Lombalgie Chronique

La lombalgie est le trouble musculosquelettique (TMS) dont la prévalence est la plus élevée au monde. Elle est considérée comme chronique lorsqu’elle dure plus de trois mois. Engendrant des difficultés certaines à se mouvoir et des blocages, elle affecte particulièrement la capacité fonctionnelle et le bien-être des personnes atteintes.

Soulager au quotidien les douleurs lombaires des patients est donc un enjeu majeur afin qu’ils puissent retrouver leur mobilité et que leur qualité de vie soit améliorée. Sa prise en charge repose sur un parcours de soins structuré, associant un suivi en cabinet et des stratégies de maintien à domicile.

ZOOM SUR LA LOMBALGIE CHRONIQUE

DÉFINITION

Colonne vertébrale

La lombalgie est une douleur de la région lombaire, comprise entre le bord inférieur des côtes et le pli fessier (L1 à L5). En cas d'atteinte radiculaire associée, la douleur peut irradier dans le membre inférieur selon le territoire concerné : on parle de lombosciatique en cas d'atteinte du nerf sciatique et de lombo-cruralgie en cas d'atteinte du nerf crural (fémoral).

En fonction de l’origine identifiée, on distingue trois types de lombalgies :

  • La lombalgie commune, sans relation retenue avec des lésions anatomiques
  • La lombalgie non dégénérative (ou lombalgie spécifique) liée à une cause traumatique, tumorale, infectieuse ou inflammatoire ;
  • La lombalgie dégénérative résulte de l'usure progressive des structures rachidiennes. Son origine peut être discogénique, facettaire, ligamentaire, musculaire ou mixte, et être associée à des troubles segmentaires ou globaux de la statique rachidienne

Dans 90% des cas, la lombalgie est commune.

ÉPIDÉMIOLOGIE DE LA LOMBALGIE

La lombalgie est l’une des principales causes d’invalidité. 

Elle peut toucher des personnes de tous âges, y compris les enfants et les adolescents. Le nombre de cas est maximal entre 50 et 55 ans. C’est entre 80 et 85 ans que les conséquences en termes de capacité fonctionnelle sont les plus importantes. Avec l’âge, les épisodes récurrents de lombalgie sont plus fréquents.

Dans une population en âge de travailler, plus de 2 salariés sur 3 ont eu, ont ou auront une lombalgie. Cette affection représente 20 % des accidents du travail (AT) dont près de la moitié survenus lors de port de charges et 7 % des maladies professionnelles (MP).

D’après l’OMS, il est estimé que 843 millions de personnes seront atteintes de lombalgie d’ici à 2050, notamment du fait de la croissance démographique et du vieillissement de la population.

Si la majorité des épisodes lombalgiques évoluent favorablement en quelques semaines, environ 10 % des cas deviennent chroniques.

FACTEURS DE RISQUE

Les facteurs de risque de lombalgie commune sont nombreux, les connaître peut permettre de prévenir l’apparition de cette affection et d’éviter qu’elle ne s’installe dans le temps :

Dans le cadre professionnel :

  • Le travail en position assise ou en position debout prolongé, le port de lourdes charges.
  • Les tâches nécessitant souvent de se pencher en avant ou d’effectuer des torsions latérales du torse
  • Une mauvaise posture spontanée
  • Le stress prolongé, car il augmente les tensions musculaires

Lors de la pratique d’activités physiques :

  • Le surmenage sportif
  • Les gestes sportifs mal exécutés ou qui présentent un défaut technique. Celui-ci peut devenir délétère à plus ou moins longue échéance

Dans la vie courante :

  • Le manque d’activité physique et son opposé
  • Le tabagisme présente des effets nocifs majeurs souvent par le biais de la fonction circulatoire
  • Un chaussage inadapté pour la vie courante ou pour le sport
  • Le surpoids

Parmi les éléments d’évolution vers la lombalgie chronique les facteurs psychologiques et socio-professionnels sont retrouvés de façon fréquente.

