Blog

  1. QUEL PROGRAMME UTILISER POUR MON PATIENT ET SA NOUVELLE PROTHESE DE HANCHE ?

     

    INTRODUCTION

    La question qui vient en premier lieu quand on lit le titre de cet article, c’est : comment est-il possible de faire de l’électrostimulation sur une prothèse ? Le risque de brûlure est important… c’est donc interdit !

    A une certaine époque lointaine oui mais plus maintenant car les paramètres électriques ont changé. Les courants de l’époque allaient toujours dans le même sens ce qui pouvait provoquer des brûlures au niveau du métal. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: il n’y a donc plus de risque. La somme des intensités est égale à zéro. Continuons !

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    La hanche est une articulation mobile (énarthrose) qui fait le lien entre le bassin et le membre inférieur. De par sa position anatomique, elle transmet le poids du corps au membre inférieur lors de la station debout et de la marche. Il est donc indispensable qu’elle assure à la fois de la stabilité en charge et de la mobilité lors du déplacement.

    Soumise à de nombreuses contraintes, elle fait l’objet de diverses pathologies dégénératives ou traumatiques conduisant pour certaines à la pose d’une prothèse totale.

    La principale de ces pathologies est l’arthrose (coxarthrose). Cette maladie provoque la dégradation irréversible du cartilage. L’articulation s’enraidit et devient douloureuse entrainant dans les cas les plus sévères la pose d’une prothèse.

    Autre cause fréquente, le traumatisme à haute énergie provoquant la fracture multiple du col fémoral.

    Cette liste est bien entendu non exhaustive car il existe bien d’autres pathologies inflammatoires évolutives qui peuvent conduire à la pose d’une prothèse.

    La prothèse se constitue de deux parties distinctes, une partie céphalique insérée dans le fût fémoral et une cupule fixée dans le cotyle. Il existe différents types de prothèse, le choix est chirurgien dépendant en fonction de critères d’âge et de lésion.

    Dans tous les cas, le patient opéré se verra perdre de la force musculaire.

    La rééducation aura pour objectif principal de redonner force, stabilité et autonomie. L’électrostimulation neuro-musculaire trouvera une place de choix dans cette rééducation afin d’accélérer la reprise du tonus musculaire. Nous verrons plus loin dans cet article les différentes modalités d’exécution.

    Vous retrouverez ci-dessous différentes études qui ont démontré l’intérêt de l’électrostimulation dans la récupération de la force.

    RAPPEL ANATOMIQUE

    L’articulation coxo-fémorale met en relation la tête du fémur (sphère pleine) avec la cotyle (sphère creuse).

    L’articulation est stable naturellement car bien emboîtée. Cette stabilité est complétée par une puissante capsule articulaire, elle-même renforcée par de solides ligaments.

    Ligament iliofémoral, pubofémoral et ischiofémoral.

    Ne pas oublier également le labrum ou bourrelet, fibrocartilage entourant le cotyle qui complète cette structure stable.

    Sur le plan musculaire, la hanche présente des muscles parmi les plus puissants du corps.

    Pour assurer les mouvements dans les différents plans anatomiques, on trouve :

    Les muscles pelvis-trochantériens en arrière reliant le bassin à la face postérieure du fémur. Rotateurs externes.

    Pyramidal, jumeaux supérieur et inférieur, obturateurs interne et externe et le carré fémoral.

    Les muscles fessiers très puissants qui permettent le mouvement d’Abduction. De par leur position superficielle, ce sont eux que nous choisirons pour la stimulation électro-induite. En effet, les électrodes de surface ne permettent pas la stimulation directe des muscles profonds.

    Dans le rappel anatomique musculaire, ne pas oublier également le psoas iliaque dont les deux chefs se termine par un tendon commun sur le petit trochanter.

    Les adducteurs situés à la face interne de la cuisse ainsi que les ischios jambiers postérieurs à la hanche dont le tendon commun d’origine se trouve sur l’ischion font également partie de la structure musculaire.

    Pour terminer, le quadriceps muscle le plus volumineux de l’organisme fait aussi partie des muscles de la hanche en raison de son chef droit fémoral qui intervient dans le mouvement de flexion.

    Après ce bref rappel anatomique, nous allons développer les règles pratiques de l’électrostimulation et à partir de là, expliquer comment et pourquoi les adapter après la pose d’une prothèse de hanche.

     

    REGLES PRATIQUES DE L’ELECTROSTIMULATION NEURO-MUSCULAIRE APPLIQUEES A LA PTH

    Quels sont les différents programmes ? 

    Il existe de nombreux programmes disponibles sur les appareils de la marque Chattanooga. Ce choix dépendra de la nature du travail à effectuer et de l’objectif. Il est évident que le traitement d’une personne de 85 ans fraîchement opérée ne fera pas le même programme qu’un accidenté de la route de 55 ans qui est en fin de rééducation.

    Certains appareils de la marque Chattanooga présentent un programme nommé PTH (prothèse totale de hanche). On distingue 3 niveaux

    • Niveau 1 correspondant au programme amyotrophie niveau 1
    • Niveau 2 correspondant au programme amyotrophie niveau 2
    • Niveau 3 correspondant au programme renforcement niveau 1

    Il faudra donc choisir un de ces programmes en fonction de l’objectif de la rééducation.

     

    Pourquoi choisir le programme PTH ?

    Les secousses en basses fréquences (4 Hz) placées après chaque contraction électro-induite peuvent poser un risque de descellement de prothèse. Le programme PTH est réglé de façons à ce qu’aucune basses fréquences n’apparaissent pendant le soin.

    Si votre appareil ne possède pas le programme PTH, utilisez les programmes standards Amyotrophie et Renforcement en supprimant les basses fréquences au départ. Ne pas faire la phase d’échauffement au début ainsi que la phase dite de repos à la fin. Mettre à 1 l’intensité de la période de repos après la 1ère contraction pendant la phase de stimulation.

     

    Comment placer les électrodes ?

    Le placement des électrodes sera précis afin d’obtenir les stimulations les plus efficaces possibles. Dans les traitements musculaires que nous utiliserons, il faudra placer l’électrode dite positive sur le point moteur du groupe musculaire et l’électrode dite négative sur l’extrémité de ce même groupe. Le groupe musculaire choisi pour la stimulation suite à une prothèse de hanche, sera les fessiers. Il y aura une électrode positive placée sur le point moteur du grand fessier et l’autre sur le point moteur du moyen fessier. Les deux électrodes négatives seront placées à l’extrémité du groupe musculaire.

    Qu’est-ce que le point moteur ? il s’agît de la zone anatomique où arrive le motoneurone. On appelle cette zone : la plaque motrice. Une électrode positive placée à côté de la plaque motrice serait beaucoup moins excitatrice et provoquerait une stimulation plus inconfortable et moins efficace.

    Remarque : le placement est identique pour les appareils filaires et wireless.

    Le réglage de l’intensité sera toujours le maximum supportable. Il faudra bien entendu être à l’écoute de son patient. L’intensité doit régulièrement augmenter pendant la séance mais aussi de séances en séances. Si après 3 à 4 séances, votre patient ne supporte pas la sensation électrique des stimulations, il faudra suspendre ce traitement. L’efficacité est liée à l’intensité. Plus l’intensité est forte plus le nombre de fibres musculaires est sollicité. En conclusion, meilleur sera le renforcement.

    La position du patient sera fonction de sa récupération, on ne placera pas un patient en post-opératoire immédiat comme un patient en phase de proprioception en charge. Attention toutefois à respecter certaines règles quelques soit le stade de rééducation.

    Toujours placer le groupe musculaire ciblé (fessiers) en course moyenne. C’est la course dans laquelle la stimulation est la plus efficace et la plus confortable. Eviter surtout la course interne car la contraction électro-induite devient vite douloureuse (sensation de crampe).

    L’association électrostimulation et travail volontaire améliore le recrutement spatial ainsi que le confort si l’exercice est réalisé en isométrique. La participation active du patient lors de sa stimulation permettra une meilleur implication et dynamisation dans sa rééducation. Il est donc important de solliciter votre patient afin d’accélérer sa récupération musculaire. Exemple : faire travailler sous forme de squat pendant la stimulation des fessiers ou dans une phase plus précoce, en décubitus latéral, tenir le membre inférieur à l’horizontal pendant la stimulation des fessiers…

    Après avoir vu les règles pratiques, quels sont les programmes à utiliser après la pose d’une prothèse de hanche.

     

    LES DEUX PROGRAMMES DE BASE RAPPEL

    Traitement de l’amyotrophie

    C’est la conséquence habituelle de l’immobilisation, de la sédentarité ou de l’inactivité. Elle atteint préférentiellement les fibres lentes. On doit donc choisir un programme adapté visant la fibre lente.

    Renforcement

    Après une opération de prothèse, outre l’amyotrophie, on se trouve face à une perte de force lié à l’insuffisance des fibres rapides. Il faudra donc trouver un programme dont le régime de travail est adapté à la fibre rapide.

    Contraction tétanique max fibres lentes

    Durée de la contraction = durée de repos

    10 minutes de contractions cumulées

    Contraction tétanique max fibres rapides

    Durée de repos = 3 X durée de la contraction

    5 minutes de contractions cumulées

    Remarque importante ! 

    On peut solliciter la fibre musculaire de façon importante sans solliciter l’appareil cardio-vasculaire, peu ou pas de fatigue psychique, peu de contraintes articulaires. L’apport de l’électrostimulation sera essentiel dans la rééducation de la personne âgée opérée car elle permettra de soumettre le muscle ciblé à un régime de travail plus important.

     

    PROTOCOLE STANDARD POUR LE TRAITEMENT D’AMYOTROPHIE SUITE PTH

    1° Amyotrophie niveau 1 (PTH niveau 1)

     

    Les électrodes au niveau des fessiers comme expliqué précédemment. Le but de ce programme est : la levée de sidération musculaire, familiariser le patient à la technique, restauration douce de la trophicité. Diminution de l’œdème. Reprise d’un peu de volume et de tonicité. La position de travail varie en fonction de l’état du patient. On passe du décubitus latéral à la position debout.

    Faire environ 5 séances minimum 2 par semaine.

    2° Amyotrophie niveau 2 (PTH niveau 2)

     

    Le but de cette phase est de retrouver un volume musculaire quasi normal. C’est la phase la plus importante du traitement en électrostimulation. Travail de la stabilité du bassin. Travail en bi- puis en unipodal, travail de la marche.

    Faire 10 à 15 séances. Toujours maintenir une fréquence minimale de 2 séances par semaine.

    3° Renforcement niveau 1 (PTH niveau 3)

     

    Comme vu précédemment, le programme de renforcement vise la fibre rapide. Cette phase est donc facultative et patient dépendant. En reprenant mes exemples de ci-dessus, une personne accidentée de 55 ans qui est opérée d’une prothèse suite à un accident de la route devra faire des séances de renforcement pour récupérer de la force et reprendre une activité normale. En revanche, une pose de prothèse chez une personne de 85 ans qui ne fait plus d’activité physique et qui a juste besoin d’être autonome pour ses courses pourra en être dispensée.

    Faire au moins 5 séances minimum si la reprise de force est nécessaire au patient.

     

     

    Avant de conclure, il est intéressant de faire un rappel sur la technologie Mi. L’utilisation de cette technologie va permettre d’optimiser la contraction grâce au Mi scan. Les paramètres de stimulation seront ajustés pour chaque patient. Le confort de stimulation sera accru. La fonction Mi Action sera très utile dans la rééducation dynamique et proprioceptive car elle ne fonctionne que si le patient contracte ses muscles volontairement. Il faut obtenir une bonne contraction pour faire fonctionner cet outil. Autre fonctionnalité intéressante est la touche trigger que l’on trouve sur le wireless seulement. Cette touche permet au kinésithérapeute de déclencher une contraction électro-induite au moment qu’il choisit. Ceci permet un travail plus précis sur des exercices de proprioception par exemple.

