photobiomodulation

  1. Photobiomodulation et thérapie LightForce : intérêts dans le traitement des sciatalgies

    Les sciatalgies sont « des douleurs relativement communes liées à la sensibilisation d’un nerf issu des racines nerveuses lombaires ou sacrées ». Traiter cette pathologie avec la thérapie LightForce permet une action locale afin de baisser l’inflammation mais aussi sur les conséquences à distance du symptôme, au niveau du trajet du nerf.

     

    Anatomie :

    L’anatomie de la région lombo-sacrée est divisée en 2 parties :

    • La région lombo-sacrée :

     

    • Le trajet du nerf sciatique :

     

    Physiopathologie : 

     La sciatalgie peut se diviser en 2 catégories :

    • La principale : la sciatique est une compression mécanique de la racine nerveuse par hernie discale, mais elle n’est pas la seule en cause dans la genèse de la douleur. En réalité, c’est plus souvent la présence ou non d’inflammation qui détermine la douleur (d’où l’utilité du laser comme nous le verrons plus loin). Ce phénomène génère paresthésie et hypoesthésie, à la différence de la sciatalgie
    • La sciatalgie : sont des compressions qui peuvent aussi générer cette sensibilité : ostéophytes, mouvements répétitifs ou compression prolongée du nerf, sur son trajet

     

    Bilan diagnostic :

    Le bilan se décompose par :

    • Interrogatoire : chronologie et contexte d’apparition, contexte professionnel et analyse des facteurs psycho-sociaux, localisation, type de douleur et intensité
    • Examen clinique du rachis : morpho statique, de souplesse et signes de la sonnette, de Néri, du trépied
    • Examen clinique des membres inférieurs : signes de Lasègue, réflexes musculo-tendineux, force musculaire et sensibilité

    Drapeaux rouges :

    Ils nécessitent une prise en charge médicale urgente :

    • Symptômes neurologiques étendus
    • Paresthésie au niveau du pubis ou périnée
    • Traumatisme important
    • ATCD de cancer
    • Douleur thoracique
    • Fièvre
    • Etc

     

    Examens complémentaires :

    Selon les recommandations de l’HAS, en l’absence de drapeau rouge, il n’y a pas d’indication d’imagerie dans le cas d’une sciatalgie aigüe (grade C). Bien sûr, il sera toujours important d’expliquer au patient cette décision.

    Cependant, si la sciatalgie persiste au-delà de 3 mois, une IRM est recommandée (à défaut un scanner en cas de contre-indication à l’IRM).

    Concernant les radios isolées, elles n’auront que pour objectif la recherche d’une instabilité ou d’un trouble statique rachidien.

     

    Traitement par photobiomodulation :

    La photobiomodulation dans ce type de pathologie poursuit 3 objectifs :

    • Baisse de l’inflammation au niveau vertébral, par action sur toute la cascade inflammatoire, et donc baisse de l’œdème et de la douleur,
    • Augmentation de l’oxygénation au niveau de la compression, par libération d’oxygène,
    • Augmentation de la microcirculation,
    • Flash antalgique, au niveau local mais aussi le long du trajet nerveux.

     

    Action de la photobiomodulation sur la douleur de sciatalgie :

    Immédiate :

    -          Diminution du taux de conduction des nerfs afférents

    Intermédiaire (20-45 minutes après le traitement) :

    -          Inhibition de la douleur nociceptive : 30 % de blocage neural à 10-20 min

    -          Réduction des niveaux de bradykinine, augmentation des bêta-endorphines

    -          Augmentation de la perfusion tissulaire (libération de NO)

    Soulagement durable :

    -          Diminution des marqueurs pro-inflammatoires

    -          Normalisation des canaux ioniques

    -          Réparation des tissus augmentation de l'activité fibroblastique/production de collagène

     

    Installation du patient :

    Le patient hyperalgique sera traité assis sur la table, praticien placé face au rachis.

    Dans les autres cas, votre patient sera en décubitus ventral avec un coussin sous le bassin ou en utilisant une table 3 sections permettant de mettre le patient en légère flexion lombaire.

     

    Phases de traitement :

    Traitement local au niveau lombaire ou sacré :

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 4000 J
    • Technique : effectuer un quadrillage sur toute la zone lombaire ou sacré (en fonction du bilan) en insistant sur le côté lésé
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large

    Attention :

    • Être vigilant par rapport à la sensation du patient : « chaleur douce »
    Chattanooga LightForce : Large cône_Sacro-Iliaque
    Chattanooga LightForce : Large cône_Lombaire Bas Assis

    Traitement du trajet nerveux :

    Durant cette phase, il convient d’apporter une attention particulière sur les zones de paresthésies ou hypoesthésies, rester donc sur le même rythme de balayage que sur les zones sensibles.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 5000 à 6000 J.
    • Technique : appliquer un mouvement proximo-distal assez rapide afin de couvrir tout le trajet du nerf
    • Tête de traitement : nous utiliserons une tête sans contact -si possible extra-large
    Chattanooga LightForce_Cone XL_Soléaire
    Chattanooga LightForce : Cone XL_Ischio-Jambier-Proximal

    Traitement de la zone fessière :

    Dans ce type de pathologie, le bilan montre régulièrement des contractures de la zone fessière, voir TFL ou des muscles de la jambe. Pour traiter les muscles en cause, on utilise une tête de contact en effectuant des mouvements circulaires ou longitudinaux en fonction de l’étendu du tissu à traiter.

