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  1. Inauguration du Second Centre d'Excellence Chattanooga®

    Profitant de son expertise depuis plus de 18 ans, nous sommes heureux d’avoir inauguré officiellement hier soir le Second Centre d’Excellence Chattanooga de Thierry SERENARI – Versailles.

    Disposant d’un cabinet équipé 100% Chattanooga (Tables, Intelect RPW, Echographie et bien sûr Electrothérapie (WS PRO, COMPEX 3, REHAB)), Thierry est devenu intervenant Compex Médical au début des années 2000 avant de devenir formateur puis Consultant Electrothérapie ces dernières années, en lien étroit avec les deux divisions RS et Consumer.

    Kiné référent de la Fédération Française d’Escalade et soucieux de transmettre aux confrères et utilisateurs finaux les bonnes pratiques en matière d’électrothérapie/électrostimulation, Thierry participe au cercle d’expertise Chattanooga® qui travaille sur les axes cliniques et projets de développement. Nous profiterons du cabinet partagé avec ses confrères Delphine et Vincent pour y réaliser des présentations, ateliers, formations, échanges cliniques live from COE mais aussi attirer quelques visiteurs internationaux séduits à coup sûr par un site d’excellence situé à 100 m du célèbre Château de Versailles.

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  2. Inauguration du Premier Centre d'Excellence Chattanooga®

    Nous avons le plaisir de vous annoncer l’inauguration officielle du Premier Centre d’Excellence (COE) Chattanooga© de Thierry ALLAIRE au Havre (Centre de Kinésithérapie Sportive CKS).

    Thierry ALLAIRE est historiquement équipé Chattanooga© dans la globalité des modalités que la marque propose (Ondes de chocs, Tables, Electrostimulateurs, etc.). Il anime depuis plus de 7 ans les formations Ondes de Choc auprès des kinés acheteurs ou prospects.

    Durant ces années, ce ne sont pas moins de 100 formations et plus 1500 kinés formés aux Ondes de Choc par Thierry !

    Nous sommes donc fiers d’avoir pu mettre à l’honneur ce centre d’excellence. Ceci en parallèle du Congrès de la Société Française de la Médecine du Sport 2018 favorisant la présence de l’ensemble du cabinet, kinés confrères, médecins et chirurgien du sport, sportifs et clients locaux.

    Nouveau site de référence Chattanooga©, le COE ALLAIRE accueillera des formations sur site. Il devient showroom de présentation à la disposition de la marque et de nos clients. Les membres du cabinet continueront évidemment de promouvoir l’expertise de Chattanooga©. Mais aussi de participer à son actualité et ses innovations.

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  3. Écho-Reperage et Écho-Monitorage dans le traitement par Ondes de Choc

     

    Ces dispositifs portables sont de qualité de plus en plus grande et simple d’utilisation. De par son caractère non invasif, l’échographie devient accessible à la kinésithérapie. Le conseil de l’ordre des kinésithérapeutes a autorisé son utilisation par les kinésithérapeutes. Elle permet au kinésithérapeute d’améliorer et d’affiner son bilan initial. L’ensemble du tissu ostéo-articulaire est accessible en échographie : tendons, retinaculum, muscle, ligament. Dans certaines localisations notamment, son utilisation sera fréquente.

     

    Pour l’épaule, le but sera de connaitre l’étendue des lésions tendineuses savoir s’il y a un tendon ou plusieurs tendons touchés, quelle est l’importance de la lésion, s’il y a une bursite associée. Au niveau du coude, l’échographie permettra un bilan précis de la lésion tendineuse et de détecter un épanchement articulaire associée. Au niveau de la hanche, l’échographie peut explorer les tendons mais aussi rechercher un épanchement articulaire. L’exploration du genou permet un bilan précis tendineux, ligamentaire, la recherche d’un épanchement et de visualiser la périphérie du ménisque. Le bilan d’une entorse de cheville est également très précis en échographie avec l’analyse ligamentaire et la recherche d’un épanchement. Pour le pied, un bilan précis de la tendinopathie d’Achille sera intéressant pour adapter son traitement : tendinopathie nodulaire, fusiforme, calcification, enthésopathie, péritendinite, bursopathie, hyperémie doppler.

    L’échographie grâce à sa précision modifiera la prise en charge en fonction de la lésion retrouvée. Par exemple, la découverte d’une bursite ou un épanchement intra articulaire peut faire décaler une rééducation active et privilégier au départ la physiothérapie. L’échographie permet également de s’assurer de la bonne évolution de la lésion et de sa cicatrisation au cours du traitement même si la clinique prime.

     

    L’échographie permet également d’améliorer certaines techniques avec un guidage du traitement et également de poser l’indication de cette technique. Par exemple, l’utilisation d’ondes de choc focale nécessite un repérage précis de la lésion et de connaitre sa profondeur, ceci est possible grâce à l’utilisation de l’échographie. L’onde de choc focale est intéressante car mieux tolérée et plus puissante notamment pour le traitement des calcifications.

    D’autres indications de l’échographie vont se développer en kinésithérapie. Par exemple l’utilisation du feedback visuel lors de la contraction musculaire du patient pour lever une inhibition.

    L’objectif de l’utilisation de cet outil n’est pas de se substituer à l’indication médicale notamment des radiologues, dont la maitrise est supérieure du fait de leur expérience d’imageur. Mais d’améliorer la prise en charge du patient par le kinésithérapeute en faisant progresser sa pratique. Il faut connaitre les limites de cette technique et de la nécessité d’un travail d’apprentissage pour la maitriser.