     

    CONCLUSION

    En résumé ce qu’il faut retenir :

    • Stimulation des fessiers
    • Programme PTH
    • Pas de basses fréquences
    • Rééducation patient dépendant
    • Technologie Mi

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

    Auteur : Thierry SERENARI, Kinésithérapeute du Sport (Versailles)

    Consultant Chattanooga/DJO pour l’Electrothérapie.

    Sources / Illustrations : DJO France, Thierry SERENARI

  2. Zoom sur les tractions lombaires et cervicales motorisées

    Les tractions vertébrales sont utilisées depuis l’Antiquité, pour soulager les maux de dos.

    À l’époque, les sujets étaient suspendus par les pieds ou bien installés sur des tables et sanglés aux chevilles et au niveau des aisselles, puis étirés par un système de poids suspendus.

    Depuis, de nombreux progrès ont été réalisés tant dans le confort de la procédure que dans la compréhension des mécanismes conduisant à l’indolence.

    S’il est admis qu’une simple traction manuelle intermittente, ou statique et prolongée, améliore un certain nombre de douleurs ostéo-articulaires, la résistance musculaire du thérapeute limite généralement la durée du traitement. Les tables motorisées permettent d’exercer une traction importante dans des conditions ressenties comme confortables par le patient.

     

    QUE SE PASSE-T-IL EXACTEMENT? 

    Il a été démontré sur des études d’imagerie une diminution des courbures physiologiques sous traction ainsi qu’un écartement intervertébral.

    Dans ces cas, une protrusion discale ou une hernie discale postérieure, venant au contact d’une racine nerveuse, peut-être aspirée vers le centre du disque du fait d’une pression négative exercée par l’écartement des plateaux vertébraux (cette pression négative est inversement proportionnelle à la force de traction appliquée)(1,2). La douleur de radiculalgie ressentie par le patient disparaît alors rapidement.

    Au niveau des articulations zygapophysaires, une décoaptation se produit parallèlement à la traction permettant de désincarcérer d’éventuels replis synoviaux ou des formations méniscoïdes, riches en récepteurs sensitifs.

    Au niveau des muscles paravertébraux, après une brève contraction de défense, ceux-ci se laissent étirer au bout de quelques minutes.

    Sur le plan psychologique, il est impossible d’éliminer un effet placebo ne serait-ce que du fait d’une prise en charge active que la lombalgie ou de la lombo-radiculalgie par le thérapeute, alors que nombre de malades se sentent souvent abandonnés avec quelques boîtes de médicaments comme seul soutien.

     

    QUELLES SONT LES INDICATIONS ?

    La plupart des études concernent les lombo radiculalgies par conflit disco radiculaire.

    Les bons résultats publiés dans la littérature concernent 60 à 75 % des patients.

    En cas de canal lombaire rétréci associé, les bons résultats sont présents dans 43 à 77 % des cas.

    En cas de lombalgie chronique, des améliorations très significatives de la douleur sont rapportées dans 75 à 83 % des cas (3,4).

    Mon expérience professionnelle montre par ailleurs d’excellents résultats après 1 ou 2 séances de traction en cas de lumbago aigu.

    Celles-ci sont possibles dès que le patient est capable de s’allonger à plat ventre ou à plat dos sur une table.

     

    EXISTE-T-IL DES CONTRES-INDICATIONS ? 

    Les contre-indications tombent sous le sens. On exclut les pathologies tumorales, infectieuses, ou les rachialgies inflammatoires.

    L’ostéoporose sévère du fait de la pression du harnais thoracique sur les côtes contre-indique l’usage des tractions, de même qu’une fracture vertébrale récente. Du fait de la ceinture thoracique, une insuffisance respiratoire sévère contre-indique la traction. Enfin la grossesse est une non-indication.

    D’exceptionnels accidents d’aggravation d’une rachialgie en radiculalgies ont été décrits.

     

    PEUT-ON SELECTIONNER LES MALADES QUI REPONDRONT LE MIEUX A LA TRACTION ?

    Il faut savoir que les résultats sont totalement indépendants du volume herniaire ou du type de hernie, bien que les hernies exclues semblent être de mauvais pronostic.

    Toutefois, une prise en charge rapide dans les 5 jours du début de l’évolution douloureuse, sur une pathologie d’apparition soudaine, et avec un questionnaire de croyances médicales erronées FABQ présentant un score inférieur à 16 points, sont autant de facteurs pronostic positifs(5).

     

    QUELLE FORCE DE TRACTION EMPLOYER ? 

    Les études sont extrêmement diverses à ce sujet. Aucun protocole reproductible n’est retenu. La littérature s’accorde toutefois à imposer un minimum de 30 kg de force de traction sur le rachis lombaire pour obtenir un résultat. Certains experts n’hésitent pas à réaliser la traction à 100 % du poids de corps, quand celles-ci sont bien tolérées. J’utilise moi-même ce type de protocole.

    Aucune étude ne permet de faire un choix éclairé entre une application d’une traction plutôt intermittente ou continue.

     

    QUELLE TARIFICATION POUR LE PATIENT ? 

    Une prise en charge pour les séances de tractions est possible. Il convient d'indiquer également au patient de se renseigner au préalable auprès de sa mutuelle pour cette dernière soit totale.

    Généralement, à moins que les patients ne soient pris très rapidement après le début des douleurs, 8 à 10 séances sont nécessaires et suffisantes pour obtenir une indolence relativement prolongée.

    Une fois la douleur en grande partie voire totalement levée, une rééducation active peut être programmée avec le kinésithérapeute du patient, gage d’un résultat positif sur le long terme.

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les tractions cervicales sont une thérapie simple à mettre en œuvre, rapide et sans danger.
    • Elles sont particulièrement validées dans les névralgies cervico brachiale par conflit disco radiculaire.
    • Des tests cliniques simples permettent de prédire leur efficacité.
    • La durée d'une séance de tractions cervicales est d'une vingtaine de minutes.
    • Les tractions lombaires sont une thérapie simple à mettre en œuvre, rapide et sans danger.
    • Elles sont particulièrement validées dans les lombosciatiques ou lombocruralgies par conflit disco radiculaire, ou dans les discopathies.
    • La durée d'une séance de tractions lombaires est d'une trentaine de minutes

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Docteur Ivan PROTHOY, médecin du Sport Polyclinique des Alpes du Sud, Gap

    Consultant Chattanooga/DJO pour la Traction.

    Sources / Illustrations : DJO France

    Bibliographie :

    1. Chung T-S, Yang H-E, Ahn SJ, Park JH. Herniated Lumbar Disks: Real-time MR Imaging Evaluation during Continuous Traction. Radiology. juin 2015;275(3):755‑62.
    2. Karimi N, Akbarov P, Rahnama L. Effects of segmental traction therapy on lumbar disc herniation in patients with acute low back pain measured by magnetic resonance imaging: A single arm clinical trial. J Back Musculoskelet Rehabil. 2017;30(2):247‑53.
    3. Apfel CC, Cakmakkaya OS, Martin W, Richmond C, Macario A, George E, et al. Restoration of disk height through non-surgical spinal decompression is associated with decreased discogenic low back pain: a retrospective cohort study. BMC Musculoskelet Disord. 8 juill 2010;11:155.
    4. Tadano S, Tanabe H, Arai S, Fujino K, Doi T, Akai M. Lumbar mechanical traction: a biomechanical assessment of change at the lumbar spine. BMC Musculoskelet Disord. 9 avr 2019;20(1):155.
    5. Hirayama K, Tsushima E, Arihara H, Omi Y. Developing a clinical prediction rule to identify patients with lumbar disc herniation who demonstrate short-term improvement with mechanical lumbar traction. Phys Ther Res. 2019;22(1):9‑16.
  3. Intérêt des Ondes de Choc Radiales dans le traitement des séquelles de déchirures musculaires

    INTRODUCTION

    Les lésions musculaires au niveau du quadriceps sont fréquentes chez les sportifs professionnels ou loisirs.

    Une absence de traitement ou une mauvaise prise en charge thérapeutique peut entrainer des séquelles fibreuses invalidantes pour nos patients. Les Ondes de Choc Radiales (R-PW) seront d’une grande utilité pour venir à bout de ses cicatrices fibreuses.

    Dans cet article, nous allons prendre l’exemple du droit antérieur.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE 

    Anatomie du Quadriceps

    Le muscle Quadriceps (Fig. 1) comprend:

    • Le droit fémoral
    • 3 vastes : vaste latéral, vaste médial, vaste intermédiaire
    Fig. 1 Quadriceps Fig. 1 - Quadriceps

    Le droit fémoral (DF)

    Son insertion proximale est complexe avec :

    • Un tendon direct inséré sur l’épine iliaque antéro-inférieure (EIAI) à la hanche antérieure
    • Un tendon indirect inséré sur la fossette supra-acétabulaire à la hanche latérale
    • Ces 2 tendons fusionnent pour former le tendon conjoint

    Le tendon indirect se prolonge par une aponévrose sagittale centrale et le tendon direct par l’aponévrose antérieure.

    Le droit fémoral est bi-articulaire, fléchisseur de hanche et extenseur du genou.

    En distalité, le droit fémoral se termine par la lame tendineuse antérieure du tendon quadricipital.

     

    Les vastes

    Les autres chefs du quadriceps sont les muscles vastes : vaste latéral (VL) et vaste médial (VM) en superficie, et vaste intermédiaire (VI) en profondeur contre la diaphyse fémorale.

    Ils sont mono-articulaires avec une insertion proximale myo-osseuse.

    Ils sont extenseurs du genou.

    En distalité, le vaste intermédiaire se termine par la lame tendineuse profonde et les vastes latéral et médial par la lame tendineuse intermédiaire du tendon quadricipital.

    Les vastes envoient également des expansions aponévrotiques de part et d’autre de la patella.

    Le quadriceps est innervé par le nerf crural (anciennement fémoral).

     

    Mécanisme lésionnel

    Il existe deux mécanismes de lésions musculaires au niveau du quadriceps

    • Les lésions extrinsèques :
      • Les vastes seront essentiellement lésés par contusion directe (béquille), surtout le vaste intermédiaire qui sera écrasé contre la diaphyse fémorale avec possibilité de lésions graves (hématomes secondairement enkystés et/ou calcifiés puis ossifiés) difficiles à traiter.
    • Les lésions intrinsèques :
      • Les lésions myoaponévrotiques du quadriceps intéressent presque exclusivement le droit fémoral. Sa lésion caractéristique est la désinsertion myo-aponévrotique centrale intéressant la cloison sagittale (lésion de type « c », à départ conjonctif).

    Le droit fémoral peut aussi être le siège de désinsertions myoaponévrotiques périphériques (lésions de type « m », à point de départ musculaire) proximales surtout antérieures, moins fréquemment postérieures; et de lésions myoaponévrotiques périphériques postérieures dans le segment distal avec possibilité de rupture de l’aponévrose distale.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE 

    Les lésions musculaires touchent: (Fig. 2)

    • Les fibres musculaires
    • Le tissu conjonctif de soutien
    • Les ramifications vasculo-nerveuses intramusculaires

     

    Fig. 2 Shéma du muscle et de ses structures av Fig. 2 - Shéma du muscle et de ses structures avoisinantes

     

    Plusieurs phases vont se succéder du traumatisme jusqu’à la consolidation et surtout la récupération fonctionnelle du muscle lésé

    • Phase inflammatoire
    • Phase de cicatrisation
    • Phase de récupération
    • Phase de réadaptation / entraînement

    Afin d’obtenir une cicatrisation de qualité, d’éviter la chronicité et diminuer le risque de récidive le kinésithérapeute devra favoriser une parfaite cicatrisation musculaire, cicatrisation conjonctive et cicatrisation de l'intimité myo-conjonctive.