    Chattanooga LightForce : Grande boule de massage fessier

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Perte de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

     

    Association thérapie manuelle :

    Associer thérapie LightForce et thérapie manuelle, grâce aux têtes de contact apporte un avantage non-négligeable sur la réussite de votre traitement.

    Vous pouvez l’utiliser de 2 manières :

    • Soit pour mobiliser le rachis lors du passage du laser,
    • Soit pour faciliter un étirement sur une région contracturée

     

    Traitement des Trigger Point :

    Votre bilan vous amènera peut-être à définir des points Trigger en cause, comme le grand-fessier…

    Pour les traiter, utilisez une petite tête de contact en effectuant des mouvements circulaires et un appui prononcé. Une densité d’environ 3000 J sera appliquée.

     

    Les séances :

    3 séances par semaine au début de la prise en charge sont nécessaires puis passer rapidement à 2. Les séances de photobiomodulation s’effectuent seules en période hyperalgique, puis avant la séance, et quand la douleur devient gérable et que le travail kiné est plus actif, elle s’effectue après la séance de kiné.

     

    La kinésithérapie associée :

    La Rééducation :

    Le principe de base, qui fait consensus, incite le patient à ne pas rester inactif. Pour la rééducation, nous pouvons la découper en 4 phases :

    • Antalgique : ou l’on associe le TENS,
    • Apprentissage du travail lombo-pelvien,
    • Le travail musculaire : renforcement, étirement, lever de tension…
    • Les conseils d’hygiène de vie puis d’activité sportive

    Toutes ces techniques s’envisagent souvent au sein d’une « école du dos » afin de dynamiser le patient pour une meilleure prise en charge personnelle.

     

    Les traitements complémentaires :

    Le port de ceinture de maintien est un excellent complément au niveau antalgique et en fonction du type de ceinture pour la reprise d’activité.

    La table de traction qui peut être un complément pour soulager le patient.

    En dernier recours la chirurgie est une option qui ne s’envisage que sur des déficits moteurs importants ou un syndrome de la queue de cheval.

     Les autres traitements :

     Ils doivent être mis en place graduellement selon les recommandations médicales :

    • Médicamenteux : antalgiques – AINS – Myorelaxants
    • Infiltrations de corticoïdes
    • La chirurgie qui n’interviendra qu’en dernier recours sur des formes graves

     

    Conclusion : 

    Traiter une sciatalgie en photobiomodulation permet de soulager rapidement le patient. Thérapie non-invasive, son utilisation se conçoit tout au long du traitement.

    A retenir :

    • Flash antalgique,
    • Diminution de l’inflammation,
    • Reprise plus rapide des activités de la vie quotidienne

     

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    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO, consultant Chattanooga - DJO – MKDE

    Sources / Illustrations :  DJO France

     

    Bibliographie : 

    • CNOMK : https://www.ordremk.fr
    • « Actualité sur la physiopathologie de la hernie discale » - J.L. Leroux – La lettre de rhumathologie – 1998
    • Anatomie des Trigger Points – Simeon Niel-Asher – Eveil Santé
    • Tri-length laser therapy associated to tecar therapy in the treatment of low-back pain in adults: a preliminary report of a prospective case series - Lasers Med Sci. 2015 - Osti R, Pari C, Salvatori G, Massari L.
    • Comparison of high-intensity laser therapy and ultrasound treatment in the patients with lumbar discopathy - Biomed Res Int. 2015 - Boyraz I, Yildiz A, Koc B, Sarman H
    • Long-term effect of high-intensity laser therapy in the treatment of patients with chronic low back pain: a randomized blinded placebo-controlled trial - Lasers Med Sci. 2014 - Lasers Med Sci. 2014 May;29(3):1065-73.
    • Short-term effects of high-intensity laser therapy versus ultrasound therapy in the treatment of low back pain: a randomized controlled trial - Eur J Phys Rehabil Med. 2011 - Fiore P and All
    • Class IV laser therapy; Effective for back and neck/shoulder pain - ACBSP Poster abstract. 2010 - L.D. Morries, DC, CCSP
    • A Randomized Comparative Study between High-Intensity and Low-Level Laser Therapy in the Treatment of Chronic Nonspecific Low Back Pain - Evid Based Complement Alternat Med. 2020 - Abdelbasset WK and All.
    • High-frequency near-infrared diode laser irradiation suppresses IL-1β-induced inflammatory cytokine expression and NF-κB signaling pathways in human primary chondrocytes - Lasers Med Sci. 2021 - Sakata S and Al.

     

  2. Photobiomodulation et Thérapie LightForce: intérêts dans le traitement des entorses du genou

    L’entorse du genou est un traumatisme fréquent. Il survient principalement chez les jeunes lors de la pratique sportive (85% des cas).

    Sa gravité va de l’entorse bénigne, sans signe de laxité, à l’entorse grave avec rupture ligamentaire. Grâce à la thérapie laser – photobiomodulation, vous pourrez traiter toutes les phases, même après reconstruction ligamentaire.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE ET PHYSIOPATHOLOGIE

    Anatomie fonctionnelle

    L’anatomie du genou est assez simple, elle se compose de 2 articulations fémoro-tibiale et fémoro-patellaire. Les moyens d’union, qui permettent une stabilité, se divisent en 2 catégories :

    • Actifs : tendon quadriceps, muscles patte d’oie, triceps sural, biceps fémoral, semi-membraneux et la capsule,
    • Passifs : principalement les ligaments croisés antérieur – postérieur et collatéraux (Billuart et al, 2005).