     

    Auteur: Alexandre CREUZE MPR/Médecin du Sport Clinique Les Grands Chênes – Bordeaux – Enseignant en échographie musculo squelettique

  4. Ondes de Chocs Radiales : Traitement des Tendinopathies Calcanéenes Corporéales

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Introduction

    Le tendon calcanéen est l’un des tendons le plus fréquemment atteint chez l’homme. Les tendinopathies calcanéennes touchent très fréquemment les sportifs d’âge moyen et tout particulièrement les coureurs. Elles sont le plus souvent corrélées à l’hypersollicitation tendineuse. Dans le cas de tendinopathie corporéale, le diagnostic essentiellement clinique peut être confirmé par l’échographie, voire l’IRM.

    S’il s’agit d’une tendinopathie d’insertion, une IRM s’avère souvent indispensable pour appréhender le mieux possible le diagnostic et adapter le traitement.

    Le traitement des tendinopathies calcanéennes corporéales est essentiellement rééducatif (travail excentrique, étirements, etc…) et une large part est donnée aux ondes de choc radiales qui permettent d’améliorer la qualité du processus de cicatrisation et d’aborder ainsi la phase de rééducation active et la reprise sportive plus précocement.

     

    Rappels anatomiques

    Le tendon calcanéen transmet la force développée par le triceps à l’aponévrose plantaire. Il constitue la zone de fragilité du système Suro-Achilléo-Calcanéo-Plantaire (SACP).
    Ce SACP possède une double fonction : posturale par le muscle soléaire et propulsive par l’action des jumeaux lors de la marche et la course.
    Le triceps sural est formé de 2 sous unités : le soléaire et les gastrocnémiens dont les tendons et les aponévroses s’accolent, ce qui est à l’origine de l’aspect bipartite du tendon calcanéen (Fig. 1a).
    Le tendon calcanéen est un tendon volumineux, puissant, vertical (Fig. 1b), dont les fibres enroulées en spirale se termine au niveau de la face postérieur du calcanéum avec une rotation de 90°. Les fibres postérieures, latérales et antérieures deviennent respectivement latérales, antérieures et médiales.
    Sa résistance à la traction est de l’ordre de 4000 Newton.
    Il possède une zone d’hypo-vascularisation à sa partie moyenne ce qui en fait une zone de fragilité. Ses propriétés varient avec l’âge (protéoglycanes, contenu hydrique, fibres de collagène).

    Fig.1A
    Fig.1B

     

    PHYSIO-PATHOLOGIE

    Anamnèse

    • La répétition excessive de contraintes au sein du tendon va entrainer des microlésions asymptomatiques qui ne peuvent pas cicatriser si cette hyper sollicitation perdure
    • Lorsque l’allongement tendineux reste en dessous de 4% (Fig. 2), le tendon se comporte comme un modèle élastique et revient à sa longueur de repos initiale. Entre 4% et 8% il survient des ruptures microscopiques. Au-delà de 8% d’élongation, on observe les premières lésions macroscopiques qui peuvent aller jusqu’à la rupture à partir de 14%.

    • Ces excès de contraintes mécaniques demeurent la cause principale des tendinopathies. Cependant de multiples facteurs intrinsèques et extrinsèques coexistent.
    • Facteurs de risque intrinsèques : diminution de la flexion dorsale de cheville, perturbation de la mobilité de la subtalaire, diminution de la force musculaire en flexion plantaire, augmentation de la pronation du pied, tendon anormal à l’imagerie, certaines pathologies (obésité, diabète, hypertension artérielle, hypercholestérolémie etc…).

    Facteurs de risques extrinsèques : type de sport, surfaces de jeux, erreurs d’entrainement, technique sportive, mauvais choix de l’équipement, facteurs environnementaux…

     

    Examen Clinique

    •  Les douleurs sont classiquement localisées à la partie moyenne du tendon. Elles apparaissent de façon intermittente à l’effort. A son mode de début, les douleurs présentes fréquemment en début d’activité diminuent en général au cours de l’entrainement.
    • Toutefois, la pathologie peut s’aggraver. La douleur devient de plus en plus invalidante pouvant gêner, voire obliger le sportif à interrompre son activité (Score fonctionnel de Blazina).
    • Une sensation de raideur peut être perçue à la mise en charge suite à une période de mise au repos prolongée(nuit).
    • L’inspection décèle fréquemment un gonflement.
    • La palpation retrouve une douleur comprise entre 2 et 6 cm de l’insertion calcanéenne tibiale.
    • Une diminution de la force et de l’endurance musculaire des fléchisseurs plantaires peut être mise en évidence par le test de monté sur la pointe de pied en unipodal.
    • Les examens complémentaires tels que l’échographie et l’IRM mettent en évidence un épaississement tendineux avec des modifications structurelles. Une hypervascularisation est souvent mise en évidence par la présence d’une activité doppler intratendineuse.
    • Les principaux diagnostics différentiels sont : l’enthésopathie calcanéenne, le syndrome de l’os trigone, la bursite rétro-calcanéenne, une pathologie inflammatoire systémique.

     

    TRAITEMENT ONDES DE CHOC

    • Les Ondes de Choc Radiales ont largement amélioré les possibilités thérapeutiques et permis une reprise sportive plus rapide et dans de meilleures conditions.
    • Le traitement par ODCR comprend en général 5 à 6 séances espacées de 6 à 7 jours.
    • Les résultats des ODCR sur les tendinopathies corporéales sont excellents (nodulaires, fusiformes, fissuraires, suite de peignage ou de suture du tendon calcanéen (au-delà du 4ème mois post opératoire) etc

    Application des ODCR sur une tendinopathie corporéale :
    Position : patient en décubitus ventral, pied en bout de table ; repérage manuel palpatoire (Fig. 3) ; mise en tension du tendon calcanéen maintenu par le thérapeute (Fig. 4).

    Application des ODCR (Fig. 5) : fréquence 9 – 10 Hz ; pression 2,4 à 2,8 bars ; 2000 chocs; pression manuelle appuyée. Nous effectuons 1000 chocs de part et d’autre du tendon calcanéen avec un contre appui manuel.

