilan clinique : +++

    Traitement local isolé 

     

    ·       ODCR sur insertion des épicondyliens latéraux R040 – F15

    ·       Vibrations sur les épicondyliens latéraux (V Actor)

     

    Traitement global si douleur myofasciale associée  ·       Traitement Myofascial + trigger point

    ·      + Travail spécifique sur épicondyliens

    Le traitement par Ondes de Choc Radiales doit être expliqué au patient afin de l’impliquer et de minimiser ses craintes éventuelles (douleurs).

    Il comprend en général 5 à 6 séances espacées d’une semaine.

    IMPORTANT: les séances doivent être adaptées au seuil de tolérance du patient.

    • En cas d’inconfort manifeste :
      • Diminuer la puissance et/ou augmenter la fréquence

     

    Application des Ondes de Chocs Radiales sur une épicondylalgie latérale :

    • Patient assis sur une chaise, avant-bras reposant sur le bord de la table
    • Repérage palpatoire des épicondyliens latéraux (Fig. 2)
    • Mise en tension des épicondyliens, main pendante en bord de la table
    • Le patient maintient la position avec son autre main
    Repérage palpatoire + position de mise en tension des épicondyliens Fig.2 Repérage palpatoire + position de mise en tension des épicondyliens
    • Application de gel à ultra-son
    • Utilisation de la rampe
    • Protocole d’application des Ondes de Choc Radiales (Fig. 3)
      • Utiliser le R040 – C15 – F15
      • Fréquence 15 Hz
      • Pression 1,6 à 2 bars
      • 2000 à 2500 chocs
    Application des ondes de chocs radiales sur les épicondyliens Fig.3 Application des ondes de chocs radiales sur les épicondyliens

    L’application de vibrations sur le épicondyliens latéraux (Fig. 4) permet d’affiner le traitement en améliorant le relâchement musculaire et atténuera cette corde douloureuse souvent fréquente lors d’épicondylagie latérale chronique.

    • Utiliser l'applicateur V-Actor® (V25 ou V40)
    • Fréquence 26 à 30 Hz
    • Pression 2,4 à 3 bars
    • 2000 à 2500 chocs
    Fig. 4 Application de vibrations au niveau des épicondyliens Fig. 4 Application de vibrations au niveau des épicondyliens

     

    En cas de douleur myofasciale et points trigger associés à la lésion tendineuse:

    • Le traitement par Ondes de Choc Radiales sera adapté au bilan réalisé au préalable
    • Il débutera systématiquement à distance de la zone douloureuse
    • Le choix de l’applicateur dépend de la zone à traiter
    • Le traitement des points trigger est systématiquement associé

     

    • 1ere étape - Chaîne myofasciale:
      • Traitement du fascia cervical : (Fig. 5)
        • Utiliser le Spine-Actor® 20 mm
        • Commencer avec une pression basse : 0,3 bars ; puis monter progressivement en fonction du ressenti (rester toujours à une pression <2 bars au niveau cervical)
        • Fréquence 17Hz
        • 1500 chocs
    Fig. 5 spine-actor sur région cervicale Fig. 5 Positionnement du Spine-Actor sur la région cervicale
    • À partir de l’épine de l’omoplate :
      • Travail de la chaîne externe :
        • Bord extérieur deltoïde post → épicondyle latérale
          • Peri-Actor® Scrapper
          • Pression 1 à 2 bars
          • Fréquence 15 à 21 Hz
    • A partir du triangle des ronds :
      • Libération des ronds et longue portion du triceps
      • Bord postérieur deltoïde CIME entre biceps et triceps jusqu’à l’épicondyle latérale
      • Peri-Actor® Knuckle: 1 à 2 bars - 15 à 21 Hz
    • A partir de l’épicondyle latérale: (Fig. 6)
    Fig. 6 Application Scrapper sur épicondyliens latéraux
    • 2ème étape - Trigger Points: (Fig. 7)
      • Utiliser l’applicateur Sphère ou D-Actor®
        • Pression 0,3 – 3 bars
        • Fréquence 13 Hz
        • 500 coups
        • Points spécifiques
    Fig. 7 Trigger Point Trapèze Fig. 7 Trigger Point Trapèze
    • 3ème étape - Traitement de l’aponévrosite en mode Habituel

     

    • 4ème étape - Vibrations : ( 8a ; 8b ; 8c)
      • Un massage décontracturant par infrasons (applicateur V-Actor®) effectué au niveau des épicondyliens, du bras, du deltoïde postérieur, du trapèze, la chaîne postérieure (Ischio-jambier + SACP) complètera le traitement.
        • Pression 2,2 à 2,4 bars
        • Fréquence 30 à 35 Hz
        • 2500 à 3500 chocs
    Fig. 8a Vibrations

     

    Fig. 8b Vibrations

     

    Fig. 8c Vibrations

     

    Kinésithérapie associée

    Les Ondes de Chocs Radiales peuvent être utilisées soit seules, soit en complément d’autres techniques rééducatives.