     

     

    Physiopathologie

    Même si les mécanismes lésionnels sont souvent induits par le matériel (ski) ou terrain (foot, course), les contraintes aboutissants à l’entorse s’exercent soit directement sur le genou (mécanisme direct), soit elles sont transmises par des articulations voisines (mécanisme indirect).

    Généralement lors de l’impact sur le genou, le pied est « fixé » au sol.

    Mécanismes :

    • Translation tibiale antérieure par hyper-extension et/ou contraction brutale du quadriceps
    • Valgus – Rotation externe
    • Varus – Rotation interne.

    Prédispositions :

    Schéma Bahr and Krosshaug Schéma Bahr and Krosshaug

     

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Le bilan se décompose par :

    • Interrogatoire:
      • Circonstances de l’accident (craquement ?)
      • Localisation de la douleur (genou entier, faces latérale – médiale)
      • Impression de dérobement (signe de lésion d’un croisé)
    • Palpatoire: troubles vasomoteurs (type et volume de l’œdème - hémarthrose)
    • Mobilité :
      • Flexion (douleur)
      • Extension (flexum)
      • Rotation
    • Tests ligamentaires:
      • Trillat-Lachmann (LCAE)
      • Tiroir postérieur (LCPI) ou antérieur (LCAE)
      • Laxité frontale
      • Recurvatum-test de Hughton ou examen de la laxité en varus (atteinte postéro-externe)

    Attention, l’examen clinique sur les ruptures est parfois incertain ou difficile sur les lésions fraiches.

     

    Interrogatoire 

    La classification de l'entorse se fait en fonction de l’état des ligaments :

    • Bénigne : atteinte de quelques fibres
    • Moyenne gravité : rupture du LLI ou LLE
    • Grave : rupture LCAE ou LCEI

     

    Examens complémentaires 

    Les examens complémentaires permettent de :

    • Dépister des éventuelles fractures ou arrachement osseux par radios simples
    • Confirmer la ou les lésions ligamentaires, complétant le bilan lésionnel par IRM

     

    TRAITEMENT PAR PHOTOMODULATION

    Traiter un genou en photobiomodulation et avec le LightForce dépend surtout de « l’état » du genou, ainsi que de l’objectif à atteindre.

    Généralement le découpage se fait de la façon suivante :

    • Baisse de l’œdème, de la douleur par augmentation de la micro-circulation entrainant à la fois la baisse de douleur et une résorption plus rapide de l’œdème,
    • Cicatrisation et régénération des tissus lésés par augmentation de la production d’ATP, facilitant la régénération tissulaire nécessaire tout au long des phases de prolifération,
    • Potentialisation et accélération de la rééducation par libération d’oxygène, augmentant le métabolisme cellulaire et facilitant le travail musculaire.

     

    Les principaux avantages de lier Rééducation et Photobiomodulation

    • Une utilisation lors de toutes les phases de la rééducation
    • Un traitement non douloureux
    • Une facilité d’utilisation
    • Une rapidité de traitement (9 mn en moyenne)
    • Un travail mixte photobiomodulation et thérapie manuelle

     

    Installation du patient

    Le patient est dans un premier temps en décubitus dorsal (DD) avec un coussin au niveau du creux poplité afin de soulager le genou. Cette position va évoluer pour passer en décubitus ventral (DV) et ainsi avoir accès au creux poplité et la partie postérieure de la jambe.

    Enfin dans les dernières phases de rééducation, pour un travail associé à la thérapie manuelle, vous pourrez positionner votre patient en DD hanche en flexion (étirement du plan postérieur) avec genou en extension ou en DV avec une flexion du genou (étirement du plan antérieur).

     

    Phases de traitement

    1) Traitement de l’œdème, de la douleur et cicatrisation 

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 2900 à 3200 J en passant d’aigüe à sub-aigüe
    • Technique : effectuer un balayage sur toute la zone œdématiée en insistant sur les ligaments lésés, les culs de sac et le creux poplité
    LightForce_Large cône sans contact_Genou-Latéral

     

    Pour une lésion des ligaments croisés, vous pouvez plier le genou vers 90° afin d’orienter votre faisceau parallèlement à la ligne articulaire

    LightForce_Large cône sans contact_Genou Sous-Patellaire Fléchi

     

    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large
    LightForce_Large cône sans contact_Lombaire Bas Assis

     

    Compléments :

    • En phase hyper-algique donc sur une entorse fraiche, vous pouvez traiter la racine nerveuse (L2345S1) avec une tête sans contact – large et 4000 à 5000 Joules d’énergie. Votre patient sera alors assis sur la table.

     

    2) Traitement des zones musculaires

    Cette phase est importante permet de libérer les tissus afin de facilité la rééducation. Bien travailler les tissus grâce aux têtes de contact permettra un meilleur travail articulaire et donc un gain de mobilité. La libération d’oxygène et l’augmentation de la micro-circulation donnera plus de souplesse et donc d’élasticité.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 5000 à 6000 J en fonction du groupe musculaire et de la zone plus ou moins profonde à atteindre.
    • Technique : le travail s’effectue soit sur les différents faisceaux du quadriceps soit au niveau des muscles ischios ou triceps sural. Appliquer la tête longitudinalement en suivant les différents faisceaux musculaires, en insistant sur les zones de tension.
    • Tête de traitement : nous utiliserons une tête dite « de contact ». Cette tête munie d’une boule en silice permet de travailler, tout en ayant un feed-back. Si vous voulez privilégier des zones précises utiliser la tête de contact « ronde », cependant pour des manœuvres plus globales, la tête « Rolling Pin » est conseillée.
    LightForce_Grande boule massage Quadriceps

     

    LightForce_Tête cylindrique XL_Ischio-Jambier Moyen

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Perte de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

     

    Traitement des Points Trigger

    Vous pouvez traiter les Points Trigger sur des groupes musculaires suivants : quadriceps, ischios poplité ou triceps sural.