    Fig.3
    Fig.4
    Fig.5

     

    PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

    • Certains appareils possédant des applicateurs spécifiques permettent de parfaire le traitement.
    • Utilisation du « deep impact »
      – Cette tête dite « focalisée » (Fig. 6) permet de concentrer les ODCR et de développer une énergie plus élevée dans une fenêtre plus étroite. Ce type d’applicateur très efficace peut être utilisé notamment dans le cas de tendinopathie corporéale nodulaire (Fig. 7)
    Fig.6
    Fig.7
    • D20 ; D35 D-ACTOR : (Fig. 8)
      – Activation musculaire (Fig. 9) (couplage ODCR/infrasons) sur triceps sural.
      – 15 Hz ; 2 à 2,5 bars ; 2000 à 2500 chocs.
    Fig.8
    Fig.9
    Fig.10
    Fig.11

    TRAITEMENTS COMPLÉMENTAIRES

    KINÉSITHÉRAPIE

    • Les ODCR peuvent être utilisées soit seule et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.
    • Rompe a montré la supériorité de l’association travail excentrique – ODCR dans le traitement des tendinopathies calcanéennes.

    Avant les ODCR

    • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin, rachis).
    • Étirements adaptés.
    • Travail excentrique fonctionnel (Stanish ou Alfredson) ou isocinétique (protocole Croisier)

    Après

    • Massages décontracturants des Ischio-jambiers et des fessiers.
    • Électrothérapie (courants de capillarisation).

    En alternance :

    • Massage transverse profond (MTP), crochetage.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    Auteur: Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

  5. Ondes De Choc Radiales : Traitement Des Périostites Tibiales

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Introduction

    La périostite tibiale (skin-splint) correspond à un surmenage micro-traumatique siégeant le plus souvent à la face antéro-médiale du tibia ou à son bord médial. Elle est due à la répétition de microtraumatismes entrainant un tiraillement des aponévroses musculaires sur leurs insertions.
    Cette pathologie concerne les sports ou la course à pied ainsi que les impulsions-réceptions sont nombreuses. La plus grande partie des disciplines athlétiques, la danse, certains sports collectifs comme le basket-ball, le handball et le volley-ball sont particulièrement exposés.
    Le diagnostic est avant tout clinique. Les examens complémentaires élimineront les diagnostics différentiels.
    Le traitement, difficile, a été notablement amélioré par l’utilisation des ODCR.

    Rappels anatomiques

    Le périoste est une membrane qui recouvre les os longs et les os plats assurant l’insertion des tendons et des ligaments sur l’os. Il n’est cependant pas présent au niveau des articulations. Il est composé d’une couche externe fibreuse, d’une couche intermédiaire fibroélastique, et d’une couche intermédiaire ostéoblastique (non fibreuse).
    Le périoste fait partie des ectoméninges avec la dure-mère et participe ainsi à la protection du système nerveux. Il est essentiel puisqu’il assure la croissance des os et le bon fonctionnement du système vasculaire. Son rôle est de protéger l’os en cas de douleur ou de fracture.

     

    PHYSIO-PATHOLOGIE

    Anamnèse

    Cette pathologie est fréquemment rencontrée dans les sports ou la course à pied ainsi que les impulsions-réceptions sont nombreuses (course, handball, basket-ball, volley-ball etc…).

    Deux types de sportifs sont le plus souvent touchés :
    • Le sportif « de bon niveau débutant » de moins de 18 ans qui a considérablement augmenté son entrainement sportif.
    • Les sportifs plus âgés, avec un passé sportif, qui reprennent l’entrainement après une période d’interruption prolongée et parfois une surcharge pondérale et qui multiplient les séances en « fractionné ».

     

    Examen Clinique

    L’interrogatoire est essentiel. Il retrouve les circonstances favorisantes et les symptômes évocateurs.

    – Circonstances favorisantes :

    • Sports : course à pied ou sports d’impulsions- réceptions
    • Surfaces d’entrainement dures
    • Qualité d’amortissement des chaussures
    • Augmentation trop brutale de la quantité d’entrainement (geste technique, travail de pied, sauts, sprints).

    – Symptômes évocateurs :

    • A un stade de début : douleur après l’entrainement ou lors de course lente (allure de jogging). Cette douleur peut disparaitre lors de l’échauffement et ne réapparaitre qu’au refroidissement. Les symptômes sont localisés à la face médiale de la jambe.
    • A un stade plus tardif, la douleur persiste pendant toute la séance d’entrainement. Les accélérations, les décélérations, les impulsions et réceptions sont des facteurs majorants.
    • Les symptômes post-entraînement peuvent entrainer une boiterie franche
    • Les activités sont en général poursuivies pendant des mois avec une symptomatologie stationnaire.

    La palpation retrouve une douleur située sur le bord interne du tibia étendue sur 10 à 15 cm. Elle intéresse les deux tiers inférieurs du tibia. Une douleur bilatérale est fréquente alors qu’un seul côté est symptomatique.
    L’imagerie aide peu au diagnostic mais permet d’éliminer formellement des diagnostics différentiels : fracture de fatigue, syndrome des loges, lésion osseuse tumorale etc.

    TRAITEMENT ONDES DE CHOC

    Les Ondes de Choc Radiales ont largement amélioré les possibilités thérapeutiques et permis une reprise sportive plus rapide et dans de meilleures conditions. Le traitement comprend en général 5 à 6 séances espacées de 4 à 7 jours. Les séances doivent être adaptées au seuil de tolérance du patient. En cas d’inconfort manifeste, il est nécessaire de modifier la fréquence et/ou la pression.

    Patient en décubitus dorsal : recherche palpatoire (Fig. 1) de la zone douloureuse (face antéro–interne du tibia dans sa partie inférieure et pouvant remonter parfois plus haut en fonction de la sévérité de l’atteinte).