    Comme Brasseur le rapporte de ses études échographiques, le remaniement cicatriciel intra et péri-musculaire, s’il est rétractile favorise grandement la récidive.

    Le tissu cicatriciel non fonctionnel est associé avec une altération de la mécanique d'allongement des tissus musculaires , une flexibilité réduite, des réductions persistantes de la force excentrique, une atrophie à long terme du muscle lésé et altérations générale de la biomécanique des membres inférieurs.

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Examen clinique

    La palpation recherche :

    • Une douleur au niveau du siège de la lésion
    • Une induration plus ou moins volumineuse palpable et plus ou moins mobile
    • La présence de Trigger Points ; des douleurs myofasciales associées ; des tensions ; des zones de restrictions au niveau de la loge antérieur et externe de cuisse

    La mise en tension du quadriceps par extension de hanche et/ou flexion de genou peut réveiller la douleur.

    On pourra même noter une diminution des amplitudes de flexion du genou ((hanche en extension).

    • Douleur à la contractions résistée
    • En extension de hanche et genou ; en course externe ou moyenne

     

    Examens complémentaires

    Des examens complémentaires (échographie (Fig. 3) – IRM) sont indispensables pour confirmer confirmer le diagnostic et permettre d’entreprendre un traitement kinésithérapique adapté.

    • Ils préciseront l’importance de la fibrose
    • Ils élimineront la présence de kyste liquidien
    Fig. 3 - Récidive de lésion myoaponévrotique avec large cicatrice fibreuse

     

    TRAITEMENT 

    Le traitement se veut avant tout rééducatif.  Il comporte une association Ondes de Choc Radiales – Kinésithérapie.

    Les Ondes de Choc Radiales

    Avant de débuter tout traitement, il est nécessaire d’effectuer un examen clinique précis afin de poser un diagnostic kinésithérapique et de vérifier l’absence de contres-indications.

    Les R-PW pourront être utilisées sur les séquelles de déchirures musculaires (cicatrices fibreuses) après authentification par échographie ou par IRM.

    Le traitement par R-PW doit être expliqué au patient afin de l’impliquer et de minimiser ses craintes éventuelles (douleurs).

    Il comprend en général :

    • 3 à 4 séances de R-PW sur la zone fibreuse à raison d’une fois par semaine
    • Complétées par de l’activation musculaire sur la loge antérieure de cuisse ainsi que de la vibration
    • En dehors des séances d’Ondes de Choc pures « défibrosantes », il est conseillé d’effectuer un traitement myofascial à raison de 2 fois par semaine en utilisant les transducteurs type D-Actor (D-20 ; D-35) ou les Peri-Actor (Knuckle ; Scrapper)

     

    • Application de R-PW sur une cicatrise fibreuse au niveau du droit antérieur : 
      • Patient en décubitus dorsal, la jambe lésée pendant au bord de la table (quadriceps en tension).
      • Recherche palpatoire de la zone indurée témoignant de la fibrose du droit antérieur (Fig. 4).

     

    Fig. 4 : recherche palpatoire de la zone fibreuse Fig. 4 - Recherche palpatoire de la zone fibreuse       
    Fig. 5 - R-PW au niveau de zone fibrosée
    • Protocole de R-PW : (Fig. 5)
      • R040, C15
      • Pression 1,8 à 2,4 bars - 2000 chocs - Fréquence de 15 à 12 Hz
      • Mettre du gel à ultra-sons
      • Pression manuelle appuyée
      • 1 fois par semaine – 3 à 4 semaines

    Le traitement sera complété par un traitement myofascial en utilisant les transducteurs type D-Actors (D-20 ; D-35) ou les Peri-Actor (Knuckle ; Scrapper)

     

    Le but de ces transducteurs est de libérer les adhérences des fascias (Ondes de Pression tangentiellement aux tissus, au lieu de verticalement) afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus.

     

    • Activation musculaire avec transducteurs type D-Actors :

     

    Fig. 6 Activation musculaire sur le quadriceps Fig. 6 - Activation musculaire sur le quadriceps

     

    • Patient en décubitus dorsal, genou reposant sur un coussin (quadriceps en position de détente)
    • D20-S – D20-T – D35
    • Pression : 1,2 à 3 bars - Fréquence : 15 Hz – 2000 à 3000 chocs
    • Déplacer la pièce à main lentement sans interruption sur la surface de la peau dans la direction des fibres musculaires – du distal vers le proximal (Smoothing)
    • Utiliser du gel

     

    • Traitement myofascial avec transducteurs type Peri Actor :
    Fig.-7-scrapper au niveau de la loge externe de cuisse Fig.7 - Scrapper au niveau de la loge externe de cuisse

     

    • Patient en décubitus dorsal, genou reposant sur un coussin (quadriceps en position de détente)
    • Au niveau de la loge antérieur et externe de la cuisse
    • Scraper: au niveau des fascias superficiels des loges antérieures et latérales de la cuisse
    • Knuckle : au niveau des cloisons intermusculaires
      • Entre les différents vastes
      • Entre le vaste latéral et le fascia-lata
    • Puissance : 1,3 à 2 bars Fréquence : 15 Hz.
    • Effectuer trois à cinq passages
    • Ne pas utiliser de gel avec les Peri-Actor

     

    • Vibrations :

     

    Fig.8 - Vibration au niveau des loges ant et ext de cuisse

     

    La vibration appliquée au niveau des loges antérieure et externe complètera le traitement.

     

    Kinésithérapie associée

    Les ondes de choc radiales peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.

    En cas de séquelles fibreuses de lésion musculaire du quadriceps au niveau du droit antérieur, la rééducation comprendra :

    • Un travail sur bicyclette afin de revasculariser la région lésée
    • Un renforcement musculaire progressif (excentrique et concentrique)
    • Des étirements adaptés
    • Un travail de réadaptation à l’effort

     

    CONCLUSION 

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les ondes de choc radiales nous sont d’une grande utilité pour la kinésithérapie des cicatrices fibreuses consécutives à une lésion musculaire insuffisamment ou non traitées
    • Le traitement comprendra 3 séances par semaine comme suit :
      • 1 fois par semaine : une séance de R-PW à visée « défibrosante » (+ activation musculaire + vibrations) terminera la séance de rééducation
      • 2 fois par semaine : un traitement de R-PW à visée « myofasciale » clôturera la séance de kinésithérapie

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE - MKDE  Le Havre, Kinésithérapeute du Sport

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

     

    Sources / Illustrations : Thierry Allaire – DJO France

    Bibliographie :

    • Bonnel F, Marc T. Le muscle : Nouveaux concepts. SAURAMPS MEDICAL; 2009. 559 p. (Spécialité Med)
    • Guillodo Y, Bouttier R, Saraux A. De la clinique à l’imagerie : signes de gravité et d’indisponibilité sportive d’une lésion musculaire. J Traumatol Sport. 2012;29(4)
    • Brasseur JL, Renoux J. Echographie du muscle. SAURAMPS MEDICAL; 2016. 294 p.
    • Kisch, T; Wuerfel, W; Repetitive shock wave therapy improves muscular microcirculation. J Surg Res. 2016 Apr;201(2):440-5.
    • BecK and al : Fascia treament with shock waves. 2017 – Level 10
    • Joanisse S, Nederveen J, Snijders T, McKay B. Skeletal Muscle Regeneration, Repair and Remodelling in Aging: The Importance of Muscle Stem Cells and Vascularization. Gerontology. 20 oct 2016;63(1):91‑
    • Di Palma E : Intérêt de la combinaison ondes de choc radiales etinfrasons dans les douleurs myofasciales . Profession Kiné n°13 p 11-14
    • Gleitz M : Myofacial Syndromes and trigger point. 2011 – Level 10
    • Allaire T : Therapie par ondes de choc : Utilisation en kinésithérapie. Kiné actualité n°1306 2013  p 17-22
    • Allaire T, Tassery F : Ondes de Choc Radiales : applications pratiques au niveau des membres inférieurs. Profession kiné n°42 2014
    • Guilhem G, Cornu C, Guevel A. Neuromuscular and muscle-tendon system adaptations to isotonic and isokinetic eccentric exercise. Ann Physicial Rehabil Med. Juin 2010;53(5):319‑
    • Jarvinen M, Lehto M. The effects of early mobilisation and immobilisation on the healing process following muscle injuries. Sports Med. févr 1993;15(2):78‑

     

  4. Centre Roosevelt Argonay (74): un nouveau centre d’excellence en France pour la marque Chattanooga

    C'est avec un immense plaisir que nous avons inauguré le 13 septembre 2021 le Centre Roosevelt Argonay situé en périphérie d’Annecy.

    Ce dernier est articulé autour de 3 pôles Santé, Forme et Equilibre. Il est exclusivement équipé par la marque Chattanooga pour les modalités suivantes: Ondes de Choc, Tables de massage, Physiothérapie et Laser Haute Puissance).

    Fort d’une équipe de 15 thérapeutes sur site réunis autour de Frédéric Nagy et d’un plateau technique moderne et performant, le Centre Roosevelt a reçu en présence de la Direction du groupe le label Centre d’Excellence Chattanooga, reconnaissance internationale liant un partenariat entre les entités pour développer l’expertise sur les modalités, valider les axes de développement et projets cliniques et accueillir des visiteurs internationaux soucieux de mieux comprendre le concept Roosevelt et la dynamique « la santé par le mouvement », valeur commune partagée par les 2 entités.

    Sur la photo, Terry Ross Président Chattanooga, Lieve Vanden Berghe Senior Vice-President International Marketing, Bernard Bonthoux Kinésithérapeute/Ostéopathe Consultant Chattanooga, Frédéric Nagy Directeur Centre Roosevelt, Bertrand Coin Référent Produit & Scientifique et Sylvain Maton Directeur des Ventes Chattanooga France.

     

    https://www.centreroosevelt.com/roosevelt-argonay/

    https://www.chattanoogarehab.com/fr/centre-d-excellence

    Pour plus d’informations sur nos solutions thérapeutiques, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : DJO France

    Photo : DJO France

  5. Laser Haute Puissance et arthropathie des doigts : la rhizarthrose

    Douleur_main_DJO_France

    INTRODUCTION

    La rhizarthrose est une arthrose importante de l’articulation trapézo-métacarpienne du pouce. Généralement idiopathique, elle peut aussi être la conséquence d’une fracture, d’une infection ou d’un rhumatisme important. Traiter de manière conventionnelle ce type de pathologie demande souvent une association de techniques et protocoles rigoureux.

    L’apport du Laser Haute Puissance permet non seulement de réduire ce temps de traitement mais aussi d’apporter un confort rapide et supplémentaire au patient.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE 

    Anatomie

    La colonne du pouce est constituée par le scaphoïde, trapèze, le 1 er métacarpien et les 2 phalanges. Cet ensemble se compose de 4 articulations la scapho-trapézienne (ST), la trapézo-métacarpienne (TM), en cause dans la rhizarthrose, la métacarpo-phalangienne (MP) et enfin l’inter-phalangienne IP). Au niveau musculaire, 9 muscles (4 extrinsèques venant de l’avant-bras et 5 intrinsèques) forment un ensemble qui permet une grande mobilité du pouce.