    En général, les plus douloureux seront ceux du quadriceps ou des ischios.

    Pour cela, utilisez une petite tête de contact en effectuant des mouvements circulaires et en modulant l’appui. Une densité d’environ 3000 Joules sera appliquée.

     

     

     

    Association thérapie manuelle 

    Cette association photobiomodulation et thérapie manuelle est le plus de la thérapie LightForce®.

    Vous pouvez l’utiliser de 2 manières :

    • Soit au niveau articulaire pour créer ce flash antalgique et donc favoriser la mobilisation du genou
    • Soit sur les différentes structures qui freinent la mobilité, comme les muscles, grâce aux têtes de contact. L’oxygénation tissulaire, le modelage des tissus ainsi que les étirements combinés favoriseront la décontraction et donc la mobilisation. Différentes positions peuvent être adoptées
    LightForce_Tête cylindrique XL_Quadriceps

     

    LightForce_Tête cylindrique XL_Ischio Jambier Moyen

    Reprise de sport

    Cette phase est primordiale pour cette pathologie qui touche principalement de jeunes sportifs. Il est donc important de continuer le traitement laser afin de préparer les muscles à l’effort et traiter les douleurs résiduelles qui peuvent modifier le placement lors des activités sportives.

    Chaque zone bilantée permettra de choisir entre une tête sans contact (point ligamentaire ou articulaire) ou une tête avec contact (zone musculaire).

     

    Les séances

    Vous pouvez commencer par des séances quotidiennes la première semaine post-blessure ou chirurgie. Ensuite vous effectuerez les séances de Lightforce avant, pendant ou après votre séance de rééducation en fonction des effets recherchés : baisse de douleur, aide à la mobilisation, baisse de l’inflammation.

     

     

    Kinésithérapie associée 

    La Rééducation

    La rééducation se fera suivant des protocoles bien précis en accord avec le médecin ou le chirurgien. Elle passera néanmoins toujours par une phase de baisse de l’œdème et de l’inflammation avec une reprise de flexion assez rapide. Puis elle se poursuivra par un travail de renforcement, proprioception et réathlétisation avant reprise du sport. Toute pratique sportive doit être précédée d’une phase d’échauffement permettant d’augmenter les propriétés viscoélastiques du ligament et donc ses propriétés mécaniques (Su et al. 2008).

    N’oublions pas d’associer aussi de l’électrothérapie très efficace et intéressante pour cibler le renforcement musculaire d’un muscle en particulier ou de fibres musculaires spécifiques.

     

    Les Attelles

    Elles sont multiples car adaptées à chaque phase de l’entorse :

     

    CONCLUSION

    Traiter une entorse de genou (bénigne ou grave, voir opérée) en photobiomodulation demande une parfaite adéquation entre la pratique du laser, la phase de rééducation et l’objectif recherché. Bien conduite, cette combinaison permet d’accélérer le processus de guérison et donc la rééducation.

     

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    Dispositifs médicaux de classe IIa, lire attentivement les notices avant utilisation.

     

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    Auteur: Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser.

     

    Sources / Illustrations :  DJO France

    Bibliographie: 

    • Anatomie des Trigger Points – Simeon Niel-Asher – Eveil Santé
    • Comparison of Photobiomodulation and Anti-Inflammatory Drugs on Tissue Repair on Collagenase-Induced - Photomed Laser Surg - Ingvill Fjell Naterstad and Al – 2018
    • Photobiomodulation as an Adjunctive Treatment to Physiotherapy for Reduction of Anterior Knee Pain in Combat Soldiers – Laser Surgery Med – Lilach G. and Al. - 2021
    • Dose-Response Effect of Photobiomodulation Therapy on Muscle Performance and Fatigue During a Multiple-Set Knee Extension Exercise – Laser Surgery - Mateus Rossato and Al. – 2020
    • High-frequency near-infrared diode laser irradiation suppresses IL-1β-induced inflammatory cytokine expression and NF-κB signaling pathways in human primary chondrocytes – Lasers Mede Sci – Sakata S and Al. - 2021

     

  3. Photobiomodulation et Thérapie LightForce: intérêts dans le traitement des entorses latérales de cheville

    Traiter une entorse de la cheville en photobiomodulation permet de comprendre toute l’étendu thérapeutique et les nombreux avantages d’appliquer cette technique. Utiliser le LightForce® dès le début du traitement se concrétisera par une baisse rapide de la douleur, de l’œdème et dans un deuxième temps une accélération de la cicatrisation des différents tissus.

    Avec plus de 6000 consultations par jour en France, l’entorse latérale (90% des entorses de la cheville), est la lésion la plus fréquente en traumatologie du sport, avec un fort taux de récidive (73% en basket).