    Application des ODCR : (Fig. 2) Fréquence 12 à 15 Hz ; pression 1,8 à 2,2 bars (en fonction de la douleur) ; 3000 chocs. Pression manuelle légère.
    Mettre du gel en quantité suffisante. Une main tient le transducteur et l’autre guide doucement la tête de l’appareil le long de la face antéro-interne du tibia.

    Fig.1
    Fig.2

    PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

    La fonctionnalité « rampe » de notre appareil permet une augmentation automatique et progressive de la puissance exercée améliorant ainsi le confort du patient.

    Dans la plupart des cas il existe un syndrome des loges au niveau de la loge antéro-externe de jambe et parfois au niveau de la loge postérieure que nous pouvons traiter par activation musculaire et/ou infrasons + activation musculaire.

    D20 ; D35 D-ACTOR (Fig. 3)
    Activation musculaire (couplage ODCR/infrasons) sur les loges antéro externe (Fig. 4) et postérieure de jambe (Fig. 5). 15 Hz ; 2 à 2,5 bars ; 2000 chocs.

    Fig.3
    Fig.4
    Fig.5

    V –ACTOR (V 40)
    Massage décontracturant par infrasons sur les loges antéro externe (Fig. 7) et postérieure de jambe (Fig. 8). 30 à 35 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 chocs sur chaque loge.

    V –ACTOR (V 40)

    Fig.6

    Fig.7

    TRAITEMENTS COMPLÉMENTAIRES

    D’autres traitements complètent l’action des ODCR :

    • Repos sportif (durée variable)
    • Diminution des charges d’entrainement
    • MTP au glaçon
    • Techniques de décordage
    • Physiothérapie antalgique (TENS ; Ultrasons…)
    • Massage profond des différentes loges musculaires
    • Étirements passifs des jumeaux et du soléaire
    • Travail des muscles intrinsèques du pied
    • Chaussage adapté
    • Consultation podologique, etc.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    Auteur: Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

  6. Ondes De Choc Radiales : Traitement des Enthésopathies Hautes des Ischio-Jambiers

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    L’enthésopathie haute des ischio-jambiers se manifeste habituellement par une douleur d’apparition progressive siégeant à la jonction fesse-cuisse.
    Les premières descriptions de ce type de pathologie remontent à plus de 20 ans (De Labareyre). Elles intéressaient principalement les coureurs de haies (hurdler-tigh).
    Le diagnostic est essentiellement clinique et la multiplicité des tests cliniques permettra d’orienter plus précisément le diagnostic.
    Si nécessaire, une IRM pourra préciser le diagnostic. Plusieurs types d’anomalies isolées ou associées peuvent être observées : anomalie de l’interface ostéo-tendineuse ; réaction œdémateuse intra osseuse ; épaississement et remaniement tendineux…
    Le traitement est essentiellement rééducatif et une large part est donnée aux Ondes de Choc Radiales qui permettent d’améliorer la qualité du processus de cicatrisation et d’aborder plus précocement la phase de rééducation active.

    Rappels anatomiques

    Les ischio-jambiers s’insèrent par un tendon commun sur la tubérosité ischiatique (Fig 1).
    Ils se composent de deux couches :
    - Une couche superficielle composée du biceps crural et du semi-tendineux
    - Une couche profonde avec le semi-membraneux
    Il existe un rapport étroit entre la partie proximale du tendon et le nerf grand sciatique.

    Fig.1

    PHYSIO-PATHOLOGIE

    Anamnèse

    Nous retrouvons ce type de pathologie chez les sportifs pratiquant des séances de fractionnés (coureurs de demi-fond de bon niveau), des sports de vitesse pure, ainsi que dans les sports où les ischio-jambiers sont soumis à des étirements violents et rapides (gardien de but au handball).
    Dans tous les cas, c’est l’alternance des phénomènes de contractions concentriques et excentriques qui est à l’origine de ces lésions de surmenage, la recherche de vitesse augmentant systématiquement les contraintes biomécaniques. Le symptôme le plus fréquent correspond à une douleur au niveau de la jonction fesse-cuisse, d’apparition progressive, réveillée par l’entrainement ou la position assise sur un plan dur. Cette douleur de fesse irradie le plus souvent jusqu’à la partie moyenne de la cuisse. Elle correspond à une projection de douleur d’enthèse associée à une contracture musculaire secondaire des ischio-jambiers. Parfois le mode de début peut être pseudo-traumatique.

    Examen Clinique

    L’examen clinique comprend un certain nombre de tests non spécifiques, mais la positivité de l’ensemble d’entre eux permet d’évoquer le diagnostic. La palpation de la tubérosité ischiatique (face postéro-latérale) peut être soit très douloureuse, soit uniquement sensible.
    – En décubitus ventral :
    • Contraction isométrique des ischio-jambiers en course externe douloureuse
    – En décubitus dorsal :
    • Élévation jambe tendue : limitation douloureuse par rapport au côté controlatéral par étirement des ischio-jambiers.
    • Le test isométrique hanche et genou à 90° (Fig. 2) déclenche une douleur à la partie basse de la fesse avec une irradiation plus ou moins étendue à la partie haute de la cuisse.
    – En position debout :
    • La flexion antérieure du tronc (Fig. 3), genoux tendu, peut réveiller la douleur fessière ou celle de la face postérieure de la cuisse par simple étirement.
    • Le test du « tiré » (Fig. 4) ainsi que le test du « frotté » (Fig. 5) peuvent déclencher la douleur par travail actif contre résistance des ischio-jambiers.