    Le traitement actuellement proposé dans les épicondylagies est essentiellement actif.

    Il comprend de la thérapie manuelle, des Ondes de Chocs Radiales, des étirements, du travail excentrique et un réentrainement à l’effort.

    Il peut être également nécessaire de se rapprocher des professionnels concernés pour ce qui est du choix de matériel professionnel (souris d’ordinateur…) ou sportif (raquette de tennis, etc.).

    • Avant les Ondes de Chocs Radiales :
      • Normalisations articulaires (rachis cervical, épaules, coudes, tête radiale, poignet).
      • Etirements adaptés (actifs, actifs-aidés, passifs)
      • Travail excentrique des extenseurs du poignet, des pronateurs
    • Après les Ondes de Chocs Radiales :
      • Massages décontracturants des Ischio-jambiers et des fessiers.
      • Electrothérapie (courants de capillarisation).
    • En alternance :
      • Massage transverse profond (MTP), crochetage, point périosté.

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    • Il y a 15 ans, seules les épicondylagies chroniques pouvaient bénéficier du traitement par Ondes de Choc Radiales après échec des autres traitements médicaux et kinésithérapique (MTP, mésothérapie, infiltrations, immobilisations,…). Le pourcentage de bons et très bons résultats était faible (30 à 35%).
    • Depuis que nous utilisons les Ondes de Choc Radiales en association avec des étirements et un travail excentrique, les résultats sont nettement plus encourageants (70 à 75% de bon et très bon résultats).

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    Découvrez tous nos autres articles sur l’utilisation des Ondes de Choc Radiales ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !  

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Chocs.

    Sources / Illustrations : DJO France, Thierry ALLAIRE

  7. Intérêt des Ondes de Choc Radiales dans le traitement des aponévrosites plantaires

    pa aponévrosite plantaire

    La souffrance de l’aponévrose plantaire ou du court fléchisseur plantaire survient en général chez les sportifs pratiquant la course et les sauts. Son diagnostic est avant tout clinique. L’échographie et l’IRM élimineront les nombreux diagnostics différentiels.

    Le traitement, essentiellement rééducatif comprendra des Ondes de Choc Radiales, qui utilisées à bon escient, permettront d’améliorer le processus de cicatrisation et dans de nombreux cas et d’accélérer la reprise sportive.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    L’aponévrose plantaire est constituée de fibres longitudinales tendues du tubercule postéro-interne de la face inférieure du calcanéum à la face plantaire des articulations métatarso-phalangiennes.

     

    Triangulaire à base antérieure, elle comprend 3 parties (interne, moyenne et externe) auxquelles sont annexées en profondeur les muscles intrinsèques du pied.

    L’aponévrose plantaire fait partie du système Suro-Achilléo-Calcanéo-Plantaire (SACP) et assure un rôle de transmission des forces du triceps sural vers les orteils.

    Certains facteurs biomécaniques tels que des troubles statiques de l’arrière-pied, une surcharge pondérale favorisent l’apparition d’aponévrosites plantaires.  D’autres facteurs comme des chaussures non adaptées et/ou des activités sportives mal conduites pourront aggraver la pathologie.

    Cette pathologie touche en général 2 types de patients :

    • Les personnes de 50 - 60 ans avec une surcharge pondérale
    • Les sportifs pratiquant la course à pied ou des sports de sauts (basket-ball, handball, volley- ball, etc.) possédant un pied creux ou plat.

    BILAN DIAGNOSTIC

    Interrogatoire

    Le patient se plaint de douleurs localisées sous le talon (infra-calcanéenne), irradiant parfois l’avant le long de l’arche interne. (fig.2)

    Ces douleurs d’apparition progressive s’installent sur un intervalle de plusieurs semaines.

    Elles sont de type mécanique : augmentées en station debout, à la marche, lors de la montée des escaliers et soulagées par le repos.

    Dans les premiers temps, ces douleurs diminuent après un échauffement, mais elles peuvent devenir plus sévères, voire constantes et même entrainer une boiterie.

    Parfois, le patient décrira avoir la sensation d’un « clou planté dans le talon ».