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE 

    Anatomie de la cheville DJO

    Au niveau articulaire, l’articulation de la cheville est encastrée (trochléenne), assurant la stabilité du pied par rapport à la jambe et unissant tibia-fibula au talus.

    Au niveau ligamentaire, nous retiendrons les 3 principaux ligaments collatéraux que sont le talo-fibulaire antérieur, le calcanéo-fibulaire et le talo-fibulaire postérieur.

    Concernant le système musculaire :

    • Le long fibulaire (de la tête de la fibula et 2/3 proximaux de sa face latérale jusqu’à la face plantaire du cunéiforme et la base du 1er métatarsien)
    • Le court fibulaire (moitié distale de la face latérale de la fibula et sur les septums inter-musculaires jusqu’à la tubérosité du 5iem métatarsien)
    • Le troisième fibulaire (du bord antérieur de la fibula distale à la base du 5iem métatarsien)

    Autre moyen d’union, la capsule articulaire tapissée à sa face profonde par la synoviale.

    Cette configuration anatomo-physiologique va nous obliger à prendre en considération les douleurs annexes que sont : les douleurs articulaires au niveau Chopart (médio-tarsienne) et Lisfranc (tarso-métatarsienne), du naviculaire et de la tête du 5ème métatarsien, musculaire des fibulaire et des arches longitudinales et transversales.

     

    PHYSIOPATHOLOGIE

    Le mécanisme lésionnel de la cheville comporte en général 2 phases :

    • Une première qui amène l’articulation talo-crurale en inversion
    • Une deuxième qui produit une compression de bas en haut

    Cette conjonction de ces 2 facteurs entraîne l’entorse latérale de la cheville qui lèse plusieurs ligaments en fonction de la gravité et suivant une hiérarchie :

    • Ligament talo-fibulaire antérieur en premier
    • Ligament calcanéo-fibulaire ensuite
    • Ligament talo-fibulaire postérieur en dernier

    Lors de ce mécanisme lésionnel, dans 20 à 25 % des cas, l’articulation transverse du tarse est touchée.

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Examen clinique

    La clinique repose essentiellement sur l’anamnèse et la sémiologie. L’examen clinique en urgence n’étant pas toujours en concordance avec la réalité ligamentaire, il est important de réitérer ce type d’examen à 3, voire 5 jours post-traumatiques.

     

    Classification 

    La classification habituelle en 4 stades, de Lécluse :

    Diagnostics différentiels

    De manière non exhaustive, quelques pathologies seront à écarter :

    • Les lésions isolées de la syndesmose tibio-fibulaire qui risquent d’être confondues avec une lésion du ligament collatéral latéral
    • Des fractures du 5ème métatarsien ou de la malléole latérale
    • L’entorse des articulations de Chopart, Lisfranc
    • Les luxations de tendons fibulaires, assez rares

     

    Examens complémentaires

    L’imagerie demeure un élément important afin de préciser le diagnostic et suivre l’évolution de la pathologie :

    • La radiographie peut être prescrite afin d’éliminer toute fracture (15% des cas)
    • L’échographie qui devrait être un examen fondamental pour cette pathologie. Malheureusement elle est souvent sous utilisée car demandant un matériel performant, et donc très onéreux
    • L’IRM pour l’étude fine des ligaments
    • Le scanner pour les suspicions de petites fractures

    Toutes ces indications seront le résultat d’un suivi de la classification de de Lécluse et d’une décision médicale.

     

    TRAITEMENT PAR PHOTOBIOMODULATION

    Les principales composantes

    Sur ce type de pathologie, nous avons des actions spécifiques :

    • Œdème et douleur : augmentation de la micro-circulation entrainant à la fois la baisse de douleur et une résorption plus rapide de l’œdème
    • Cicatrisation : augmentation de la production d’ATP, facilitant la régénération tissulaire nécessaire tout au long des phases de prolifération
    • Oxygénation des tissus : grâce à l’oxyhémoglobine qui libère l’oxygène pour le métabolisme cellulaire

    Associé à ces effets, la thérapie LightForce® permet :

    • Une utilisation lors de toutes les phases de traitement
    • Un traitement non douloureux
    • Une facilité d’utilisation
    • Une rapidité de traitement (9 mn en moyenne)
    • Un travail mixte photobiomodulation et thérapie manuelle.

     

    Installation du patient

    Le patient est en décubitus dorsal avec un coussin sous le genou. Pour une application sur la racine nerveuse, le patient passera en position assise.

     

    Phases de traitement

    Pour ce type de pathologie traumatique, nous pouvons découper le traitement de Photobiomodulation en 3 phases :

    • Phase 1 : baisse œdème et de la douleur
    • Phase 2 – 3 : phase de prolifération précoce puis tardive
    • Phase 4 : reprise de l’activité sportive - modelage et maturation des tissus

     

    Traitement phase 1

    Les réglages à effectuer sont les suivant :

    • Énergie à appliquer : environs 2500 J, à moduler en fonction de la taille de l’œdème.
    • Technique : effectuer un balayage sur toute la zone œdématiée en insistant sur la partie péri-malléolaire,remonter sur les fibulaires ou au niveau de l’avant pied en fonction des points douloureux détectés.
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large.

    Compléments :

    • Pour faire baisser l'hyper-algie, traiter la racine nerveuse (L4/L5) avec une tête sans contact – large et 5000 à 6000 Joules d’énergie. 