    Fig.2
    Fig.3
    Fig.4
    ff Fig.5

     

    TRAITEMENT ONDES DE CHOC

    Les Ondes de Choc Radiales ont largement amélioré les possibilités thérapeutiques et permis une reprise sportive plus rapide et dans de meilleures conditions. Il comprend en général 5 à 6 séances espacées de 4 à 7 jours. 2 positions sont habituellement utilisées :

    Position décrite par De Labareyre : Patient en décubitus ventral, légère flexion active du genou. Repérage palpatoire (Fig. 6) de l’insertion haute des ischio-jambiers sur la tubérosité ischiatique.

    Appliquer les ODCR (Fig. 7) en roulant sur le tendon des Ischio-jambiers au niveau de son insertion haute. Transducteur R15 ; fréquence : 9 Hz à 10 Hz ; pression 2,4 à 3 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle appuyée.

     

    Fig.6
    Fig.7

     

    Position décrite par Cacchio : patient en décubitus dorsal, flexion de hanche 90°, flexion de genou 90° pied reposant sur l’épaule du thérapeute. Repérage manuelle de l’insertion haute des ischio-jambiers (Fig. 8). Application des ODCR (Fig. 9) : transducteur R15 ; fréquence : 9 Hz à 10 Hz ; pression 2,4 à 3 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle modérée.

     

    Fig.8
    Fig.9

    PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

    Deep impact

    Cette tête dite « focalisée » (Fig. 10) permet de concentrer les ODCR et de développer une énergie plus élevée dans une fenêtre plus étroite. Ce type d’applicateur très efficace peut être utilisé dans le cas présent.

    Fig.10

    D20 ; D35 D-Actor :
    Activation musculaire (Fig. 11) (couplage ODCR/infrasons) sur contracture réflexe des ischio-jambiers et sur les muscles fessiers. 15 Hz ; 2 à 3 bars ; 2500 à 3000 chocs.

     

    Fig.11

    V-Actor (V40):
    Massage décontracturant par infrasons sur ischio-jambiers (Fig. 12) et muscles fessiers.
    30 à 35 Hz ; 2,4 à 3,4 bars ; 3000 à 4000 chocs.

    Fig.12

    TRAITEMENTS COMPLÉMENTAIRES

    KINÉSITHÉRAPIE

    Les ODCR peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives

    Avant

    • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin, rachis).
    • Etirements doux, progressifs et infra-douloureux, des ischio-jambiers
    • Renforcement musculaire excentrique sous-maximal infra-douloureux dans une course moyenne au début, puis en allant vers la course externe.
    • Renforcement musculaire isocinétique notamment en excentrique.

    Après

    • Massages décontracturants des Ischio-jambiers et des fessiers.
    • Electrothérapie (courants de capillarisation).

    En alternance

    • Massage transverse profond (MTP) : souvent de réalisation difficile dans ce type de pathologie.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

     

    Auteur: Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

  7. Ondes de Choc Radiales : Traitement des Aponévroses Plantaires

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Introduction

    La souffrance de l’aponévrose plantaire ou du court fléchisseur plantaire survient en général chez les sportifs pratiquant la course et les sauts.
    Son diagnostic est avant tout clinique. L’échographie et l’IRM élimineront les diagnostics différentiels.

    Le traitement est avant tout rééducatif et les ondes de choc radiales utilisées à bon escient, nous permettent d’améliorer le processus de cicatrisation et dans de nombreux cas et d’accélérer la reprise sportive.

     

    Rappels anatomiques

    L’aponévrose plantaire est constituée de fibres longitudinales qui sont tendues du tubercule postéro-interne de la face inférieure du calcanéum à la face plantaire des articulations métatarso-phalangiennes. Triangulaire à base antérieure, elle comprend 3 parties (interne, moyenne et externe) auxquelles sont annexées en profondeur les muscles intrinsèques du pied.
    L’aponévrose plantaire fait partie du système suro-achilléo-calcanéo-plantaire (SACP). Elle assure un rôle de transmission des forces du triceps sural vers les orteils.
    Certains facteurs biomécaniques tels que des troubles statiques de l’arrière pied, une surcharge pondérale favorisent l’apparition d’aponévrosites plantaires.

    PHYSIO-PATHOLOGIE

    Anamnèse

    Le patient se plaint de douleurs localisées sous le talon (infra calcanéennes), parfois irradiant en avant le long de l’arche interne, d’apparition progressive, sur un intervalle de plusieurs semaines. Ces douleurs sont de types mécaniques : augmentées en station debout, à la marche, lors de la montée des escaliers et soulagées par le repos. Au début ces douleurs diminuent après un échauffement, mais elles peuvent devenir plus sévères, être constantes et même entrainer une boiterie. Le patient décrira parfois avoir la sensation d’un « clou planté dans le talon ». Cette douleur se retrouve au niveau du tubercule postéro-interne du calcanéum (Fig.1 et 1 bis).

    TRAITEMENT ONDES DE CHOC

    • Le traitement par ODCR comprend en général 5 à 6 séances espacées de 6 à 7 jours.
    • L’évaluation des résultats s’effectue à l’issue de la 3ème séance, de la 6ème séance et 6 semaines après la dernière séance (délais de cicatrisation).
    • Position : Patient assis ou en décubitus dorsal, mise en tension de l’aponévrose plantaire, repérage de son insertion calcanéenne (Fig. 2).
    • Une douleur siégeant 1 ou 2 travers de doigts au-dessus de l’insertion peut être le signe d’une rupture partielle de l’aponévrose qui contre-indiquerait le traitement par ODCR (Fig. 3).
    • Application ODCR au niveau de l’insertion de l’aponévrose plantaire sur le calcanéum (Fig. 4) : fréquence 9 Hz; pression 2,4 à 2,8 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle appuyée.

    PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

    Complétez le traitement en effectuant un travail de détente de tout le SACP grâce à des applicateurs spécifiques:

    - D20 D-Actor

    Activation musculaire (couplage ODCR/infrasons) du triceps sural (Fig.5)
    15 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 chocs

    - V-ACTOR

    Massage décontracturant par infrasons au niveau de l’aponévrose plantaire et du triceps sural (Fig.6)
    30 à 35 Hz ; 2,4 à 3 bars ; 2500 à 3500 chocs

    TRAITEMENTS COMPLÉMENTAIRES

    KINÉSITHÉRAPIE

    Les ODCR peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.