    Fig. 2 : dissection cadavérique : aponévrose plantaire Fig. 2 - aponévrose plantaire (dissection cadavérique)

     

    Examen clinique

    La palpation et la mise en tension de l’aponévrose plantaire et des orteils déclenche une douleur exquise. (fig : 3)

    Fig. 3 - Mise en tension de l’aponévrose plantaire et repérage minutieux son insertion calcanéenne

     

    ATTENTION : Une douleur siégeant 1 ou 2 travers de doigts au-dessus de l’insertion peut être le signe d’une rupture partielle de l’aponévrose qui contre-indiquerait le traitement par ODCR (fig. 4).

    Le point vert indique une insertion de l’aponévrose plantaire et le point rouge, siège habituel des ruptures de l’aponévrose plantaire.

    La palpation des chaînes myofasciales postérieure et externe (SACP ; ischio-jambiers ; fessiers) recherchera d’éventuelles adhérences myofasciales et/ou Trigger Point qu’il sera nécessaire de traiter également.

     

    Un bilan postural à la recherche d’éventuelles troubles statiques ou dynamiques favorisants complètera l’examen clinique.

    Examens complémentaires

    Radiographie
    • Permet de mieux visualiser les troubles statiques (pied creux, pied plat, varus ou valgus calcanéen…)
    • Peut mettre en évidence une « épine calcanéenne ». Cette épine calcanéenne ne représente pas l’élément responsable de la douleur aigue, mais reflète indirectement des phénomènes de tractions chroniques et prolongées sur les insertions de l’aponévrose plantaire et du muscle cour fléchisseur des orteils.
    • Elimine une fracture de fatigue du calcanéum, un ostéochondrose, etc.
    Echographie
    • Utilisée par des mains expertes, elle permet d’éliminer, une bursite, un hématome, et surtout une rupture aponévrotique récente ou une désinsertion partielle de l’aponévrose.
    IRM
    • Si besoin, elle permet d’éliminer toute incertitude diagnostique (rupture partielle d’aponévrose plantaire).

     

    Diagnostics différentiels 

    • Rupture de l’aponévrose plantaire
    • Fracture de fatigue du calcanéum
    • Talonnade
    • Talalgie en couronne
    • Syndrome tronculaire du nerf calcanéen
    • Spondylarthropathie

     

    TRAITEMENT

    Le traitement se veut avant tout rééducatif.  Il comporte une association Ondes de Choc Radiales-Kinésithérapie, complétée par une diminution des sollicitations mécaniques.

    Ondes de Choc Radiales

    Avant de débuter tout traitement, il est nécessaire d’effectuer un examen clinique précis afin de poser un diagnostic kinésithérapique et de vérifier l’absence de contre-indication.

    Le Traitement R-PW s’effectue en fonction du bilan clinique+++:

    • Soit en Traitement local isolé
      • Ondes de Choc Radiales sur insertion aponévrose plantaire R040 – DI15
      • Activation musculaire D20 – D 35 + vibration sur mollet V-Actor
    • Soit en Traitement global si douleur myofasciale associée
      • Traitement Myofascial + Trigger Point
      • Travail spécifique sur l’insertion de l’aponévrose plantaire

    Le traitement par Ondes de Choc Radiales doit être expliqué au patient afin de l’impliquer et de minimiser ses craintes éventuelles (douleurs).

    Si Traitement local isolé :

    • Il comprend en général 5 à 6 séances espacées de 6 à 7 jours.
    • L’évaluation des résultats s’effectue à l’issue de la 3ème séance, de la 6ème séance et 6 semaines après la dernière séance (délais de cicatrisation).
    • Position : soit en décubitus dorsal (fig : 5), soit en décubitus ventral (fig : 6) avec mise en tension de l’aponévrose plantaire. Cette 2ème position peut être utilisée en cas de douleurs myofasciales et Point Trigger au niveau de la chaine postérieure associée.
    • Application Ondes de Choc Radiales au niveau de l’insertion de l’aponévrose plantaire sur le calcanéum : fréquence 9 - 10 Hz; pression 2,2 à 2,8 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle appuyée.
    Fig.5 : Position 1 décubitus dorsal

     

    Fig.6 : Décubitus ventral

     

    En cas de douleur myofasciale et Trigger Points associés à la lésion tendineuse:

    • Le traitement par Ondes de Choc Radiales sera adapté au bilan réalisé au préalable
    • Il débute systématiquement à distance de la zone douloureuse
    • Le choix de l’applicateur dépend de la zone à traiter.
    • Le traitement des points trigger est systématiquement associé :
      • Soit à l’applicateur D-Actor : (fig :7 ; fig :8)
        • Ondes oscillantes
        • Pas de microlésions mais effet thermique
        • Technique de smoothing ou de stamping
        • Fréquences les plus adaptées 15Hz – 20Hz
    Fig.7: D-Actor smoothig sur IJ
    Fig.8: D-Actor stamping sur triceps sural
    • Soit à des applicateurs spécifiques tels que Peri-Actor ou Spine-Actor qui:
      • Permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds, et paravertébraux
      • Ne doivent être utilisés qu’à des pressions inférieures à 3 bars
      • La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz
    • 1er : Chaîne myofasciale: (fig.9 ; fig.10 ; fig.11)
      • Fessiers ; Ischio-jambiers ; Tenseur Fascia Lata ; Jumeaux interne, externe; soléaire ; Fascia plantaire
      • Scrapper ou Knuckle : 0,8 – 3 bars ; 17 - 21 Hz ; 3 – 5 passages
    Fig.9 - Knucke sur IJ
    Fig.10 - Scrapper sur fascia mollet
    Fig.11 - Knuckle sur la plante du pied

     

    • 2ème : Trigger Points:
      • Sphère ou D-Actor ; 0,3 – 3 bars ; 13 Hz ; 500 coups ; Points spécifiques

     

    • 3ème : Traitement de l’aponévrosite en mode Habituel : (fig.12)
    Fig.12 - R040 sur insertion aponévrosite

     

    • 4ème : Vibrations (fig.13 ; fig.14 ; fig.15)

    Un massage décontracturant par infrasons (applicateur V-Actor) effectué au niveau de la chaine postérieure (Ischio-jambier + SACP) complètera le traitement - fréquence 30 à 35 Hz ; pression 2,4 à 3 bars ; 2500 à 3500 chocs

    Fig.13 - Vibrations sur IJ
    Fig.14 - Vibrations sur mollet
    Fig.15 - Vibrations sur plante du pied

     

    Kinésithérapie associée

    Les Ondes de Choc Radiales peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.

    Dans le cadre du traitement de l’aponévrosite plantaire, certaines techniques peuvent être effectuées avant l’application d’Ondes de Choc Radiales:

    • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin).
    • Etirements manuels et/ou auto-étirements de la chaine post de cuisse, du SACP (jumeaux, soléaire, muscles intrinsèques du pied, aponévrose plantaire).
    • Renforcement musculaire excentrique lent du triceps sural.

    D’autres techniques pouvant potentialiser l’action des Ondes de Choc Radiales suivront l’application de celles-ci:

    • Association ODCR - couplage (ODCR + infrasons)
    • Electrothérapie (courants de capillarisation)
    • Massages décontracturants des muscles intrinsèques du pied, du SCAP.

    Diminution des sollicitations mécaniques :

    • Prescription de talonnettes amortissantes (diminue les microtraumatismes) et sur élévation du talon (diminue les contraintes mécaniques sur la chaine postérieure).
    • En cas de troubles statiques, prescription d’une orthèse plantaire.
    • Si sportif : réduire les heures d’entrainement (ou arrêt complet).
    • Si non sportif : diminuer les distances de marche, éviter au maximum les stations debout prolongées.

     

    CONCLUSION

    Dans le traitement des aponévrosites plantaires, les Ondes de Choc Radiales constituent une technique de choix validé par de nombreuses études.

    Il s’agit d’un traitement non invasif, limité dans le temps, comportant peu d’effets secondaires et ne nécessitant que très rarement l’arrêt sportif.

    Il ne s’agit pas d’un traitement exclusif, mais d’une thérapie qui peut être utilisée soit seule en début de cycle rééducatif, soit entre 2 séances de rééducation classique, soit en complément d’une séance de kinésithérapie.

    L’adjonction de techniques vascularisantes, type massage circulatoire, infra-sons, stimulation à visée vasculaire (capillarisation), potentialiserait les effets bénéfiques des Ondes de Choc Radiales.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les ondes de choc radiales, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

    Sources / Illustrations : Thierry Allaire, DJO France

    Bibliographie :