     

    Traitement phases 2-3 

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • Énergie à appliquer : environs 2500 J
    • Technique : le travail s’effectue surtout de long de fibulaires. Appliquer la tête de haut en bas en insistant sur les zones sous tension.
    • Tête de traitement : nous utiliserons une tête dite « de contact ». Cette tête munie d’une boule en silice permet de travailler sur les fibulaires, tout en ayant un feed-back et une différenciation des différents faisceaux musculaires.

    Avantages de la tête de traitement « contact » :

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Pete de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back
    • Il est bien sur important de continuer le traitement sur les ligaments lésés en gardant les mêmes modalités que lors de la phase 1. Vous pouvez augmenter le nombre de joules délivrés.
    • Traiter la face médiale de l’avant-pied, avec une tête de contact, souvent le siège de contractures.

     

    Traitement phase 3

    Cette phase est primordiale pour cette pathologie dite « sportive ». Il est donc important de continuer le traitement laser afin de préparer les muscles à l’effort et traiter les douleurs résiduelles qui peuvent modifier le placement lors des activités sportives.

    Chaque zone bilantée permettra de choisir entre une tête sans contact (point ligamentaire ou articulaire) ou une tête avec contact (zone musculaire).

     

    Traitement des Points Trigger

    Plusieurs points Trigger sont à diagnostiquer et traiter si besoin : long, court et troisième fibulaire.

     

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn et 5 W sur chaque point Trigger identifié.
    • Tête de traitement : une petite tête de contact de manière circulaire vous aidera à mieux sentir le relâchement.

     

    Les séances 

    Au début, vous pouvez effectuer une séance quotidienne, passer à 4 séances par semaine puis 3, en suivant le rythme de vos séances de rééducation.

     

    KINESITHERAPIE ASSOCIEE

    La Rééducation

    La rééducation se déroule classiquement en 4 phases ayant chacune des caractéristiques en fonction de la cicatrisation ligamentaire. Cette différentiation va nous permettre de moduler les paramètres du laser afin de mieux cibler son action.

    J0 à J3

    Phase 1

    Protocole RICE (ou GREC)

    Drainage - Contention

    Electrothérapie TENS

    Cryothérapie

    J4 à J10

    Phase 2

    Mobilisation articulaire douce

    Proprioception en décharge

    J11 à J21

    Phase 3 

    Travail proprioceptif progressif

    Début d’électrostimulation musculaire

    Renforcement des fibulaires (statique-concentrique-excentrique)

    J22 à J56 

    Phase 4

    Reprise d’activité

    Proprioception spécifique

     

    Toutes ces phases sont, bien sûr, à moduler en fonction des indicateurs de surveillance, de douleur, de récidives, etc. Chacun appliquera ses propres techniques en fonction de sa sensibilité et du patient sportif ou non.

     

    Les Attelles (ou orthèses) 

    Une large gamme d’attelles (ou orthèses) est à votre disposition. Chaque phase doit correspondre à un type d’orthèse avec 2 objectifs : efficacité et confort.

    Il existe en effet des attelles post-traumatiques et des attelles de reprise d'activité, comme vous pourrez trouver dans la gamme Cheville de DJO France.

     

    CONCLUSION

    Face à cette pathologie omniprésente dans les cabinets, les objectifs de la photobiomodulation sont :

    • Baisse de l’œdème et la douleur
    • Réparation des tissus durant les 3 phases d’inflammation, prolifération et remodelage

    Le tout permettant une reprise sportive plus rapide et dans de bonnes conditions.
    Pour plus d’informations sur ces appareils, cliquez ICI.

    Dispositifs médicaux de classe IIb, lire attentivement les notices avant utilisation.

     

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    Auteur: Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser.

     

    Sources / Illustrations :  DJO France

    Bibliographie: 

    • Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation - Rehabil. fyz. Lék. - Prouza O, Jeníček J, Procházka M.
    • The Beneficial Effects of High-Intensity Laser Therapy and Co-Interventions on Musculoskeletal Pain Management: A Systematic Review - J Lasers Med Sci. - Ezzati K, Laakso EL, Salari A, Hasannejad A, Fekrazad R, Aris A.
    • Comparison of Photobiomodulation and Anti-Inflammatory Drugs on Tissue Repair on Collagenase-Induced Achilles Tendon Inflammation in Rats - Photomed Laser Surg -
      Ingvill Fjell Naterstad, and All
    • The Beneficial Effects of High-Intensity Laser Therapy and Co-Interventions on Musculoskeletal Pain Management: A Systematic Review - J Lasers Med Sci. - Ezzati K, Laakso EL, Salari A, Hasannejad A, Fekrazad R, Aris A.
  4. Comment traiter une épicondylite du coude avec la thérapie LightForce?

     

    Traiter une épicondylite du coude a toujours était source de difficulté. Souvent isolé par un traitement en fonction du stade d’évolution, il paraît maintenant évident de mixer plusieurs techniques ou adjuvants en fonction du bilan précis du thérapeute.

    Cet article explique l’utilisation du laser haute puissance (photobiomodulation) sur les différents stades de la pathologie et son utilité au côté d’un traitement classique.

     

    ANATOMIE FONCTIONNELLE

    Pour décrire rapidement l’anatomie de la partie latérale du coude, il convient surtout de connaître les différents muscles qui s’y attachent et leurs fonctions.