    Avant

    • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin).
    • Étirements manuels et/ou auto-étirements de la chaine post de cuisse, du SACP
    • Renforcement musculaire excentrique lent du triceps sural.

    Après

    •Association ODCR – couplage (ODCR + infrasons)
    • Électrothérapie (courants de capillarisation)
    • Massages décontracturants des muscles intrinsèques du pied, du SCAP.

    PRÉVENTION

    Prescription d’orthèses plantaires.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

     

    Auteur: Thierry ALLAIRE, kinésithérapeute du sport MKDE Le Havre

  8. Ligamentoplastie du LCA: Intérêt de l’Électrostimulation dans la Rééducation

    La lésion du ligament croisé antérieur (LCA) représente un des accidents sportifs les plus fréquent.

    Le ski, le football ou le rugby font partie de ces sports à risque. Mais la rupture du LCA n’arrive pas qu’aux sportifs, elle touche aussi les sédentaires dans leurs activités quotidiennes. Quel que soit le mécanisme, le diagnostic devra être clairement posé afin de déterminer le traitement à suivre. Malheureusement, dans bien des cas, le diagnostic est tardif occasionnant des lésions irréversibles. Concernant l’imagerie, la radiographie est systématique pour écarter toutes lésions osseuses. L’IRM quant à elle, n’est pas obligatoire si le bilan clinique est clair (test de Lachman positif).

    Le traitement sera différent selon l’âge et le niveau sportif du blessé. L’intervention chirurgicale (ligamentoplastie) sera réservée plutôt aux personnes jeunes et sportives.

    Intégrée dans la rééducation, l’électrostimulation musculaire (ESNM) de la cuisse opérée améliorera la trophicité et la force. Elle sera un atout déterminant dans la stabilité ultérieure du genou.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    L’articulation du genou est constituée de 3 os : l’extrémité inférieure du fémur, la partie supérieure du tibia et la patella. Cette liaison osseuse entre les condyles fémoraux et le plateau tibial est peu congruente ce qui génère une instabilité mécanique. Pour y remédier, le genou dispose d’un puissant complexe ligamentaire et de deux ménisques médial et latéral dont leur rôle est d’améliorer la stabilité en agissant comme amortisseurs et répartiteurs de pression.

    Les 4 ligaments se divisent en 2 groupes: les ligaments latéraux (LLI et LLE) et le pivot central composé par les 2 ligaments croisés antérieur et postérieur (LCP).

    • Le LCA a pour origine la partie antérieure du plateau tibial et se dirige en haut et latéralement pour se terminer sur la partie postérieure de la face axiale du condyle latéral.
    • Le LCP part de la partie postérieure du plateau tibial se dirige vers le haut et l’interne pour se terminer sur la partie antérieure de la face axiale du condyle médial.
    • Le LLE a pour origine la face latérale du condyle latéral et se termine sur la tête de la fibula.
    • Le LLI a pour origine la face médiale du condyle médial, se dirige en bas et se termine sur la métaphyse interne supérieure du tibia.

    Dans ce rappel anatomique, ne pas oublier l’appareil extenseur composé de la patella et de ces deux tendons quadricipital et patellaire. La position antérieure de la patella permet d’augmenter le bras de levier de cet appareil extenseur et de faciliter le travail du quadriceps muscle très important dans la rééducation.

    A noter que l’articulation entre la tête de la fibula et l’extrémité supérieure du tibia n’est pas considérée comme faisant partie du genou.

    Planche anatomique Genou DJO

     

    PHYSIOPATHOLOGIE

    Ce qui nous intéresse dans cet article, c’est la lésion du LCA.

    On retrouve plusieurs mécanismes lésionnels dans la traumatologie ligamentaire du LCA dont le classique mouvement forcé en valgus, flexion et rotation externe (ski). La rotation interne proche de l’extension, lors d’une mauvaise réception (volley) est à l’origine souvent de rupture isolée du LCA. L’hyperextension (shoot sans ballon) peut également entraîner la déchirure de ce ligament.

    Dans la classification, l’entorse d’un des ligaments du pivot central est grave, elle peut être isolée ou non.

    Dans ce dernier cas, on parle de :

    • Triade antéro-interne associée au LLI et lésion du ménisque médial
    • Triade antéro-externe associée au LLE et lésion du ménisque latéral
    • Pentade quand elle est associée au LCP.

    Skieur DJOLIGAMENTOPLASTIE

    Il existe deux techniques d’intervention chirurgicale, le KENNETH JONES et le DIDT.

    1. La technique de Kenneth Jones utilise le prélèvement du 1/3 médian du tendon patellaire et une pastille osseuse tibiale.
    2. Le DIDT prélève les tendons du droit interne et du semi-tendineux, chacun des tendons est replié en deux.

    L’opération est peu invasive car elle se fait sous-arthroscopie pour les deux techniques après préparation du transplant.

    L’hospitalisation se fait de plus en plus en ambulatoire avec un appui autorisé à 3 jours sous couvert d’une attelle de genou post-opératoire et de cannes anglaises. La rééducation débutera dès la sortie de clinique.

    PROTOCOLE ÉLECTROSTIMULATION

    Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est d’intégrer un programme de d’ElectroStimulation Neuro-Musculaire (ESNM) au cours des différentes phases de rééducation qui suivent l’intervention chirurgicale. Il convient de préciser que ce protocole ne peut se substituer aux techniques de kinésithérapie à visées antalgiques, articulaires et musculaires. Nous utiliserons un appareil Chattanooga® doté du programme LCA que nous expliquerons plus loin.