    • Ludger Gerdesmeyer and coll. Radial extracorporeal shock wave therapy is safe and effective in the treatment of chronic recalcitrant plantar fasciitis.AJMS : 06-2009.
    • Ibrahim and al: Chronic Plantar Facilitis treated with 2 sessions of Radial Extracorporel Shock wave Therapy – Ankle int 2010
    • Mahmoud I and coll : Chronic Plantar Fasciitis Treated with two sessions of Radial Extracorporeal Shock Wave Therapy ; American Ortho Foot and ankle internationnal 2010 p 361-397
    • Rozenblat M : Ondes de choc radiales et neurocryostimulation pour le traitement des tendinopathies. JTS : 07-2010.
    • Di Palma E : Intérêt de la combinaison ondes de choc radiales etinfrasons dans les douleurs myofasciales . Profession Kiné n°13 p 11-14
    • De Labareyre H : Que penser des ondes de choc dans le traitement des lésions tendino-musculaires en 2011 ? JTS : 01-2011.
    • Gleitz M : Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
    • Allaire T : Therapie par ondes de choc : Utilisation en kinésithérapie. Kiné actualité n°1306 2013  p 17-22
    • Allaire T, Tassery F : Ondes de Choc Radiales : applications pratiques au niveau des membres inférieurs. Profession kiné n°42 2014
    • Kisch, T; Wuerfel, W; Repetitive shock wave therapy improves muscular microcirculation. J Surg Res. 2016 Apr;201(2):440-5.
    • Malliaropoulos, N and coll: Succès and Recurrence Rate after Radial Extracorporeal Shock Wave Therapy for     Plantar Fasciopathy:  A Retrospective Study - Biomed Res Int. 2016;2016:9415827 – 2016
    • BecK and al : Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
    • Ibrahim and al : Long term Result of radial extracorporeal Shovk Wave Treatment for Chronic Plantar Fasciopathy : a prospective, randomized, placebo-controlled trial wiht two years follow-up – Journal of Orthopeadic Research - July 2017
  8. Ondes de choc radiales: petit guide pour le patient

    Les ondes de choc radiales aident à améliorer les troubles musculo-squelettiques chroniques1.

    Dans la majorité des situations, c’est en arrivant dans un cabinet de kinésithérapie ou un centre de rééducation avec une prescription pour des séances à la main que le patient découvre pour la première fois cet appareil.

    Nous allons donc vous expliquer à travers cet article ce qu’est une onde de choc, comment elle fonctionne et quels peuvent être les potentiels effets secondaires sur le patient.

     

    ZOOM SUR LA MODALITE

    Les ondes de choc radiales sont des ondes acoustiques introduites dans le corps au moyen d’un émetteur et d’une pièce à main. Ces ondes se déplacent dans le corps en mouvement à partir du point de contact. Le point de contact sera déplacé tout au long de votre traitement pour couvrir toute la région de la douleur. Les ondes de choc radiales sont souvent appelées ondes de pression radiales, ce qui est la définition correcte en termes physiques parce qu’elle décrit le mieux comment la forme d’onde se déplace à travers le corps.

    Lorsqu’elles sont introduites dans les tissus, les ondes de choc et les ondes de pression ont des effets au niveau cellulaire qui sont bénéfiques pour la guérison. La circulation sanguine accrue2 et la formation de nouvelles vésicules sanguines3,4 créent un environnement optimal pour la réparation des tissus. Il a également été démontré que l’application d’ondes de choc influence les mécanismes de régulation de la douleur du corps, ce qui entraîne un effet antalgique localisé5.

     

    FONCTIONNERONT-ELLES SUR MOI ? 

    Des études cliniques ont montré une amélioration des symptômes dans les conditions suivantes :

    • Points trigger myofasciaux1,6 – sensibilité localisée ou zone douloureuse
    • Fasciite plantaire7 - inflammation au niveau de la voûte plantaire
    • Tendinopathies chroniques - tendons enflés et douloureux :
    • Tennis/golf elbow8
    • Tendinopathie9 du tendon d’Achille
    • Tendinopathie de l’épaule et coiffe des rotateurs10

    La plupart des patients rapportent que la thérapie par ondes de pression radiales leur permet de remarcher et courir en ne ressentant plus de douleurs11.

     

    QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES DE LA THÉRAPIE PAR ONDES DE CHOC ? 

    Des effets secondaires sont susceptibles de se produire après un traitement par ondes de pression radiales dans les 1-2 jours suivants. Ces effets secondaires diminuent habituellement après 5 à 10 jours.

    Les effets secondaires potentiels comprennent :

    • Rougissement
    • Gonflement
    • Douleur
    • Hématome (ecchymoses)
    • Pétéchies (tâches rouges)

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur ces appareils, cliquez ICI.