TRAITER LA LOMBALGIE CHRONIQUE

DIAGNOSTIC D’UNE LOMBALGIE

Afin d’orienter les patients vers les traitements adaptés, il est nécessaire d’établir un diagnostic. Il repose tout d’abord sur l’examen clinique, intégrant analyse des symptômes et interrogatoire du patient. Une fois le diagnostic de lombalgie commune posé, une évaluation pluridisciplinaire peut être mise en place intégrant notamment un médecin spécialiste (rhumatologue ou rééducateur), un médecin de la douleur, un masseur-kinésithérapeute et un psychiatre ou un psychologue. Une approche thérapeutique multimodale est ainsi recommandée dans le cas de lombalgie chronique pour soulager la douleur du patient, accélérer sa reprise d’activité et améliorer sa qualité de vie.

LES EFFETS BÉNÉFIQUES D’UN PARCOURS DE SOINS STRUCTURÉ

Le traitement de la lombalgie chronique s’inscrit dans un parcours de soins structuré associant une prise en charge en cabinet et des stratégies de maintien à domicile. Il s’articule autour de différents types de thérapies : thérapie laser de haute intensité, neurostimulation électrique transcutanée, port d’une ceinture lombaire et thermothérapie, chacune apportant des bénéfices thérapeutiques complémentaires.

Un parcours de soins qui commence en cabinet…

  • La photobiomodulation (PBM) pour stimuler le métabolisme et soulager la douleur à court terme

Intégrée au protocole du kinésithérapeute, la photobiomodulation via la thérapie laser de haute intensité intervient à l’issue de la séance de rééducation dans le cas de lombalgie chronique. Lorsqu’elle est associée à un programme d’exercices, cette thérapie procure un soulagement significatif de la douleur et améliore la fonction.

Les séances recommandées sont au nombre de 2 à 3 par semaine sur au moins 4 semaines. Dans le cas de la lombalgie chronique, il est conseillé de maintenir des blocs de séances tous les 3 à 6 mois en fonction du retour des symptômes.

Effets de la photobiomodulation

La thérapie laser de haute intensité est un traitement médical qui utilise l'énergie lumineuse (photons) pour stimuler un processus appelé photobiomodulation (PBM). La PBM engendre une réaction en cascade générant un effet thermique et vasodilatateur favorisant l’oxygénation tissulaire et la production d’ATP. Grâce aux longueurs d’onde appliquées de 810 nm et de 980 nm, les processus biologiques stimulés permettent notamment de réduire la perception de la douleur et d’augmenter la microcirculation. Ce type de thérapie peut réduire la prise d’anti-inflammatoires.

… et se poursuit à domicile

  • La TENS pour soulager la douleur et améliorer la fonction

Lorsqu’elle s’intègre dans une prise en charge multimodale incluant exercices et rééducation, les effets de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS) sont renforcés, offrant au patient une solution sûre et efficace pour le soulagement de la lombalgie chronique. Son utilisation permet en effet de réduire la douleur, d’améliorer la fonction du patient en gagnant en endurance musculaire et en mobilité lombaire et de réduire ses traitements médicamenteux.

Ses avantages résident également dans sa praticité : une utilisation à domicile, de manière autonome et sans risque d’effets secondaires.

Les protocoles recommandés intègrent les programmes de type « Gate Control » et « Endorphiniques ». Ils reposent sur des séances de 20–30 minutes, 3 à 5 fois par semaine, sur plusieurs semaines.

La neurostimulation électrique transcutanée (TENS) est une approche non invasive utilisant des courants de faible intensité pour moduler la douleur.

La TENS agit principalement via la théorie du « Gate Control », en inhibant la transmission des signaux douloureux au niveau spinal. Elle favorise aussi la libération d’opioïdes endogènes (endorphines) dans le corps, qui agissent comme des analgésiques naturels.

Les hautes fréquences (>50 Hz) agissent surtout par modulation spinale, tandis que les basses fréquences (<10 Hz) stimulent davantage les mécanismes opioïdes.

> Découvrez en vidéo comment utiliser la TENS avec une ceinture lombaire !