    Semaines 1-2 Un des objectifs en post-opératoire immédiat, c’est de récupérer les amplitudes articulaires en particulier l’extension, ce qui évitera la complication fibreuse au pied du transplant qui est souvent la cause d’une perte d’amplitude dans les semaines qui suivent l’opération.  (Syndrome du cyclope).Le patient en position semi-assise, coussin sous genou proche de l’extension pourra travailler en volontaire associé à une stimulation du quadriceps (J+5).  On utilisera le programme lésion musculaire qui présente une pente d’installation douce de la contraction ce qui évitera toute agression musculaire et tendineuse. Le but sera d’accompagner le patient dans sa récupération d’amplitude, levé de sidération si nécessaire, amélioration de la trophicité musculaire, les intensités seront modérées, on respectera la règle de la non-douleur. Cette stimulation douce et précoce familiarisera le patient avec l’ESNM.

    Le montage sera classique pour le Q, c’est-à-dire une électrode positive sur le point moteur du vaste médial, une électrode positive sur le point moteur du vaste latéral et une grande électrode sur la partie 1/3 sup du quadriceps pour y fixer les deux électrodes négatives. Ce traitement est quotidien et s’intègre dans la séance de kiné.

    Semaines 3-4 C'est le retour progressif de l’appui sans cannes et la période d’ablation de l’attelle. Le but de cette phase est d’obtenir le verrouillage complet du genou, de débuter le travail proprioceptif en chaine fermée en respectant les règles d’usage et de commencer le travail musculaire en co-contraction Quadriceps (Q) et Ischios-Jambiers (IJB). La récupération des amplitudes articulaires se poursuit.

    Nous allons pouvoir au sein de la rééducation intégrer le programme d’ESNM LCA dont sa particularité est de travailler les IJB et le Q en co-contraction. Le cycle démarre par la contraction des IJB puis 2’’ après arrive la contraction du Q. Ce décalage permet le maintien tibial et évite le tiroir antérieur. Autre sécurité, on ne peut monter les intensités du Q seul. La fréquence de stimulation étant de 40Hz, on cible plutôt la fibre lente.

    Les séances pourront être faites quotidiennement. Afin de familiariser le patient à l’électrostimulation, les 1ères séances sont faites en position assise pieds à plat au sol, le degré de flexion variable en fonction de la récupération. Ces séances pourront être effectuées en marge de séances de rééducation. Simple travail électro-induit pour commencer, apprentissage du rythme des cycles et de l’utilisation de la machine. Obtenir une augmentation progressive des intensités mais toujours garder à l’esprit qu’il ne faut pas enfreindre les règles de la "ligamentisation" du greffon.

    Le montage sera décrit plus loin.

    Semaines 5-6 A ce stade, le patient a déjà un appui total, le travail en chaîne fermée debout couplé avec l’ESNM peut commencer mais dépendant de la récupération articulaire de la flexion. Le travail symétrique en bipodal n’engendre pas assez de contrainte pour risquer la rupture du greffon. L’ancrage est solide.
    On peut clairement envisager l’exercice de mini-squat associé à l’appareil CHATTANOOGA®. Le travail surimposé (travail volontaire associé) permet un recrutement spatial plus important, une amélioration de la commande nerveuse, un gain de force supplémentaire (Colson 2000) ainsi qu’une amélioration du confort du patient.Exemple de travail: on demande au patient debout de maintenir une flexion à 30° pendant le cycle de contraction. De répéter cet exercice plusieurs fois mais en tenant compte au début de la fatigue et aussi de la douleur.  Il semble inutile de vouloir faire un programme dans sa totalité au départ, l’alternance avec la position assise est conseillée. Le but :  donner confiance au patient afin par la suite d’augmenter les intensités et de développer une charge de travail plus importante. Le programme sera fait quotidiennement.Exemple d’exercice : tenir la flexion 30° sur une contraction, 5 fois de suite puis s’asseoir laisser passer 5 contractions puis reprendre l’exercice. Le nombre des répétitions dépend de la fatigabilité du patient.

    Semaines 7 au 

    4ème
    mois

    C’est le début de la reprise d’activités douces comme le vélo sans résistance.
    A ce stade, on peut travailler en position debout sur des amplitudes plus importantes. Le travail unipodal est permis. L’objectif étant d’augmenter fortement les intensités afin de recruter un maximum de fibres musculaires. On utilise toujours le programme LCA dans le début de période.Exemple d’exercice : Passage de la position assise à debout puis retour assis pendant la phase de contraction. Ce travail combinant concentrique et excentrique améliore indéniablement les qualités motrices des muscles.
    Faire des séries de 5 assis-debout-assis puis s’asseoir laisser passer 5 contractions et reprendre. Augmenter à ce stade les séries et les répétitions au fur et à mesure. Ceci est fonction du patient (âge, sport, etc.) et de sa motivation.Le travail de proprioception durant cette période devient primordial, on peut ajouter à l’exercice précédent un appui sur plateau. Le patient essaie de tenir la position pendant les stimulations électro-induites.
    A partir de 2 mois, les séances de kiné sont de plus en plus fonctionnelles et dynamiques : déplacements latéraux, trampoline. L’électrostimulateur Chattanooga® fait partie intégrante de la rééducation, on peut abandonner le programme LCA et débuter le travail de renforcement dont les fréquences de stimulation (65 Hz) cibleront la fibre rapide (fibre de force). A ce stade le patient a besoin de reprendre de la force afin d’envisager sa reprise sportive sereinement. On travaille toujours en chaine fermée. Le montage sera sur le quadriceps seul.Exemple d’exercice: en appui unipodal, travail excentrique du Q puis debout en phase de repos. La répétition de séries sera fonction du patient, de sa fatigabilité et sa capacité physique à l’effort.Il est conseillé de poursuivre les séances d’ESNM au moins 3 fois par semaine.A partir de 4 mois :
    Le tendon retrouve sa résistance, c’est le début de la phase de réathlétisation. Le footing est permis. En fonction du sport pratiqué, on pourra commencer les programmes sport en alternance avec la reprise de l’entrainement (endurance, résistance). L’appareil Chattanooga® pourra accompagner le patient jusqu’à son retour sur le terrain (compétition).L’ESNM n’a d’intérêt que si elle est pratiquée régulièrement au moins deux fois par semaine.