    Cette anatomie très particulière permet d’effectuer les mouvements suivants : adduction, abduction, flexion, extension et opposition. Grâce au pouce, la mobilité de la main se résume à plusieurs modes de préhension : la pince fine (unguéale d’opposition terminale, bidigitale par opposition subterminale, tridigitale, sub-termino-latérale, interdigitale) et la pince de force (préhension à pleine paume avec verrouillage par le pouce, préhension par empaumement). Mais l’articulation la plus importante reste la TM qui permet d’orienter le pouce lors de ces différents mouvements. Dans tout ce système articulaire, la TM comporte une capsule lâche, obligeant les différents ligaments à assurer la stabilité de cette articulation.

     

    Physiopathologie

    La rhizarthrose est caractérisée par une dégénérescence du cartilage, principalement sur la TM, mais qui s’étend souvent aux autres articulations de la colonne du pouce. Cette pathologie, prévalent chez les femmes âgées ou chez les travailleurs de force, présente quelques facteurs de risque comme l’âge, la dysplasie trapèzienne, les fractures du trapèze, de Rolando ou Bennet, mais aussi la laxité ligamentaire.

    Malgré tous ces facteurs, le facteur professionnel (travail de force avec la pince ou l’exposition fréquente aux vibrations) reste le principal pourvoyeur de douleurs.

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Bilan interrogatoire 

    Il sera centré sur l’âge du ou de la patiente, ses antécédents traumatiques mais surtout sur ses habitudes de la vie quotidienne, sûr son travail. Cet interrogatoire mettra souvent en avant des douleur, amplifiées par l’usage du pouce, entrainant des difficultés à l’utilisation de la pince pouce / index (par exemple, tourner la clef dans la serrure). Dans les cas les plus sévères, les douleurs persisteront au repos et la nuit.

     

    Examen clinique

    L’examen clinique doit toujours être comparatif avec le côté opposé. Il s’attache à l’analyse fonctionnelle, la mesure de la force, de la déformation et des douleurs.

    Tester les muscles extrinsèque (long abducteur, long et court extenseur, long fléchisseur propre) jusqu’à leur insertion proximale.

    L’examen fonctionnel de la main est indispensable. Pour cela on recherche essentiellement des troubles de la motricité fine ou de la force. On cherche une sensibilité à la pression sur la base du pouce, une raideur et une difficulté pour écarter le pouce. Si la rhizarthrose est avancée, on retrouvera une déformation, toujours à la base du pouce, avec une tendance à l’hyper-extension (aspect en zig-zag).

     

    Examens complémentaires 

    Radiographie  Sous 3 incidences : face, profil et une incidence spécifique de l’articulation trapèzo-métacarpienne
    Scanner Il est utilisé dans les cas d’arthrose post-traumatique
    IRM Simplement dans les formes débutantes ou particulières

     

    Classification

    La rhizarthrose est classée selon 4 stades :

    • Stade 1 : articulation normale ou peu élargie
    • Stade 2 : léger pincement articulaire avec des ostéophytes inférieurs à 2 mm
    • Stade 3 : destruction articulaire avec ostéophytes supérieurs à 2 mm
    • Stade 4 : les articulations TM et ST sont atteintes avec ostéophytes importants
    Classification radiologique rhizarthrose Crédit photo: Institut Européen de la Main

     

    Diagnostics différentiels

    Les diagnostics différentiels de la rhizarthrose pure sont :

    • L’arthrose péritrapèzienne
    • L’arthrose scapho-trapezo-métacarpienne
    • L’arthrite rhumatoïde
    • L’hémochromatose

     

    TRAITEMENT

    Le traitement de la rhizarthrose peut se diviser en 2 temps : la phase inflammatoire et la phase « froide ». Dans les deux cas, l’apport du laser sera important avec des modalités, de réglage et de périodicité de traitement, différentes.

     

    Traitement Laser Haute Puissance

    Modalités d’application :

    Chaque traitement se découpe en 3 phases de 3 mn environs. Le temps d’application va dépendre de la surface à traiter, de la densité d’énergie et de la puissance que l’on veut délivrer aux tissus en profondeur. Une formule peut s’appliquer :

     

    • DE en Joule
    • S = Surface TTT
    • P = Puissance appareil
    • p = profondeur en cm

     

    Le patient est positionné face au thérapeute, coude à 90° avec main en position neutre, pouce au zénith. Les zones à traiter étant d’une surface assez faible, nous opterons pour une petite tête de traitement. Chaque personne présente dans la pièce devra porter des lunettes et l’accès à la salle sera interdite lors du traitement.

     

    Traitement en phase inflammatoire

    • Première phase :

    Elle consiste à appliquer le laser au contact de l’articulation TM de façon circulaire en omettant aucune face (antérieure, latérale et postérieure). Tout en restant avec une puissance inférieure à 5 W/cm2. A cette puissance, le patient ne doit ressentir aucun désagrément.

     

    • Deuxième phase :

    Cette phase peut se diviser en 2 temps (en fonction de votre bilan initial) : tout d’abord un traitement sur les muscles extrinsèques en montant bien jusqu’au coude en mode continu.

    Commencer par une puissance de 6 à 7 W/cm2 puis augmenter en fonction de la sensation du patient (le seuil de sensation désagréable se site souvent vers 10 à 12 W/cm2). Deuxième temps à la partie distale du pouce et au niveau des articulation MCP et IP en mode stocastique avec des puissances inférieures à 9 W/cm2.

     

    • Troisième phase :

    Au niveau de la racine nerveuse (C6 à T1) en mode stocastique en effectuant un balayage de haut en bas puis latéralement.

    Vous pouvez aussi lors de cette phase traiter les points Trigger des muscles concernés de manière circulaire.

     

    Traitement en phase « froide » :

    La modification se fera simplement sur la première phase où l’on débutera par le mode interrompu (à partir de 5 W/cm2) pour aller vers un mode stocastique. Avec le mode interrompu vous êtes dans la continuité de l’action anti-inflammatoire alors que le mode stochastique privilégie le traitement de la douleur. Vous garderez les 2 autres phases avec des puissances qui peuvent augmenter.

     

    Kinésithérapie

    La kinésithérapie est, bien sur, associée au traitement laser. En fonction de vos objectifs et votre bilan, vous pourrez effectuer les séances de laser avant la séance (en phase « froide » pour favoriser la mobilité) ou après la séance (pour faire baisser l’inflammation ou la douleur).

     

    D’autres adjuvants peuvent compléter le traitement comme l’application de cataplasmes d’argile (à distance du laser), le Taping pour faciliter le relâchement musculaire (tension 0% sur un muscle placé en excentrique) ou le TENS en relâchement musculaire.

     

    Traitements complémentaires

    L’utilisation d’attelle de repos rigide nocturne est un très bon moyen de soulager l’articulation en complément d’une attelle souple la journée si besoin.

    DonJoy_Rhizoform_rhizarthrose

    L’ergothérapie en dispensant des conseils d’hygiène de la vie quotidienne, en préconisant des aides techniques afin d’obtenir une éducation gestuelle permettant d’envisager un avenir professionnel en adéquation avec sa maladie.

    Au niveau médical, le traitement débute généralement par des antalgiques simples (paracétamol), puis des AINS pouvant aller jusqu’à des corticoïdes ou injections d’acide hyaluronique.

    En dernier recours, la chirurgie peut être envisagée. Elle sera : soit conservatrice en effectuant une désinsertion partielle des tendons de la base du pouce ou une ostéotomie du trapèze - premier métacarpien ; soit non conservatrice avec trapézectomie ou prothèse trapezo-métacarpienne.

     

    CONCLUSION 

    Ce qu’il faut retenir :

    • Traiter la rhizarthrose dès les premiers symptômes
    • Utiliser le laser haute puissance sur toutes les phases d’évolution de la maladie
    • Traiter le patient dans sa globalité
    • Ne pas négliger les attelles ainsi que les aides techniques

     

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE, consultant Chattanooga - DJO

    Sources / Illustrations : DJO France, Institut Européen de la Main

    Bibliographie :

    • Anatomie fonctionnelle - Maloine 2011 - Kapandji A.I.
    • Anatomie générale et système locomoteur – Deboeck Sept 2016 – M. Schünke, E. Schulte, U. Schumacher
    • https://www.institut-europeen-main.com/
    • Efficacy of high-intensity laser therapy on arthropathy of the hands in patients with systemic lupus erythematosus: a double-blinded, randomized controlled trial - Clin Rehabil. 34(10):1303-1312 - oct-20 - Abdel-Aal NM, Ali KM, Eladl HM
    • High power laser therapy treatment compared to simple segmental physical rehabilitation in whiplash injuries (1° and 2° grade of the Quebec Task Force classification) involving muscles and ligaments - Muscles Ligaments Tendons J. 2013 Jul 9;3(2):106-11 - Conforti M, Fachinetti GP
    • Effects of High-Intensity Laser Therapy on Pain Sensitivity and Motor Performance in Patients with Thumb Carpometacarpal Joint Osteoarthritis: A Randomized Controlled Trial - American Academy of Pain Medicine - oct-20 - Raquel Cantero-Téllez, Jorge Hugo Villafañe, Kirstin Valdes, Santiago García-Orza, Mark D Bishop, Ivan Medina-Porqueres
    • Class IV laser therapy for trapeziometacarpal joint osteoarthritis: Study protocol for a randomized placebo-controlled trial – Pub Med – Mars 2018 - Ivan Medina-Porqueres, Raquel Cantero-Tellez
    • Anatomie de Trigger Points – Eveil Santé 2016 – S. Niel-Asher
    • https://www.docteurphilipperoure.com/chirurgie-main/rhizarthrose/
    • Physiotaping Therapy - K-Sport 2011 – A. Bruchard, O. Mouraille
    • Argile – Eyrolles 2013 -N. Cousin
  6. Intérêt des Ondes de Choc Radiales dans le traitement des douleurs myofasciales

     

    Le champ d’application des Ondes de Choc Radiales ou Radial Pression Wave (RPW) s’est énormément élargi ces 20 dernières années (pathologies tendineuses, structures associées, muscles, aponévroses, etc.), notamment depuis les études des biologistes sur les effets des Ondes de Choc Radiales sur le tissu humain (stimulation de la cellule vasculaire, augmentation des échanges cellulaires, stimulation des cellules souches, etc.) qui ont permis d’appréhender les traitements des Ondes de Choc Radiales sur les douleurs myofasciales.

    De plus, l’étroite collaboration entre chercheurs, thérapeutes et constructeurs a contribué à l’évolution et l’amélioration de ce matériel.

     

    RAPPELS ANATOMIQUES 

    Syndrome myofascial

    Le Syndrome myofascial douloureux est une perturbation fonctionnelle douloureuse et réversible de l’appareil locomoteur dont l’origine se trouve et se maintient dans un ou plusieurs points trigger myofasciaux. (Jan De Laere).

    Il se caractérise par : une douleur, une faiblesse musculaire, une restriction de mobilité, des phénomènes neuro végétatifs.

     

    Points Trigger

    Un point Trigger est une zone très sensible, douloureuse, hyper-irritable, d’une grandeur de quelques millimètres, localisé dans un muscle strié ou dans son fascia. (Fig 1) 

    fig 1. Points Trigger fig 1. Points Trigger

     

    Souvent latent, ce nœud musculaire provoque une raideur ou une restriction dans les activités normales.

    S’il est activé, il entraine une douleur, une faiblesse musculaire, voire des pertes d’équilibre.

    Des Points Trigger Associés (PTrA) peuvent se développer dans le muscle agoniste PTr primaire, dans l’antagoniste PTr secondaire.