    Sont concernés dans cette pathologie les extenseurs du poignet que nous schématisons dans le tableau suivant :

    Nom Insertion Proximale Insertion distale Fonction Innervation
    Long Extenseur radial du carpe Epicondyle latéral de l’humérus et Septum intermusculaire latéral Face dorsale de la base 2ème méta Extenseur et abducteur de la main Radial
    Court Extenseur radial du carpe Epicondyle latéral de l’humérus, face antérieure Face dorsale de la base 3ème méta Extenseur et abducteur de la main Radial
    Extenseur Ulnaire du Carpe Epicondyle latéral et bord postérieur Ulna

     

    Face dorsale de la base 5ème méta Extenseur et adducteur de la main Radial branche profonde
    Brachoradial ¼ inf. du bord latéral de l’humérus Face latérale de l’apophyse de la styloïde radiale Fléchisseur avant-bras et bras. Ramène le bras en position de fonction Radial


     

    PHYSIOPATHOLOGIE 

    L’épicondylite latérale se manifeste surtout dans un contexte professionnel (TMS) ou sportif (tennis elbow) suite à des mouvements répétitifs. Cette pathologie dont le diagnostic est principalement clinique, touche en général les patients entre 35 et 55 ans.

    Les connaissances actuelles penchent surtout en faveur d’une atteinte dégénérative (micro-lésions) et moins sur l’aspect inflammatoire. Les dernières études considèrent que les douleurs sont dues à l’hypoxie, sur zone, qui stimule l’angiogenèse et la croissance des fibres nerveuses dans les tendons.

     

     

    BILAN DIAGNOSTIC

    Examen clinique 

    A l’examen, l’épicondyle latéral est douloureux lors des activités de la vie quotidienne, à la palpation, et le patient se plaint d’une diminution de la force musculaire de préhension. Dans ce type de pathologie, de façon récurrente nous avons des atteintes distales, comme des contractures, sur les muscles attachés à la face latérale du coude. Il est donc important de les traiter afin de libérer les tendons de cette tension permanente.

    Les mouvements de flexion passive et d’extension active contre résistance du poignet en pronation avec une position du coude en extension, déclenchent aussi une douleur. Cette pathologie se retrouve souvent chez les sportifs qui pratiquent des jeux de raquette.

    Le test de Maudsley peut être un bon indicateur : extension du majeur contre résistance, coude en extension pour recruter le Court Extenseur Radial du Carpe.

     

     

    Examens complémentaires

    Après avoir éliminé grâce à un diagnostic différentiel certaines pathologies (radiculopathies cervicales, syndrome du tunnel radial, tumeur, etc.), chaque examen complémentaire pourra être utile :

    • La radiographie pour mettre en évidence des calcifications intra-tendineuses
    • L’échographie pour éliminer une pathologie inflammatoire articulaire
    • L’EMG pour vérifier qu’il n’y a pas de compression du nerf radial
    • L’IRM si l’on soupçonne des ruptures tendineuses ou lésions ligamentaires

     

    TRAITEMENT PAR LA THERAPIE LIGHTFORCE

    Principales composantes

    Si l’on se réfère à la physiopathologie, chaque composante trouve son action ciblée grâce au laser :

    • L’oxygénation (pour l’hypoxie) : absorption des photons, l’oxyhémoglobine libère de l’oxygène
    • La biostimulation : augmentation de la production d’ATP, grâce aux Cytochromes C,qui se trouvent dans la membrane des mitochondries, et qui lient les molécules d’O2 pour former des molécules de Cytochromes C oxydase augmentant la production d’ATP, longueurs d’onde autour de 810 nm. Cela favorise la cicatrisation pour les micro-lésions
    • La stimulation de l’angiogenèse, longueur d’onde autour de 980 nm

     

    Phases de traitement

    On les découpe en 3, voire 4 phases. Généralement au niveau de la zone primaire de la lésion, à distance, au niveau de la racine nerveuse et enfin si besoin sur les points gâchettes ou dermatomes.

    Conditions de sécurité : il est indispensable que les personnes présentes dans la salle portent des lunettes et préférable de fermer la porte de votre salle de soins.

     

    Installation du patient

    Deux positions peuvent être utilisées pour ce type de pathologie :

    Soit :

    • Patient face à vous sur une chaise
    • En appui sur les coudes légèrement écartés
    • Paumes de mains sur la table
    • La table de traitement entre le patient et vous

    Soit :

    • Patient en décubitus dorsal
    • Bras le long du corps
    • Paume de la main au zénith

    La première position permet d’avoir accès au coude, aux muscles extenseurs mais aussi à la colonne cervicale.

     

    Traitement au niveau de la face latérale du coude 

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn 40 et 7 W en aigüe à 3 mn 40 et 9 W en chronique
    • Technique : effectuer des déplacements circulaires au niveau des insertions musculaires de la face latérale du coude. Sans omettre de passer à la face antérieure du pli du coude tout en pointant votre faisceau postérieurement et latéralement. Cela afin de traiter la globalité des insertions tendineuses
    • Tête de traitement : nous utiliserons pour cette phase une tête sans contact – large afin de balayer une zone de 100 cm2 environs. Si la douleur est très localisée, une petite tête sans contact suffira
    Traitement au niveau de la face latérale du coude avec la tête sans contact LightForce

     