     

    RÈGLES PRATIQUES

    Placement des électrodes programme LCA

    Positionner une petite électrode sur chaque point moteur des deux vastes.

    Positionner une grande électrode au niveau du 1/3 supérieur face antérieure de la cuisse.

    Faire de même pour les ischio-jambiers.

    Positionnement Electrodes 1Positionnement Electrodes 2

    Positionnement des pods Chattanooga

    ATTENTION : le branchement des canaux doit se faire obligatoirement ainsi, les canaux 1 et 2 sur les ischios et les canaux 3 et 4 sur le Q.

    POURQUOI ? Afin de respecter la fragilité du greffon et d’éviter le tiroir antérieur, les canaux 1 et 2 se contractent 2’’ avant les canaux 3 et 4. Pour le wireless, il faut allumer les pods des ischios en premier.

    Positionnement des pods Chattanooga 2

     

    Réglage des intensités

    Le but est de monter les intensités au maximum supportable afin de recruter un nombre plus important de fibres musculaires.

    Restez prudents et progressifs au départ pour familiariser le patient.

    Un phénomène d’accoutumance s’installe au fil des séances qui permettra d’augmenter plus rapidement par la suite.

     

    Position du patient

    Décrite dans le protocole précédent. Assise ou debout selon la phase.

    WL Pro - travail proprio programme LCA 1     WL Pro - travail proprio programme LCA 2

     

    PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

    INTÉGRATION DE LA TECHNOLOGIE MUSCLE INTELLIGENCE™

    Cette technologie permet de prendre en compte les spécificités de chacun des muscles et d’offrir ainsi une stimulation adaptée à leurs caractéristiques.

    Cette adaptation, faite à chaque séance, améliore nettement le confort de stimulation et ainsi l’efficacité thérapeutique des différents programmes.

    Appareils filaires Utilisation du capteur Mi-sensor
    Wireless Directement intégrée dans les modules
    Mi-Scan Cette fonction analyse les caractéristiques d’excitabilité du muscle et permet l’ajustement de la largeur d’impulsion optimisant ainsi la stimulation. Elle débute chaque programme de renforcement musculaire.
    Mi-Action C’est un mode de travail durant lequel une contraction volontaire déclenche une stimulation électrique engendrant une contraction électro-induite. Ce mode de fonctionnement requiert de bonnes qualités musculaires. Des muscles insuffisamment performants ou non relâchés peuvent contrarier le déclenchement de la contraction électro-induite.
    Cette fonction présente l’avantage d’impliquer le patient activement et volontairement dans son traitement. Mais aussi de rendre la stimulation plus confortable, d’associer la commande motrice cérébrale à la stimulation électro-induite sollicitant ainsi un nombre accru de fibres musculaires. Cette association combinée va favoriser la restauration du schéma corporel et améliorer le contrôle neuro-musculaire.
    Comment fonctionne Mi Action ? Après le montage des électrodes, le sélectionner dans les paramètres. La 1ère contraction est automatiquement électro-induite, obtenir de bonnes secousses dans la phase de repos suivant cette 1ère contraction est indispensable pour le bon déroulement de la séance. Un signal sonore continu vous avertira du moment idéal pour déclencher la contraction volontaire. Si aucune contraction volontaire n’est détectée l’appareil se met en mode pause.
    ATTENTION, cette fonction ne peut être appliquée sur le programme LCA, il faudra donc attendre la mise en place du programme de renforcement pour pouvoir l’utiliser (voir protocole).

     

    TECHNOLOGIE SANS FIL WIRELESS

    La technologie sans fil présente l’avantage d’une télécommande à distance permettant un contrôle visuel et un champ d’observation plus important du patient. Les exercices dynamiques ne sont pas perturbés par la présence de fils risquant de débrancher les fiches ou de faire tomber l’appareil.

    Elle présente d’autres atouts comme :

    Touche Trigger On : il s’agît d’un mode de travail durant lequel la contraction par électrostimulation est déclenchée par l’utilisateur et s’arrête ensuite automatiquement à la fin de son temps défini par le programme.

    Cette fonction est un atout majeur dans la rééducation active, proprioceptive, corrective. Le praticien décide du moment idéal pour lancer la contraction électro-induite. Travail de posture, travail du geste, travail d’équilibre, la synergie entre praticien et patient devient optimale. Dans la rééducation pour les suites d’une ligamentoplastie, cette fonction vous apportera une aide précieuse.

    Signal de synchronisation : cette fonction sonore permet d’avertir l’utilisateur de l’arrivée d’une contraction. Elle trouve son intérêt dans le travail de l’anticipation et rend également plus confortable la stimulation en préparant mentalement le patient.

     

    TRAITEMENTS ASSOCIES

    • Lutte contre l’œdème : protocole RICE post-opératoire immédiat
    • Mobilisations passives : gain d’amplitude
    • Techniques de kinésithérapie fonctionnelle classique et adjuvents
    • TENS en cas de douleur pendant ou après séances

    Découvrez en vidéo comment traiter une ligamentoplastie du LCA avec l'électrothérapie:

    Vidéo Electrothérapie Chattanooga - Atelier pratique sur une ligamentoplastie du LCA

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

     

    Auteur: Thierry SERENARI, Kinésithérapeute du Sport (Versailles) - Kinésithérapeute référent de la Fédération Française d’Escalade

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