    Des Points trigger de fixation situés au niveau des insertions tendineuses peuvent être présents. Ils sont très fréquents et empêchent le traitement efficace des points trigger musculaires.

     

    Au niveau biologique (Fig. 2)

    La douleur myofasciale est supposée provenir d’une augmentation anormale de la production et de la libération d’acétylcholine qui induit une dépolarisation prolongée de la membrane de la fibre musculaire et provoque éventuellement une libération continue et une absorption de l’ion calcium.

    Tout cela provoque une ischémie musculaire en raison du raccourcissement des sarcomères et de la libération de substances sensibilisantes (substance P, bradykinine, peptide liée au gène de la calcitonine).

    Le cercle vicieux est activé lorsque les nocicepteurs sont sensibilisés et que l’ischémie musculaire est aggravée.

    fig 2. Pathogénèse des PointsTrigger Myofasciaux fig 2. Pathogénèse des PointsTrigger Myofasciaux

     

     

    TRAITEMENT DES DOULEURS MYOFASCIALES ET POINTS TRIGGER 

    On intègre la thérapie Ondes de Chocs dans le syndrome de la douleur myofasciale afin de la soulager :

    • en diminuant la concentration de substances P apparentées à la douleur
    • en favorisant l’angiogenèse
    • en augmentant la perfusion dans les tissus ischémiques

    Il est indispensable de traiter ces douleurs myofasciales et trigger points qui pourraient à long terme entrainer une altération structurel irréversible dans le muscle.

    Comme tout traitement, il sera précédé d’un bilan kinésithérapique précis qui déterminera les différents points trigger ainsi que les douleurs référées. Il éliminera également d’éventuelles contre-indications afin d’adapter le mieux possible notre démarche thérapeutique.

    Le traitement par Ondes de Chocs Radiales nécessite une méthodologie systématique (traitement local puis étendu).

     

    Traitement des Trigger Points

    Il convient de toujours traiter la blessure ou cause principale.

    Par exemple, dans le cas d’une tendinopathie calcanéenne, si l'on ne traite que les points douloureux du triceps sural, la diminution de la douleur ne sera que temporaire car le facteur dominant reste le tendon lésé.

     

    Position du patient (Fig. 3)

    Fig. 3 - Traitement des points Trigger sur triceps sural

     

    Le patient est placé dans une position de détente, les muscles affectés légèrement étirés (pré-tension).

    Plus l'intensité de la douleur et la sensibilité musculaire sont élevées, moins l'étirement est nécessaire.

     

    Tissus cibles

    Le traitement par Ondes de Choc Radiales est appliqué aux points Trigger actifs, ainsi qu'aux points Trigger satellites dans la zone de douleur référée (Travell et Simons).

    Le traitement des tendinopathies d'insertion qui peuvent se présenter sous forme de points Trigger de fixation (Travell et Simons) est également particulièrement important.

     

    Technique d'application 

    1.       Petits mouvements circulaires sur le point Trigger jusqu'au soulagement de la douleur.
    2.       Appliquer une pression de contact ferme afin de comprimer la couche sous-cutanée en raison de la profondeur de pénétration maximale d'environ 5-6 cm.
    3.       Maintenir la pièce à main perpendiculairement à la surface du muscle pour obtenir la distance le plus petit possible par rapport à la zone ciblée.
    ATTENTION

    o   En cas de proximité de tissus vulnérables (tissu pulmonaire, nerf sciatique etc..), les Ondes de Choc Radiales doivent être appliquées tangentiellement aux structures vulnérables.

    o   L'application directe sur les os ne provoque pas de blessure ni de dommage, mais elle peut causer une gêne sévère.

     

    Transducteurs

    Les émetteurs les plus couramment utilisés pour le traitement des points Trigger sont les D20-S Oscillateur Standard; D20-T Oscillateur Or ; D35-S Oscillateur Large.

    De petits points Trigger sont généralement traités avec des émetteurs de 10 mm (R040 Beam DI15 Deep Impact; R15) .

    Transducteur RO40 Beam impact 15 mm Rouge
    Transducteur R15 impact 15 mm Noir

    Intensité

    Traitement des Points Trigger : de 1 à 5 bars o   En fonction de la taille de l'émetteur RPW

    o   En fonction de l'évaluation de l'intensité de la douleur par le patient (ne doit pas dépasser les scores 6 à 8 sur l'échelle EVA).

    Fréquence o   Entre 4 et 20 Hz

    o   En général, les fréquences plus élevées semblent être plus tolérables que les basses fréquences (15 à 20 Hz).

    Nombre d'impulsions par point Trigger o   Dépend du degré de soulagement de la douleur envisagé. L'objectif est de réduire la douleur d'au moins 50 % par rapport à la valeur de référence.

    o   Des impulsions d'environ 300-1000 RPW seront nécessaires pour atteindre cet objectif.

    o   Lorsque le niveau de réduction de la douleur souhaité a été atteint, le traitement se poursuit de la même manière sur le point Trigger suivant.

    Nombre d'impulsions RPW par séance o   Dépend de l'état du patient.

    o   Le nombre total d'impulsions : 6000 à 10000 en fonction de la surface de traitement, réparties entre le traitement local et le traitement des grands muscles.

     

    Traitement des grands tissus musculaires

    En plus du traitement local des points Trigger, il est recommandé de traiter également les grands tissus musculaires dans le sens des fibres musculaires par des ondes de choc radiales.

    Le traitement des grands muscles est généralement effectué à l'aide d'émetteurs de chocs grand diamètre (D20 ; D35).

    Deux techniques différentes peuvent être utilisées :

    SMOOTHING o   Les Ondes de Choc Radiales sont appliquées à une pression de traitement faible (1,2 à 2,0 bars) et à une fréquence de 10-20 Hz

    o   Déplacer la pièce à main lentement sur la surface de la peau dans la direction des fibres musculaires – du distal vers le proximal

    o   Pas de pression manuelle – pas d’interruption – gel

     

    Fig. 4 - D-Actor smoothing sur Ischio jambiers
    STAMPING o   Les paramètres de traitement et le sens d'application sont les mêmes que pour le lissage musculaire

     

    o   Pression basse (1,2 à 4 bars) ; fréquence : 10 à 20 Hz

     

    o   Déplacer la pièce à main du distal vers le proximal

     

    o   30 à 50 chocs sur un point – puis déplacer de la largeur de la tête pour une nouvelle application

     

    o   Laisse souvent des marques temporaires sur la peau

    Fig. 5 - D-Actor stamping sur quadriceps

     

    Le traitement des grands muscles peut être effectué à la fois sur les muscles douloureux et sur leurs antagonistes. Dans ce dernier cas, il réduit le tonus musculaire du muscle douloureux en raison de l'inhibition réciproque.

    Les muscles extrêmement sensibles doivent d'abord être traités par la technique des grandes surfaces car une thérapie locale des points Trigger avec des pressions élevées peut provoquer une douleur excessive.

    Nombre d'impulsions Ondes de Choc Radiales :

    En fonction de l'intensité de la douleur et de la taille des muscles et des groupes de muscles, vous appliquerez 500 à 6000 impulsions. Par exemple certaines parties du corps telles que quadriceps, ischio-jambiers, glutéaux, triceps sural nécessitent 6.000 impulsions.

     

    Traitement « spécifique » du fascia avec les Ondes de Choc Radiales

    Ces derniers temps des applicateurs spécifiques (Peri-Actor© ; Spine-Actor© ont vu le jour. (Fig.6 ; 7 ; 8 ; 9)

    Ils permettent de traiter de façon adaptée les différents fascias aussi bien superficiels que profonds, ainsi que les muscles paravertébraux.

    Le but de ces transducteurs est de libérer les adhérences des fascias en émettant des ondes de choc tangentiellement aux tissus au lieu de verticalement afin d’optimiser les mouvements entre les différentes couches de tissus

     

    Ils possèdent tous une spécificité et ne doivent être utilisés qu’à des pressions inférieures à 3 bars.

    Fig.6 - Knuckle Peri-Actor® sur Ischio Jambiers

     

    Fig. 7 - Scraper Peri-Actor® sur fascia mollet

     

    Fig. 8 - Scraper Peri-Actor® sur fascia cervical

     

    Fig. 9 - Spine-Actor® sur paravertébraux dorsaux

     

    PRINCIPES DE TRAITEMENT POUR LE TRAITEMENT PAR ONDES DE CHOC RADIALES

    Nombre de séances Cela dépend de deux facteurs :

    ·         L'indication

    ·         La réponse des tissus

     

    En général, 3 à 6 traitements sont nécessaires.

     

    Au moins 85 % des symptômes devraient être résolus à l’issue du 3ème traitement.

     

    Quelques séances supplémentaires peuvent être nécessaires pour traiter les douleurs myofasciales récalcitrantes.

     

    Une amélioration de la fonction et un soulagement de la douleur sont attendus après le premier traitement.

    Fréquence

     

    Pour le traitement des douleurs myofasciales, des points Trigger :

    ·         Lésions aigues : 1 à 2 fois par semaine

    ·         Lésions chroniques : en général 3 à 10 sessions à raison de 1 fois par semaine

    Dosage Il doit être adapté au patient.

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les ondes de choc radiales sont de plus en plus employées en kinésithérapie et l’évolution du matériel à contribué à l’amélioration des résultats.
    • Les ondes de choc radiales sont devenues une aide indéniable dans le traitement de douleurs myofasciales.
    • L’efficacité du traitement dépendra de la précision du bilan kinésithérapique et de la rigueur d’application des ondes de choc radiales.
    • Cependant, les critères d’utilisation doivent maitrisés par le thérapeute, d’où la nécessité d’une formation adaptée.

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre.

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Choc.

     

    Sources / Illustrations : DJO France

  7. Soulagement du syndrome du canal carpien par Laser Haute Puissance 

    INTRODUCTION 

    Le syndrome du canal carpien est la plus fréquente des neuropathies de compression. Il correspond aux manifestations neurologiques dues à la compression du nerf médian lors de son passage au niveau du canal carpien. Le traiter avec le Laser Haute Puissance demande un diagnostic précis afin de déterminer la prédominance de la phase inflammatoire ou d’adhérence.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Anatomie 

    Le nerf médian est limité :

    • En arrière par la gouttière osseuse du carpe et le fléchisseur superficiel de l’index
    • En avant par le ligament annulaire antérieur
    • Médialement par le tendon du long fléchisseur du pouce
    • Latéralement par le tendon du long fléchisseur du troisième doigt

     

    A la sortie du canal, le nerf médian se divise en 2 parties :

    • Un rameau moteur pour les muscles thénariens (court abducteur du pouce, opposant et court fléchisseur du pouce – chef superficiel) et muscles lombricaux (1er et 2e)
    • Des rameaux sensitifs pour la face palmaire des 3 ½ doigts latéraux

    Attention, les variantes anatomiques du nerf ulnaire sont assez fréquentes, classées en 4 groupes par Lanz.

     

    Physiopathologie

    Généralement le mécanisme de cette neuropathie est une compression du nerf dans le canal ostéo-fibreux par une hypertrophie des différents éléments constituant la paroi ou des éléments qui le traverse.