    Traitement des muscles extenseurs

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 2 mn 30 et 8 W en aigüe à 5 mn et 10 W en chronique
    • Technique: le travail s’effectue surtout de long de l’avant-bras (200 cm2) en allant chercher en profondeur les différents faisceaux musculaires. Cette phase permet de sentir les tissus sous-jacents et traiter plus précisément les zones les plus contractées ou engorgées
    • Tête de traitement: nous utiliserons une tête dite « de contact ». Cette tête munie d’une boule en silice permet à la fois de délivrer le faisceau laser de façon optimale mais aussi de travailler les différents muscles en profondeur
    Traitement de l'avant-bras avec cône XL LightForce

     

    Avantages de la tête de traitement « contact » 

    Définition Avantages
    Compression Permet de se rapprocher du tissus cible Augmentation de la puissance en profondeur
    Collimation Faisceau lumière parallèle Moins de perte de photons
    Réfraction Minimise la perte de lumière Augmentation énergie délivrée aux tissus
    Réflexion Perte de lumière Baisse de cet indice
    Tissus Travail manuel Feed-back

     

     

    Traitement des Points Trigger

    Traiter les points gâchette peut s’avérer nécessaire sur ces pathologies chroniques. Cela dépendra de votre bilan. Cette action complète celle sur les muscles et donc libère la zone sous tension. Le Trigger Point indispensable à traiter sera le Court Extenseur Radial du Carpe, muscle majeur dans cette pathologie.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn et 5 W sur chaque point Trigger identifié
    • Tête de traitement : une petite tête de contact de manière circulaire vous aidera à mieux sentir le relâchement

     

    Racine nerveuse 

    Effectuer une session sur les racines nerveuses du nerf radial donc entre C5 et C8, principalement, sous la forme d’un balayage, pour un patient hyperalgique.

    Les réglages à effectuer sont les suivants :

    • De 1 mn 30 et 15 W en aigüe à 2 mn et 15 W en chronique
    • Tête de traitement: privilégier la petite tête sans contact

     

    Traitement de la racine nerveuse avec la tête plate LightForce

     

    Traitement de la racine nerveuse avec le large cône LightForce

     

    Les séances 

    Deux séances par semaine est une bonne programmation, faire un point à 6 séances.

    Chaque séance doit aussi être un moment de discussion avec le patient afin de réajuster les paramètres en fonction du ressenti et de l’évolution des douleurs.

    La kinésithérapie associée

    Il faut distinguer 2 cas :

    • En phase hyperalgique : le traitement laser se fera seul
    • Tout au long du traitement : vous pourrez associer des normalisations articulaires holistiques, des étirements, un travail excentrique, massages

     

    TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

    Ils sont multiples en fonction de l’évolution de la pathologie :

    • Les bandes de taping afin de favoriser le drainage en phase très algique
    • Les PRP (Plasma Riche en Plaquettes) sont des alternatives de plus en plus employées. Attention, il est important de bien se mettre en relation avec le médecin afin d’adapter son traitement laser à l’injection
    • Enfin en dernier recours qui peut aller jusqu’à la chirurgie, mais de plus en plus rare. Elle consiste soit en une désinsertion musculaire des épicondyliens (qui restent attachés aux muscles voisin), soit à des gestes d’allongement musculaire

    Une mention particulière à la thérapie combinée (Laser – Ondes de chocs).

    Pour en savoir plus, consultez l'article ONDES DE CHOC RADIALES: TRAITEMENT DE L'EPICONDYLALGIE LATERALE DU COUDE.

    Un article complet vous sera proposé mais sachez déjà que l’utilisation de ces 2 techniques en alternance, sur la pathologies chronique, donne des résultats souvent supérieurs.

     

    CONCLUSION 

    Utiliser la thérapie laser sur les épicondylites s’avère un traitement des plus pertinents.

    Les avantages sont indéniables :

    • Action indolore
    • Traitement rapide (moins de 15 mn)
    • Des résultats très intéressants sur cette pathologie difficile

    L’association laser et l’utilisation des têtes de contact permettant une action manuelle, sera un atout indispensable pour traiter cette pathologie.

    La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un médecin.

    Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

    www.chattanoogarehab.fr

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    Auteur : Bernard BONTHOUX, Ostéopathe DO – MKDE

    Consultant Chattanooga/DJO pour le Laser

     

    Sources / Illustrations : DJO France - Bernard BONTHOUX

    Bibliographie :

    1. The effectiveness of therapeutic class IV (10 W) laser treatment for epicondylitis, Lasers Surg Med. 2013 Jul, Roberts DB, Kruse RJ, Stoll SF.
    2. Long term effects of high intensity laser therapy in lateral epicondylitis patients, Lasers Med Sci. 2016 Feb, Akkurt E, Kucuksen S, Yılmaz H, Parlak S, Sallı A, Karaca G
    3. Class 4. non-invasive laser therapy in clinical rehabilitation, Rehabil. fyz. Lék., Prouza O, Jeníček J, Procházka M.
    4. Effectiveness of high-intensity laser therapy and splinting in lateral epicondylitis; a prospective, randomized, controlled study, Lasers Med Sci. 2015 Apr, Dundar U, Turkmen U, Toktas H, Ulasli AM, Solak O.
    5. Comparison of High Intensity Laser and Epicondylitis Bandage in the Treatment of Lateral Epicondylitis, Arch Rheumatol, Salli A, Akkurt E, Izki AA, Şen Z, Yilmaz H.
    6. Short-term Efficacy Comparison of High-intensity and Low-intensity Laser Therapy in the Treatment of Lateral Epicondylitis: A Randomized Double-blind Clinical Study, Arch Rheumatol, Kaydok E, Ordahan B, Solum S, Karahan AY.

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