     

    Auteur : DJO FRANCE – septembre 2020

    ÉTUDES CLINIQUES

    1. Ioppolo F et al. Clinical application of shock wave therapy (SWT) in musculoskeletal disorders. Eur J Phys Rehabil Med. 2014 Apr;50(2):217-30.
    2. Raza A et al. Extracorporeal Shockwave Therapy for Peripheral Arterial Disease: A Review of the Potential Mechanisms of Action. Ann Vasc Surg. 2017 Nov;45:294-298.
    3. Cristina d'Agostino M et al. Shock wave as biological therapeutic tool: From mechanical stimulation to recovery and healing, through mechanotransduction. Int J Surg. 2015 Dec;24(Pt B):147-53.
    4. Facchin F et al. Physical energies to the rescue of damaged tissues. World J Stem Cells. 2019 Jun 26;11(6):297-321.
    5. Schmitz C et al. Pain relief by extracorporeal shockwave therapy: an update on the current understanding. Urol Res. 2009 Aug;37(4):231-4.
    6. Gleitz M et al. Orthopedic trigger point shock wave therapy with focused and radial shock waves: a review of the current situation. Orthopädische Praxis 42, 5 (2006), 303-12.
    7. Lou J et al. Effectiveness of Extracorporeal Shock Wave Therapy Without Local Anesthesia in Patients With Recalcitrant Plantar Fasciitis: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Am J Phys Med Rehabil. 2017 Aug;96(8):529-534.
    8. Beyazal MS et al. Comparison of the effectiveness of local corticosteroid injection and extracorporeal shock wave therapy in patients with lateral epicondylitis. J Phys Ther Sci. 2015 Dec;27(12):3755-8.
    9. Gerdesmeyer L et al. Current evidence of extracorporeal shock wave therapy in chronic Achilles tendinopathy. Int J Surg. 2015 Dec;24(Pt B):154-9.
    10. Cacchio Aet al. Effectiveness of Radial Shock-Wave Therapy for Calcific Tendinitis of the Shoulder: Single-Blind, Randomized Clinical Study. Phys Ther. 2006 May;86(5):672-82.
    11. Leung R et al. What are patients' knowledge, expectation and experience of radial extracorporeal shockwave therapy for the treatment of their tendinopathies? A qualitative study. J Foot Ankle Res. 2018 Apr 5;11:11.
  9. Ondes de choc radiales : Zoom sur les nouveaux applicateurs pour traiter les rachialgies et fascias

    Ondes de choc radiales : Zoom sur les nouveaux applicateurs pour traiter les rachialgies et fascias

     Transducteur Intelect RPW2 Chattanooga

     

    INTRODUCTION

    Le champ d’application des Ondes de Choc Radiales s’est énormément élargi ces 20 dernières années (pathologies tendineuses, structures associées ; muscles, aponévroses etc…), notamment depuis les études de biologistes sur les effets de ces dernières sur le tissu humain tels que stimulation de la cellule vasculaire, augmentation des échanges cellulaires, stimulation des cellules souches, etc. qui ont permis d’appréhender les traitements des Ondes de Choc Radiales sur les fascias.

    De plus, l’étroite collaboration entre chercheurs, thérapeutes et constructeurs a contribué à l’évolution et l’amélioration du matériel.

     

    QUELS SONT LES NOUVEAUX APPLICATEURS SUR LE MARCHE?

    Ces derniers temps, des applicateurs spécifiques tels que les Spine-Actor® et les Peri-Actor® ont vu le jour.

     

     

    Fig. 1 Spine-Actors Set de Spine-Actor®

     

    Set de Peri-Actor®

     

    Ces applicateurs permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds, et para-vertébraux. Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisés qu’à des pressions inférieures à 3 bars. Ces transducteurs sont installés sur une pièce à main type « Falcon » (Fig. 3) qui autorise un travail plus précis et adapté aux besoins (pressions très basses : 0,3 bars, pour les fascias cervicaux).

    Fig.-3-Pièce-à-main-Falcon Pièce-à-main-Falcon

     

    Ces nouveaux applicateurs nous permettent une prise en charge plus spécifique et adaptée de nos patients souffrant de rachialgies (cervicale, dorsale, lombaire), quelle que soit l’étiologie (mécanique, posturale, stress, hyper-utilisation) pouvant être la cause ou la conséquence d’une pathologie périphérique sous-jacente.

    Illustration médicale précise de la trapezius
    Illustration médicale précise de la thoracique longissimus

     

    Comme tout traitement, il sera précédé d’un bilan kinésithérapique précis, qui éliminera d’éventuelles contre-indications afin d’adapter le mieux possible notre démarche thérapeutique.