    L’étiologie est souvent idiopathique, 50 % des cas, mais peut être :

    • Traumatique : cal, séquelles de fractures
    • Professionnelles ou sportive
    • Endocrinienne : grossesse, diabète, hypothyroïdie
    • Rhumatismale : arthrose, kyste
    • Microcristaux : chondrocalcinose, goutte

     

    Les facteurs favorisants sont :

    • Age : 30-50 ans chez les femmes et 40-60 ans chez les hommes (1)
    • Les sexes : les femmes surtout au moment de la grossesse ou lors de la ménopause (2)
    • Génétique et taille du canal ou l’obésité
    • L’activité professionnelle (3) ou sportive

     

    Cette augmentation de pression, qui va directement guider notre traitement au laser, entraine une :

    • Modification de la microcirculation provoquant stase veineuse et œdème
    • Baisse de l’apport en nutriment et en oxygène réduisant la capacité du nerf à transmettre l’influx nerveux

     

    BILAN ET DIAGNOSTIC

    Interrogatoire

    Il sera une étape importante de votre diagnostic, comme le souligne l’ANAES en 1997(4). Il sera surtout centré sur les signes décrits par le patient, à savoir des engourdissements des 3 premiers doigts et du bord externe du 4iem, des sensations de fourmillements ou brulures principalement présentes la nuit ou au réveil. Parfois des douleurs ascendantes apparaissent remontant au niveau de l’avant-bras, le coude et l’épaule.  L’évolution entraine une perte de force voir de mobilité du pouce avec fonte musculaire.

    La profession et l’âge sont aussi des facteurs à prendre en compte, tout comme les capacités fonctionnelles. Vous pouvez aussi utiliser des questionnaires spécifiques comme le diagramme de Katz, l’échelle du CTS-6 ou le Boston Carpal Tunnel Questionnaire (mBCTQ).

     

    Examens et signes cliniques

    La deuxième phase consiste à effectuer un examen clinique, en fonction des signes décrits plus haut, comme l’évaluation de la sensibilité, de la trophicité et de la motricité.

    Vous pouvez aussi effectuer des tests cliniques de provocation comme le test de Phalen (flexion maximale des 2 poignets, en opposition : positif si des paresthésies apparaissent sous 1 mn), signe de Tinel (petit choc du praticien au niveau du nerf médian : doit entrainer des picotements) ou test de Mc Murthry-Durkan (compression nerf médian).

    Les signes cliniques sont souvent à apparition progressive avec dans un premier temps une paresthésie sur le territoire du nerf médian, irradiante à l’avant-bras et prédominante la nuit, ou lors de sollicitations répétitives d’activités manuelles. L’évolution de ces symptômes amène à avoir des paresthésies permanentes ainsi que des déficits moteurs (opposant et court abducteur) avec maladresse de la main, puis une amyotrophie latérale de l’éminence thénar. Au début, le patient peut soulager la douleur en agitant sa main. D’autres signes cliniques, notamment vasomoteurs, peuvent apparaitre comme l’hypersudation ou l’œdème de la main.

     

    Examens complémentaires

    L’examen de choix reste l’électromyogramme (EMG) qui nous précisera l’importance de l’atteinte nerveuse. Cela permettra aussi de détecter une compression d’un autre nerf (ulnaire) simultanément ou de manière plus proximale.

    D’autres examens peuvent s’avérer utiles comme :

    • La radio : à la recherche de pathologies associées, arthrose, anomalie osseuse
    • L’échographie : pour évaluer l’augmentation de la surface du nerf (ou pour la recherche de tumeur) mais qui reste exceptionnelle
    • L’IRM n’est pas un examen nécessaire (ANAES)

     

    Diagnostics différentiels 

    Plusieurs pathologies sont à éliminer :

    • Le syndrome du canal de Guyon : atteinte du nerf ulnaire au niveau du poignet
    • Une atteinte du nerf médian mais plus haut au niveau du coude
    • Une pathologie radiculaire de C6
    • Un syndrome du défilé thoraco-brachial

     

    TRAITEMENT 

    Conditions de traitement 

    Le traitement laser va s’effectuer selon 3 phases de 3 mn environ chacune. Le temps de traitement étant conditionné par la densité d’énergie que l’on a déterminée, en fonction de la puissance délivrée et de la grandeur des zones à traiter.

    Exemple : pour une zone de 4 cm / 4 cm (16 cm2) avec 5 à 7 W de Puissance, vous devrez appliquer le laser pendant 2 mn 20 à 3 mn. (Selon la formule de Tuner et Hode)

    Il est plutôt conseillé d’appliquer le laser après une séance de kiné, d’ostéopathie ou en alternance de façon bi-hebdomadaire.

    La position du patient face au thérapeute, coude à 90° avec mains posée sur la table face palmaire vers le haut. Les zones à traiter étant d’une surface assez faible, nous opterons pour une petite tête de traitement.

     

    Phase 1 En phase « froide » sera privilégié un traitement répondant aux caractéristiques suivantes :

    ·       Mode continu en commençant à 5 W de puissance pour monter à 7 W en fonction de la sensation du patient (hyperémie sans douleur)

    ·       Application circulaire, centrée sur le passage du nerf sous la gaine

    Si à l’examen la composante inflammatoire sous-jacente est importante, il convient de commencer avec un mode anti inflammatoire, limité à 5 W (soit un temps d’émission de 30%). Puis au fil de l’évolution des signes, vous passerez au mode interrompu (de 50 à 80 % d’émission) avant de débuter le mode continue.

    Phase 2 Elle consiste à traiter les douleurs irradiantes au niveau des trajets nerveux distaux du nerf médian. Vous conduirez l’applicateur le long des différentes branches au niveau de la paume de la main.

    ·       Mode stocastique qui permet de soulager la douleur

    ·       La puissance appliquée va de 6 à 7 W voir 10 W en fonction de votre appareil et des sensations du patient

    Phase 3 Cette troisième phase doit suivre votre bilan :

    ·       Soit, vous détectez d’importantes courbatures sur les muscles fléchisseurs, dans ce cas travaillez en mode continue (au moins 6 à 7 W voir plus) sur la ou les zone(s) contractée(s), grâce à une application en balayage. Dans cette partie, ne négliger pas les muscles de la ceinture scapulaire qui sont souvent sous tension

    ·       Soit, vous privilégiez le traitement d’un ou deux Points Trigger

    ·       Sinon, si la douleur est très violente, vous pouvez traiter la racine nerveuse du nerf médian au niveau de la colonne cervicale (C6 à T1) en mode stocastique

     

    Traitement associé

    Quand je parle de traitement associé c’est avant tout essayer d’éliminer les facteurs déclenchants ou favorisants qui sont :

    • Éviter les gestes répétitifs par l’automatisation de certaines tâches
    • Utiliser des aides techniques appropriées afin de moins solliciter la pince
    • Aménager son poste de travail : positionnement du clavier et souris
    • Aménager des périodes de repos
    • Travailler sur la posture et l’éducation du patient

     

    Traitement complémentaire

    L’immobilisation du poignet, diurne ou nocturne en fonction du stade d’évolution, avec le port d’une attelle, reste primordial.

    La rééducation sous plusieurs axes :

    • Mobilisations spécifiques des os du carpe
    • Étirement du rétinaculum des fléchisseurs
    • Mobilisations neuro-méningées
    • Massage des contractures musculaires

    Les Ondes de Choc(5), sur un canal carpien modéré, complèteront votre traitement. Cette thérapie combinée, bien maitrisée, sera un atout dans votre prise en charge. Vous pouvez aussi utiliser les TENS(6) en adjuvants.

    Les traitements médicamenteux à base d’AINS ou de corticoïdes pour aller jusqu’à l’infiltration si besoin.

     

    CONCLUSION

    Avoir un traitement conservateur pour le syndrome du canal Carpien est une solution à privilégier. Pour cela, l’apport du laser dans cette pathologie permet d’agir sur les principales composantes qui sont (6) :

    • La douleur par augmentation de la vascularisation et micro-circulation, et donc baisse de l’œdème et de la stase veineuse
    • La compression par libération d’oxygène et apport d’O2 pour la cellule
    • La régénération des tissus lésés par biostimulation (libération d’ATP) amenant des nutriments à la cellule

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Bernard BONTHOUX - Ostéopathe DO, MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser Haute Puissance.

    Sources / Illustrations : DJO France

    Bibliographie :

    1. Syndrome du canal carpien opéré en France en 2008, caractéristiques des maladies et leur prise en charge, revue de neurologie, TUPPIN P, BLOTIERE PO, WEILL A, et Al., 2011
    2. Physiopathologie des syndromes canalaires, revue du Rhumatisme. Avril 2007, BLANCHER A, KUBIS N.
    3. Syndrome du canal carpien. Estimations de l’incidence, de la prévalence et du poids de l’activité professionnelle dans sa survenue dans les Pays de la Loire, France, 2002-2004.TMS d’origine professionnelle. Une préoccupation majeure, Fev 2010. HA, FOUQUET N, ROQUELAURE Y, ET AL.
    4. Stratégie des examens paracliniques et des indications thérapeutiques dans le syndrome du canal carpien, rapport ANAES, 1997
    5. Pain and electrophysiological parameters are improved by combined 830-1064 high-intensity LASER in symptomatic carpal tunnel syndrome versus Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation. A randomized controlled study. Eur J Phys Rehabil Med. 2013 Apr;49(2):205-11.
    6. Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation. fyz. Lék., 20, 2013, č. 2, s. 113-119.
  8. Rupture de la coiffe des rotateurs : Intérêt de l’Électrostimulation

     

    Les tendinopathies de la coiffe des rotateurs sont des pathologies fréquentes. Elles peuvent être d’origine traumatique (lésion sportive brutale) ou dégénératives (conflit sous-acromiale). Cette dégénérescence peut être considérée comme « physiologique ». En effet, on remarque que dans la population, près de 80% des personnes de plus de 80 ans présente une rupture de coiffe.

    A travers cet article, nous allons vous expliquer comment rééduquer une épaule par électrothérapie suite à une rupture de la coiffe des rotateurs.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Rappel anatomique

    La coiffe des rotateurs est composée de 4 muscles : le supra épineux, le subscapulaire, l’infra épineux et le teres minor (petit rond).

    Cet ensemble musculaire permet la mobilisation de l’épaule en rotation, élévation antérieure et en abduction. La synergie musculaire optimale assure un centrage parfait de la tête humérale dans la glène humérale.

    Remarque anatomique importante, le biceps constitué de deux chefs (long et court) ne fait pas partie de la coiffe des rotateurs mais de par sa proximité anatomique, il est fréquemment assimilé à cette pathologie.

     

    Rappel physio-pathologique 

    Dans la majorité des cas, le tendon le plus fréquemment touché est le supra épineux. Plusieurs stades cliniques sont à noter : tendinopathie simple, compliquée d’une rupture transfixiante ou partielle, superficielle, intratendineuse ou profonde.

    Le motif de consultation est souvent la douleur, symptôme présent quasi systématiquement. Les patients se plaignent d’un arc douloureux situé entre 60° et 90° lors de l’élévation.

    Afin de déterminer la ou les lésions tendineuses, un examen clinique précis sera nécessaire. Si besoin, il faudra le compléter par une imagerie (radiographie ou échographie).

    La qualité de cet examen permettra de définir un traitement adéquat et adapté à la lésion.

     

    TRAITEMENT 

    Les tendinopathies simples sont traitées médicalement en associant une médication antalgique à une rééducation donnant de très bons résultats. En cas de lésion compliquée (rupture) et si le traitement médical échoue, on peut envisager l’intervention chirurgicale par réparation du tendon rompu.

    Actuellement, près de 10% des lésions dégénératives sont opérées.

     

    Objectifs de la rééducation associée à l’électrostimulation

    L’atteinte du tendon du supra épineux va entrainer une perte de force musculaire. Cette amyotrophie engendre un déséquilibre articulaire, la tête humérale se décentre et se positionne en haut et en rotation interne sous l’effet du deltoïde. C’est le classique conflit antéro-supérieur.

    Les techniques manuelles de recentrage doivent être accompagnées par un renforcement de l’appareil musculaire afin de restabiliser l’épaule et de retrouver un bon geste fonctionnel.