  • Les ceintures lombaires pour répartir les contraintes et sécuriser les mouvements

Associés à la kinésithérapie, les bénéfices du port d’une ceinture lombaire sont liés à un effet mécanique et à la limitation des mouvements douloureux tout en favorisant le maintien d’un niveau d’activité. Chez les patients lombalgiques chroniques, porter une ceinture lombaire permet :

  • Le soulagement de la douleur par effet de contention et répartition de la charge discale
  • Le contrôle postural par limitation des amplitudes et rappel proprioceptif
  • La mobilisation en favorisant la reprise de l’activité physique, de la rééducation fonctionnelle et la réinsertion sociale ou professionnelle
  • L’amélioration du tonus musculaire en renforçant les muscles de la sangle abdominale et les muscles fléchisseurs du tronc

Le port d’une ceinture lombaire peut être associé, lors de crises de douleur, à de la thermothérapie par le chaud pour un soulagement rapide de la douleur grâce à son effet décontracturant.

Choisir une ceinture lombaire adaptée aux besoins spécifiques du patient est primordial. Ce choix doit s’effectuer en fonction du type de douleur, de l’usage et de la morphologie du patient. Il en existe deux grands types :

Les ceintures de soutien léger
Elles sont idéales en prévention, pour un usage quotidien ou prolongé. Souples, discrètes sous les vêtements, elles offrent un soutien modéré, suffisant pour soulager les tensions après une journée passée assis ou debout.
Les ceintures de soutien renforcé
Plus rigides, elles offrent un soutien plus fort, avec des renforts dorsaux et des sangles de rappel. Parfaites pour accompagner un effort physique intense (ex pour les préparateurs de commandes).
Indications : prévention, posture, douleurs faibles à modérées Indications : douleurs plus marquées, reprise d’activité, charges lourdes
Durée de port conseillée : jusqu’à plusieurs heures par jour Durée de port conseillée : 2 à 4 heures selon l’activité  

Avec le bon modèle, bien utilisé, le port d’une ceinture lombaire permet de soulager la douleur, encourageant ainsi le patient à poursuivre ses activités physiques. L’objectif est de renforcer les muscles du tronc et de retrouver de la mobilité.


CONCLUSION

La lombalgie est un enjeu majeur de santé publique. Lorsqu’elle s’installe dans le temps, elle impacte directement la qualité de vie des patients.

Ainsi, pour soulager au quotidien la douleur des patients atteints de lombalgie chronique, un parcours de soins articulé autour d’une prise en charge en cabinet et de stratégies de maintien à domicile est essentiel.

Continuité de soins - Lombalgie Chronique
La photobiomodulation La neurostimulation électrique transcutanée La ceinture lombaire La thermothérapie
Montre des bénéfices sur la réduction de la douleur et l’amélioration de la fonction, notamment lorsqu’elle est associée à l’exercice. Option complémentaire thérapeutique, elle soulage la douleur, améliore la mobilité et contribue à une meilleure qualité de vie au quotidien. Soulage la douleur par effet de contention et de répartition de charge et accompagne le mouvement. Bénéfices renforcés lors d’une combinaison avec la rééducation. Apporte des bénéfices antalgiques et fonctionnels, notamment en cas de crise.

Enovis™ propose des solutions à la pointe de la technologie offrant une continuité de soins inégalée, pour accompagner de manière optimale les patients dans leur mobilité.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.


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Auteur : Enovis™ – DJO France SAS, septembre 2026

Sources / Illustrations : Enovis™ – DJO France SAS

Dispositifs médicaux réglementés

Références :

  • Abdelbasset, W. K. et al. (2020). Short-term clinical efficacy of the pulsed Nd:YAG laser therapy on chronic nonspecific low back pain: A randomized controlled study. Medicine.
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  • Humberto, J. S. M., Humberto, M. A. N., Humberto, J. S. M., & Humberto, M. A. N. (2025). High- and Low-Frequency TENS with Paravertebral Ozone Therapy for Chronic Low Back Pain and Radiculopathy: A Pilot Study. Zenodo.
  • Toda (2002). Impact of waist/hip ratio on the therapeutic efficacy of lumbosacral corsets for chronic muscular low back pain. Journal of Orthopaedic Science.
  • Chabal, C. et al. (2020). Properties of Thermal Analgesia in a Human Chronic Low Back Pain Model. Journal of Pain Research, 13, 2083–2092.