     

    TRAITEMENT AVEC LE SPINE-ACTOR®

    Dans un premier temps, nous utilisons les transducteurs Spine-Actor®, spécialement conçus pour traiter la douleur des muscles para-vertébraux. Leur forme en U permet d’atteindre les points Trigger et lever les contractures des para-vertébraux.

    Il en existe 3 en fonction de la zone à traiter (20 mm pour la région cervicale ; 27,5 mm pour le rachis dorsal; 35 mm au niveau lombaire).

     

    Types d'applicateurs Spine-Actor®

     

    Le patient doit être installé dans une position confortable. Nous choisissons le transducteur Spine-Actor® adapté en fonction de la zone à traiter et de la morphologie du patient.

    Nous appliquons du gel à ultrasons sur la zone à traiter et le traitement peut débuter.

    La pièce à main doit être appliqué perpendiculairement (90°) à la surface de la peau. Il est possible de pivoter verticalement l’applicateur Spine-Actor® ou le faire glisser sur la zone à traiter.

    Le protocole Spine pour chaque zone à traiter, que ce soit au niveau cervical, dorsal ou lombaire, sera le suivant:

     

    Fréquence 17Hz +/- 2Hz
    Puissance  0,8 à 2 bars
    Nombre de chocs 

    1500

     

    TRAITEMENT AVEC LES DIFFERENTS APPLICATEURS PERI-ACTOR®

    Le traitement peut être complété par l’utilisation de Peri-Actor®. Ces transducteurs permettent de libérer les adhérences des fascias en introduisant des ondes de pression tangentiellement aux tissus, au lieu de verticalement, afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

    Avec ces types de transducteurs, le thérapeute n’utilisera pas de gel.

    LE KNUCKLE PERI-ACTOR® est utilisé pour le fascia thoraco-lombaire ou cervical.

    Knuckle Peri-Actor®
    Knuckle Peri-Actor® sur région lombaire

     


    LE SCRAPER PERI-ACTOR® permet de traiter les fascias superficiels sur de larges surfaces (technique de grattage).

    Scraper Peri-Actor®

     

    Scraper Peri-Actor® sur fascia cervical

     

    LE SCOOP PERI-ACTOR® : en forme de crochet, il est particulièrement adapté au traitement des crêtes ou reliefs osseuses (crête iliaque, épine et bord interne de l’omoplate. Il permet de traiter des zones difficilement accessibles!

    Scoop Peri-Actor®

     

    Scoop Peri-Actor® sur bord interne de l'omoplate

     

    LA SPHERE PERI-ACTOR® est utilisée sur les Trigger Point associés. (Fig. 9a ; 9b)

    Sphère Peri-Actor®

     

    Sphere Peri-Actor® sur Points Trigger trapèze supérieur

     

    La puissance choisie, toujours inférieure à 3 bars, dépend du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées. Il est impératif de commencer avec des pressions basses, notamment au niveau cervical (0,3 bars).

    La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz.

    Trois à cinq passages suffisent en fonction des restrictions rencontrées et le traitement des points Trigger y est systématiquement associé.

     

    CONCLUSION

    Les ondes de choc radiales sont de plus en plus employées en kinésithérapie et l’évolution du matériel a contribué à l’amélioration des résultats.

    Ces applicateurs spécifiques (Spine-Actor® et Peri-Actor®) parfaitement adaptés aux muscles para-vertébraux et aux traitement des fascias en font un complément indispensable aux techniques manuelles des masseurs-kinésithérapeutes pour le traitement des rachialgies.

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter votre médecin.

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

     

    Bibliographie

      • BecK and al : Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
      •  Chitnis PV, Cleveland RO. Acoustic and cavitation fields of shock wave therapy devices. In: Clement GT, McDannold NJ, Hynynen K, editors. Therapeutic ultrasound: 5th international symposium on therapeutic ultrasound (AIP conference proceedings). Boston: AIP Conf Prot.; 2005. pp. 27–29.
      • Chen YJ, Wang CJ, Yang KD, Kuo YR et al : Extracorporeal shock waves promotes healing of collagenase-induced achilles tendinitis and increase TGF-beta1 and IGF-I expression J Orthop Res, 2004, 22, 4, 854-61
      • Gleitz M : Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
      •  Kisch, T; Wuerfel, W; Repetitive shock wave therapy improves muscular microcirculation.  R.J Surg Res. 2016 Apr;201(2):440-5.
      • Schmitz C. Efficacy and safety of extracorporeal shock wave therapy for orthopedic conditions: a systematic review on studies listed in the PEDro database.Br Med Bull. 2015;116:115-38. doi: 10.1093/bmb/ldv047. Epub 2015 Nov 18.
      • 8- William M – Ondes de choc ; Effets physiologiques ? Un soutien à nos techniques manuelles en agissant notamment sur la cellule vasculaire
  10. Ondes de choc radiales : une aide indispensable dans le traitement des rachialgies et des fascias

     

     

     

    Le champ d’application des Ondes de Choc Radiales s’est énormément élargi ces 20 dernières années notamment pour les pathologies tendineuses, structures associées ; muscles, aponévroses, etc.