    L’électrostimulation va nous permettre d’accélérer la récupération musculaire, d’autant plus intéressante si elle est associée aux exercices volontaires.

     

    Quels muscles choisir ?

    La lutte contre le glissement antéro-supérieur, nous oblige à choisir la stimulation en priorité de l’infra épineux (principal rotateur externe), du supra épineux (coaptateur de la tête humérale) mais aussi des fixateurs de la scapula (rhomboïde).

    On ne peut faire un geste précis sur la partie distale d’un membre que si la racine proximale de ce membre est forte et stable.

    Il est possible en électrostimulation de faire deux types de montage :

    • soit intervenir sur la coiffe directement (photo A)
    • soit sur l’ensemble des groupes musculaires (photo B)

     

    Règles pratiques

    Choix du programme 

    Il existe de nombreux programmes en électrostimulation, le principal objectif étant de déterminer le type de renforcement que l’on souhaite appliquer aux muscles.

    On peut choisir soit de faire un travail de la fibre lente afin d’assurer une reprise du volume musculaire et de retrouver une bonne stabilité articulaire, soit de solliciter la fibre rapide pour gagner en force musculaire.

    Dans notre cas précis, il faut chercher à améliorer la stabilité et par conséquent, de choisir un programme qui visera la stimulation de la fibre lente.

    On utilisera le programme AMYOTROPHIE dont voici les principales caractéristiques :

    On remarque que le temps de repos est égal au temps de travail, la fibre lente est une fibre endurante qui peut supporter aisément de telles charges de travail.

    Autre remarque, la fréquence de stimulation est autour de 33 Hz ce qui provoque la contraction tétanique maximale de cette fibre et assure ainsi un régime de travail adapté et optimal.

    On notera qu’entre deux contractions, on trouve une phase à 4 Hz, phase vasculaire qui permet aux muscles stimulés de se reposer et d’éliminer les déchets organiques liés à la contraction.

    La durée de la stimulation est de 20mn (10mn de contractions cumulées).

    Il existe deux niveaux dans ce programme (les fréquences de stimulation sont différentes).

     

    Placement des électrodes 

    Pour obtenir une contraction de qualité, il faut comme dans toute stimulation neuro-musculaire rechercher le point moteur du ou des muscles cibles.

    Le point moteur est la zone musculaire de la plaque motrice (innervation). En appliquant l’électrode à ce niveau, on obtiendra une stimulation plus efficace.

    En électrostimulation neuro-musculaire, chaque canal présente deux pôles, un dit « positif », l’autre dit « négatif ».

    Le pôle positif étant plus excitateur que le pôle négatif, il est impératif de positionner le pôle positif sur le point moteur du muscle cible. Le pôle négatif étant placé à l’extrémité du muscle.

    ATTENTION ! Cette règle habituelle ne s’applique pas exactement comme cela pour le montage de l’épaule.

    Le pôle positif sera positionné sur le point moteur de l’infra épineux alors que le pôle négatif sera posé sur la partie distale du supra épineux.

    Pourquoi ? Parce que l’infra épineux est le principal rotateur externe et qu’il est donc correcteur du positionnement interne de la glène humérale. Voir schéma ci-dessous :

    Comme expliqué dans la première partie de l’article, il est possible d’associer une stimulation du rhomboïde afin d’améliorer la stabilité de la scapula.

    Précision : le montage en filaire est exactement le même.

     

    Réglage des intensités 

    La règle importante concernant l’intensité est d’augmenter régulièrement non seulement pendant la séance mais aussi au cours des séances. Plus l’intensité sera forte, plus le nombre de fibres stimulées sera important. Si après 3 ou 4 séances le patient ne supporte pas l’augmentation et ne progresse pas, il faut arrêter le traitement en électrostimulation.

    En clair, il faut augmenter jusqu’au maximum supportable.

    Le réglage de l’intensité se fait pendant la phase de contraction décrite précédemment.

    A noter que pendant la phase de repos, les secousses (4 Hz) doivent être bien visibles afin d’assurer l’hyperhémie nécessaire post-contraction.

     

    Position du patient

    Variable en fonction du stade et de l’évolution du traitement. Si les premières séances se font plutôt en position assise, membre en position basse, il est vite nécessaire de modifier la position du membre supérieur en élévation antérieure par exemple et par la suite d’y associer un mouvement volontaire combiné à la stimulation électro-induite. Voir schémas ci-dessous :

    Fréquence du traitement 

    PHASE 1

    (10 séances)

     

    Programme : AMYOTROPHIE Niveau 1

    Fréquence : minimun 2 séances par semaine, idéalement 3.

    Objectif n°1 : diminuer la douleur

    On peut aisément faire de la TENS associée à la stimulation. La TENS est représentée par la pose des deux grandes électrodes qui encadrent le montage.

    Remarque importante : les outils technologiques de la division Rééducation de DJO France nous permettent de réaliser simultanément ce type de montage. TENS + STIMULATION :

    Objectif n°2 : assurer le recentrage articulaire de la tête humérale dans la glène.

    Le patient prend conscience de la coaptation active. On peut d’ailleurs lui demander de contracter simultanément les muscles de l’épaule.

    Au cours de cette phase, l’épaule est plutôt en position basse avec une rotation neutre.

    PHASE 2

    (10 séances)

     

    Programme : AMYOTROPHIE Niveau 2

    Fréquence : au moins deux séances par semaine

    Objectif : la principale différence entre les deux phases est la position articulaire du membre supérieur. On cherche absolument à faire une reprogrammation neuro-motrice en combinant travail volontaire et travail électro-induit.

    Cette combinaison se présente sous forme de gestes fonctionnels quotidiens puis de gestes plus techniques si besoin (sport).

    L’électrostimulation ne doit pas faire oublier la présence du kinésithérapeute afin de contrôler la bonne synergie musculaire et articulaire.

     

    Nouvelles technologies et fonctions avancées 

    Pendant de très nombreuses années, l’électrostimulation neuro-musculaire (ESNM) a été utilisée par les kinésithérapeutes comme un simple adjuvant à la rééducation. Le patient était placé dans une salle et subissait passivement le rythme des contractions / repos imposé par la machine. L’avancée technologique des appareils de la division Rééducation de DJO France (fonctions Mi, technologie sans fil) et les études (Cometti - Dijon) ont permis d’impliquer le patient dans sa rééducation et de démontrer l’intérêt du travail associé à l’ESNM.

     

    CONCLUSION 

    Les nouvelles orientations appliquées à l’électrostimulation passent par une forte présence du kinésithérapeute auprès de son patient afin de créer un tandem dynamique, de développer le capital confiance et d’améliorer ainsi le résultat final.

    Ce qu’il faut retenir :

    • Stimulation de l’infra épineux à prioriser
    • Travail de la stabilité avec le programme Amyotrophie
    • Position du patient variable
    • Travail volontaire associé
    • Surveillance du kiné

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

     

    Auteur : Thierry SERENARI, Kinésithérapeute du Sport (Versailles)

    Consultant Chattanooga/DJO pour l’Electrothérapie.

    Sources / Illustrations : DJO France

    Bibliographie :

    • The effect of neuromuscular electrical stimultation of the infraspinatus on shoulder external rotation force production after rotator cuff repair surgery – Am J Sports Med 2008 Dec.; 36(12):2317-21 - Dec. 2008 -Massachusetts General Hospital Sports medicine Service, Boston, MA, USA
    • Combined application of neuromuscular electrical stimulation and voluntary muscular contractions – Thierry Paillard – Sports Med 2008; 38 (2),pp. 161-177 – 2008 – Laboratoire d’Analyse de la Performance Sportive, Département STAPS, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Tarbes, France
    • Electrical stimulation superimposed onto voluntary muscular contraction - Paillard T, Noé F, Passelergue P, Dupui P. – Sports Med 2005; 35(11):951-66 - 2005
    • Superimposed electrical stimulation comfortably improves the endurance of maximal voluntary contractions – Boisgontier MP, Moineau B, Nougier V – J Sports Med Phys Fitness. 2012 Oct; 52(5):558-62 – Oct 2012 – UJF Grenoble, Grenoble, France
  9. Intérêt des tables de massage, le coeur de votre cabinet

    Le mot « massage » se définit comme un ensemble de techniques utilisant les mains : pétrissage, pressions, vibrations, etc. Ses techniques s’exercent sur différentes parties du corps dans un dessein thérapeutique. Ce mot se rapproche d’un autre : la kinésithérapie.

    En effet, cette discipline paramédicale utilise diverses techniques (passives ou actives) à mains nues ou à l’aide d’outils dans un but préventif ou thérapeutique (rééducation).

     

    UN PEU D’HISTOIRE… 

    La discipline de masso-kinésithérapie existe depuis l’Antiquité sans porter de nom et est généralement utilisée par des guérisseurs, magnétiseurs etc.

    En 1887, le Dr. Dujardin-Beaumetz introduit le terme d’Hygiène thérapeutique dans ses conférences à l’Hôpital Cochin. Les années suivantes voient alors germer des sociétés de médecines pour constituer la physiothérapie. Insérer photo du livret d’hygiène thérapeutique sur la droite du texte

     

     
    En 1910 a lieu le 3ème Congrès International de Physiothérapie à Paris.

    A la fin de la seconde Guerre Mondiale, plusieurs états s’investissent dans la réadaptation professionnelle des blessés par la création des écoles de santé qui prouvent alors l’efficacité du massage et du fait qu’un professionnel de santé doit être formé à la technique.

     Durant la guerre 1939-1945, les groupes professionnels vont poursuivre la demande de reconnaissance de leurs activités.Ainsi Le 30 avril 1946, le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute est créé en Belgique et se substitue à la spécialité d’infirmier-masseur et aux gymnastes médicaux, officialisant le Diplôme d’État de Masseur-Kinésithérapeute.

    LA TABLE DE MASSAGE, UN OUTIL INDISPENSABLE

    La table est l’outil indispensable du praticien.

    Avant de prendre toute décision d’achat, voici les différents éléments à prendre en considération pour votre activité en cabinet :

    • Il existe 4 types de tables de massages : pliantes, manuelles, électriques et hydrauliques.

    Les versions électriques et hydrauliques se règlent par commande, contrairement à la table manuelle.

    La version électrique, plus économique que l’hydraulique, est la version la plus utilisée des centres spécialisés et des masseurs-kinésithérapeutes.

    • Pour les tables de massages électriques, une commande périphérique de réglage peut être choisie pour simplifier les ajustements.
    • Il existe 2 types de châssis pour les tables de massages électriques et hydrauliques :

    • Chaque table a des dimensions spécifiques.

    Il faut bien faire attention à la taille du praticien et à celle de la majorité de ses patients : sportif, personne âgée, adolescents, handicapés, etc.

     

    • Chaque table a un nombre de plans, les différents modèles en proposent de 1 à 7. Le choix du nombre de plans se fait en fonction des besoins du praticien, de sa patientèle et de ses habitudes professionnelles.

    • La densité de mousse, exprimée en kg/m3, est un point-clé des tables de massages : en effet, elle assure le confort du patient mais aussi sa stabilité lors des manipulations. Plus la densité de mousse est forte (entre 25 et 150 kg/m3), plus elle est dure et assure la durée de vie de la table de massages.
    •  Le choix de la têtière dépend des habitudes de travail : une têtière standard ou de confort apporte plus ou moins de confort au patient et dépend des habitudes de travail du praticien.

     

    • Enfin, le choix de la couleur de la table de massages au gré des envies ou en raccord avec la décoration environnante.

     

    LA TABLE DE MASSAGE MONTANE , UNE VALEUR SÛRE

    Investir dans une table de massage Montane Chattanooga, best-seller de la marque que nous avons pris soin de référencer pour vous proposer le meilleur matériel pour votre cabinet, c’est l’assurance de disposer d’un matériel de haute qualité et d’un design qui valorise votre cabinet.

     

     

    Au-delà de ses performances techniques, c’est tous les services associés qui font la plus-value d’un tel achat :

    Pour plus d’informations sur ce dispositif, cliquez ICI.

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !

    Auteur : DJO FRANCE - avril 2021

    Sources / Illustrations : DJO FRANCE

     

  10. Ondes de choc radiales: traitement de l'épicondylalgie latérale du coude

    Les épicondylalgies latérales du coude constituent un motif de consultation fréquent en rééducation fonctionnelle.

    Elles sont fréquentes chez le sportif (tennis "Tennis Elbow", squash, badminton, bowling, etc.) mais peuvent être également provoquées par certaines activités professionnelles manuelles, ou par une activité ménagère d’intensité inhabituelle.

    Globalement, une proportion équivalente d’hommes et de femmes est concernée par cette pathologie.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Les épicondyliens latéraux s’insèrent par un tendon commun sur la face postérieure de l’épicondyle latérale de l’humérus.

    La partie superficielle de ce tendon est constituée d’avant en arrière par : le court extenseur radial du carpe, l’extenseur des doigts, l’extenseur propre 5, l’extenseur ulnaire du carpe.

    La partie profonde de ce tendon est constituée par le muscle supinateur.

    L’anconé s’insère isolément sur la partie postérieure de l’épicondyle.

    L’innervation est assurée par le nerf radial.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE

    Les excès de contraintes mécaniques demeurent la cause principale des tendinopathies. Cependant de multiples facteurs intrinsèques (âge etc…) et extrinsèques (matériel inadapté, défaut d’entrainement, etc.) coexistent.

    Il faut distinguer l’épicondylalgie aigue (épicondylite) et l’épicondylalgie rebelle (épicondylose).

     

    L’épicondylalgie aigue est une tendinite réactionnelle consécutive à des contraintes ponctuelles au-dessus des capacités du tendon (en effort, en durée…). Il s’agit d’une hyper-réactivité tendineuse.

    • Traitement :
      1. Hyper-réactivité tendineuse → antalgique – « anti-inflammatoire »
      2. A distance de la crise : amélioration de la capacité résistive (Ondes de Chocs Radiales - excentrique –étirements)

    L’épicondylalgie rebelle ou épicondylose est la conséquence d’une rupture progressive des attaches (collagène) musculo-tendineuses.  Dans ce cas présent, il s’agit d’une tendinose (pas d’inflammation) et on observe une discordance « traction musculaire/insertion ».

    • Traitement :
      1. Hypo-réactivité tendineuse → « traitement inflammatoire » Ondes de Chocs Radiales
      2. Concomitant à l’irritation : amélioration de la capacité résistive (Ondes de Chocs Radiales - excentrique –étirements)

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Interrogatoire

    Il faut rechercher d’éventuels facteurs favorisants :

    • Microtraumatismes, hyper-sollicitation (sport, bricolage)
    • Matériel inadapté (raquette, souris d’ordinateur)
    • Gestes sportifs ou professionnels inhabituels (lift au tennis, déménagement, manutention…)
    • Modification ou augmentation brutale de l’entrainement
    • Déficit neurologique sous-jacent compensé au niveau du coude
    • Age+++
    • Causes iatrogènes
    • Défauts d’hydratation, foyers infectieux dentaires ou ORL

     

    Examen clinique

    La palpation recherche :

    • Une douleur de l’insertion et/ou du tendon commun des épicondyliens latéraux
    • La présence de Trigger Points ; des douleurs myofasciales associées ; des tensions; des zones de restrictions au niveau de l’avant-bras, du bras et même des trapèzes.

    La mise en tension des épicondyliens est douloureuse.

    Douleur à la contraction résistée :

    1. Extension du poignet
    2. Extension des doigts, inter-phalangiennes proximales fléchies

     

    Examens complémentaires 

    Des examens complémentires pourront, le cas échéant, confirmer le diagnostic.

    • Ils préciseront le bilan clinique : bursite associée ; tendinopathie fissuraire
    • Ils élimineront les diagnostics différentiels (syndrome du tunnel radial, radiculalgie C7, arthropathies huméro-radiales…)

     

    TRAITEMENT

    Le traitement se veut avant tout rééducatif.  Il comporte une association Ondes de Choc Radiales / Kinésithérapie.

     

    Les Ondes de Choc Radiales

    Avant de débuter tout traitement, il est nécessaire d’effectuer un examen clinique précis afin de poser un diagnostic kinésithérapique et de vérifier l’absence de contre-indication.

    Le traitement par Ondes de Chocs Radiales s’effectue en fonction du bilan clinique : +++

    Traitement local isolé 

     

    ·       ODCR sur insertion des épicondyliens latéraux R040 – F15

    ·       Vibrations sur les épicondyliens latéraux (V Actor)

     

    Traitement global si douleur myofasciale associée  ·       Traitement Myofascial + trigger point

    ·      + Travail spécifique sur épicondyliens

    Le traitement par Ondes de Choc Radiales doit être expliqué au patient afin de l’impliquer et de minimiser ses craintes éventuelles (douleurs).

    Il comprend en général 5 à 6 séances espacées d’une semaine.

    IMPORTANT: les séances doivent être adaptées au seuil de tolérance du patient.

    • En cas d’inconfort manifeste :
      • Diminuer la puissance et/ou augmenter la fréquence

     

    Application des Ondes de Chocs Radiales sur une épicondylalgie latérale :

    • Patient assis sur une chaise, avant-bras reposant sur le bord de la table
    • Repérage palpatoire des épicondyliens latéraux (Fig. 2)
    • Mise en tension des épicondyliens, main pendante en bord de la table
    • Le patient maintient la position avec son autre main
    Repérage palpatoire + position de mise en tension des épicondyliens Fig.2 Repérage palpatoire + position de mise en tension des épicondyliens
    • Application de gel à ultra-son
    • Utilisation de la rampe
    • Protocole d’application des Ondes de Choc Radiales (Fig. 3)
      • Utiliser le R040 – C15 – F15
      • Fréquence 15 Hz
      • Pression 1,6 à 2 bars
      • 2000 à 2500 chocs
    Application des ondes de chocs radiales sur les épicondyliens Fig.3 Application des ondes de chocs radiales sur les épicondyliens

    L’application de vibrations sur le épicondyliens latéraux (Fig. 4) permet d’affiner le traitement en améliorant le relâchement musculaire et atténuera cette corde douloureuse souvent fréquente lors d’épicondylagie latérale chronique.

    • Utiliser l'applicateur V-Actor® (V25 ou V40)
    • Fréquence 26 à 30 Hz
    • Pression 2,4 à 3 bars
    • 2000 à 2500 chocs
    Fig. 4 Application de vibrations au niveau des épicondyliens Fig. 4 Application de vibrations au niveau des épicondyliens

     

    En cas de douleur myofasciale et points trigger associés à la lésion tendineuse:

    • Le traitement par Ondes de Choc Radiales sera adapté au bilan réalisé au préalable
    • Il débutera systématiquement à distance de la zone douloureuse
    • Le choix de l’applicateur dépend de la zone à traiter
    • Le traitement des points trigger est systématiquement associé

     

    • 1ere étape - Chaîne myofasciale:
      • Traitement du fascia cervical : (Fig. 5)
        • Utiliser le Spine-Actor® 20 mm
        • Commencer avec une pression basse : 0,3 bars ; puis monter progressivement en fonction du ressenti (rester toujours à une pression <2 bars au niveau cervical)
        • Fréquence 17Hz
        • 1500 chocs
    Fig. 5 spine-actor sur région cervicale Fig. 5 Positionnement du Spine-Actor sur la région cervicale
    • À partir de l’épine de l’omoplate :
      • Travail de la chaîne externe :
        • Bord extérieur deltoïde post → épicondyle latérale
          • Peri-Actor® Scrapper
          • Pression 1 à 2 bars
          • Fréquence 15 à 21 Hz
    • A partir du triangle des ronds :
      • Libération des ronds et longue portion du triceps
      • Bord postérieur deltoïde CIME entre biceps et triceps jusqu’à l’épicondyle latérale
      • Peri-Actor® Knuckle: 1 à 2 bars - 15 à 21 Hz
    • A partir de l’épicondyle latérale: (Fig. 6)
    Fig. 6 Application Scrapper sur épicondyliens latéraux
    • 2ème étape - Trigger Points: (Fig. 7)
      • Utiliser l’applicateur Sphère ou D-Actor®
        • Pression 0,3 – 3 bars
        • Fréquence 13 Hz
        • 500 coups
        • Points spécifiques
    Fig. 7 Trigger Point Trapèze Fig. 7 Trigger Point Trapèze
    • 3ème étape - Traitement de l’aponévrosite en mode Habituel

     

    • 4ème étape - Vibrations : ( 8a ; 8b ; 8c)
      • Un massage décontracturant par infrasons (applicateur V-Actor®) effectué au niveau des épicondyliens, du bras, du deltoïde postérieur, du trapèze, la chaîne postérieure (Ischio-jambier + SACP) complètera le traitement.
        • Pression 2,2 à 2,4 bars
        • Fréquence 30 à 35 Hz
        • 2500 à 3500 chocs
    Fig. 8a Vibrations

     

    Fig. 8b Vibrations

     

    Fig. 8c Vibrations

     

    Kinésithérapie associée

    Les Ondes de Chocs Radiales peuvent être utilisées soit seules, soit en complément d’autres techniques rééducatives.

    Le traitement actuellement proposé dans les épicondylagies est essentiellement actif.

    Il comprend de la thérapie manuelle, des Ondes de Chocs Radiales, des étirements, du travail excentrique et un réentrainement à l’effort.

    Il peut être également nécessaire de se rapprocher des professionnels concernés pour ce qui est du choix de matériel professionnel (souris d’ordinateur…) ou sportif (raquette de tennis, etc.).

    • Avant les Ondes de Chocs Radiales :
      • Normalisations articulaires (rachis cervical, épaules, coudes, tête radiale, poignet).
      • Etirements adaptés (actifs, actifs-aidés, passifs)
      • Travail excentrique des extenseurs du poignet, des pronateurs
    • Après les Ondes de Chocs Radiales :
      • Massages décontracturants des Ischio-jambiers et des fessiers.
      • Electrothérapie (courants de capillarisation).
    • En alternance :
      • Massage transverse profond (MTP), crochetage, point périosté.

     

    CONCLUSION

    Ce qu’il faut retenir :

    • Il y a 15 ans, seules les épicondylagies chroniques pouvaient bénéficier du traitement par Ondes de Choc Radiales après échec des autres traitements médicaux et kinésithérapique (MTP, mésothérapie, infiltrations, immobilisations,…). Le pourcentage de bons et très bons résultats était faible (30 à 35%).
    • Depuis que nous utilisons les Ondes de Choc Radiales en association avec des étirements et un travail excentrique, les résultats sont nettement plus encourageants (70 à 75% de bon et très bon résultats).

     

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    Découvrez tous nos autres articles sur l’utilisation des Ondes de Choc Radiales ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

    Abonnez-vous à notre chaîne LinkedIn dédiée uniquement aux professionnels de santé sur laquelle vous retrouverez toute notre actualité hebdomadaire liée à notre domaine !  

    Auteur : Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

    Consultant Chattanooga/DJO pour les Ondes de Chocs.

    Sources / Illustrations : DJO France, Thierry ALLAIRE

Articles 1 à 10 sur un total de 40

Page