    Les études des biologistes sur les effets des ondes de choc sur le tissu humain (stimulation de la cellule vasculaire, augmentation des échanges cellulaires, stimulation des cellules souches, etc.) ont permis d’appréhender les traitements des ondes de choc radiales sur les fascias.

    De plus, l’étroite collaboration entre chercheurs, thérapeutes et constructeurs a contribué à l’évolution du matériel.

    Ces derniers temps, des applicateurs spécifiques tels que Péri-Actor et Spine-Actor  ont vu le jour. Ils permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds, et para-vertébraux. Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisés qu’à des pressions inférieures à 3 bars. Ces transducteurs sont installés sur une pièce à main type Falcon qui autorise un travail plus précis et adapté aux besoins (pressions très basses : 0,3 bars, pour les fascias cervicaux).

    Ces nouveaux transducteurs nous permettent une prise en charge plus précise et adapté de nos patients souffrant de rachialgies (cervical, dorsale, lombaire) quelle que soit l’étiologie (mécanique, posturale, stress, hyper-utilisation) et pouvant être la cause ou la conséquence d’une pathologie périphérique sous-jacente.

    Comme tout traitement, il sera précédé d’un bilan kinésithérapique précis. Il permet de vérifier d’éventuelles contre-indications afin d’adapter le mieux possible notre démarche thérapeutique.

     

    Traitement Spine-Actor

    • Dans un premier temps, nous utilisons les transducteurs Spine-Actors, spécialement conçus pour traiter la douleur des muscles para-vertébraux. Leur forme en U permet d’atteindre les points Trigger et lever les contractures des para-vertébraux. Il en existe 3 en fonction de la zone à traiter (20 mm pour la région cervicale; 27,5 mm pour le rachis dorsal; 35 mm au niveau lombaire).
    • Le patient est installé dans une position confortable. Nous choisissons le transducteur Spine Actor adapté en fonction de la zone à traiter et de la morphologie du patient.
    • Nous appliquons du gel à ultrasons sur la zone à traiter et le traitement peut débuter.
    • La pièce à main doit être appliqué perpendiculairement (90°) à la surface de la peau.
    • Il est possible de pivoter verticalement l’applicateur Spine ou le faire glisser sur la zone à traiter.
    • Le protocole Spine pour chaque zone à traiter (cervical, dorsal, lombaire) sera :

    Fréquence

    17Hz +/- 2Hz
    Puissance 0,8 à 2 bars
    Nombre de chocs 1500

     

    Spine cervical en position assiseSpine-Actor dorsal en position assise

     

    Traitement Péri-Actor

    • Le traitement pourra être complété par l’utilisation de Péri-Actors. Ces transducteurs permettent de libérer les adhérences des fascias en introduisant des ondes de pression tangentiellement aux tissus, au lieu de verticalement, afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.
      • Le Knuckle est utilisé pour le fascia thoraco-lombaire ou cervical
      • Le Scraper permet de traiter les fascias superficiels sur de larges surfaces (technique de grattage).
      • Le Scoop (en forme de crochet) est particulièrement adapté au traitement des crêtes ou reliefs osseuses (crête iliaque, épine de l’omoplate).
      • La Sphère est utilisée sur les points Trigger associés.
    • La puissance choisie (toujours inférieure à 3 bars) dépend du fascia concerné, de sa profondeur, de l’importance des restrictions rencontrées. Il est impératif de commencer avec des pressions basses, notamment au niveau cervical (0,3 bars).
    • La fréquence permettant la meilleure réponse des tissus est de 17 Hz +/- 2 Hz.
    • Trois à cinq passages suffisent en fonction des restrictions rencontrées et le traitement des points Trigger y est systématiquement associé.

    Les ondes de choc radiales sont de plus en plus employées en kinésithérapie et l’évolution du matériel à contribuer à l’amélioration des résultats.

    Des applicateurs spécifiques (Péri-Actor ; Spine-Actor) parfaitement adaptés aux muscles para-vertébraux et aux traitements des fascias en font un complément indispensable à nos techniques manuelles pour le traitement des rachialgies.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

Articles 1 à 10 sur un total de 20

Page